Cyclisme

L’appel de la gravelle

Le vélo de gravelle a le vent en poupe. Des coureurs pros s’y convertissent, les amateurs s’arrachent les montures à pneus larges et les évènements se remplissent. Même l’Union cycliste internationale s’en est mêlée en organisant une série d’épreuves et des Championnats du monde à partir de l’an prochain. Incursion sur des sentiers de plus en plus empruntés.

Repousser ses limites

« La vie, c’comme un Duster su’a gravelle », chantait Fred Fortin sur son premier album.

Vingt-cinq ans plus tard, Adam Roberge a adapté ces paroles à sa situation. Pour lui, la vie, c’est comme un vélo sur la gravelle.

Cycliste professionnel sur route, l’athlète de Prévost s’est récemment converti au vélo sur gravelle – ou vélo tout-terrain –, la grande tendance en Amérique du Nord et même en Europe.

Quand on lui demande de résumer son nouveau métier, il propose cette définition : « Le gravel bike, c’est vraiment un outil pour repousser tes limites tout en ayant une expérience dont tu vas te souvenir toute ta vie. »

Au moment de l’entrevue, à la fin du mois dernier, le cycliste de 24 ans rentrait de Cedar City, en Utah, où il avait participé à la troisième manche des Belgian Waffle Rides, une course de 206 km sur les chemins et sentiers ensablés et rocailleux longeant le désert du parc national de Zion.

Après 6 h 5 min, le Québécois a franchi la ligne d’arrivée au quatrième rang, devant son ami et partenaire d’aventure Alexis Cartier. L’Américain Peter Stetina, professionnel sur le World Tour pendant 10 ans, l’a emporté en 5 h 57 min.

En vertu de ses résultats aux deux premières épreuves en Californie (12e) et en Caroline du Nord (2e), Roberge a remporté la Tripel Crown, qui sacre le premier au classement général cumulatif. Il a reçu un chèque de 3000 $ US pour cette dernière distinction.

« Cette année, j’ai fait sept courses aux États-Unis, pas mal toutes les plus grosses, note- t-il. Ça, c’est mon plus gros résultat. Les Belgian Waffle Rides, c’est la série de courses sur gravelle la plus réputée au monde. »

Ancien vététiste, Roberge en est à sa cinquième saison sur le circuit professionnel nord-américain sur route. Il a passé les trois premières avec l’ancienne formation montréalaise Silber Pro. Depuis deux ans, il porte les couleurs de l’équipe américaine KHS Elevate, de niveau continental (troisième division de l’UCI), la même qui a permis au Montréalais James Piccoli d’atteindre le World Tour.

Gros rouleur, il a été sacré trois fois champion canadien du contre-la-montre chez les moins de 23 ans. En août, il a pris le quatrième rang chez les élites à Saint-Prosper, épreuve remportée par Hugo Houle. Les longues courses sur gravelle ont un peu émoussé sa puissance pure au contre-la-montre, a-t-il constaté.

Ce détour par les chemins de gravelle s’est un peu fait par la force des choses. Le circuit américain sur route est devenu famélique. Cette année, Roberge n’a pu disputer que la Joe Martin Stage Race, en Arkansas, où il a fini quatrième. Le reste du calendrier UCI était désespérément vide. Au Canada, le Grand Prix cycliste de Saguenay et le Tour de Beauce ont été annulés à cause de la COVID-19.

« Avec Elevate, on est encore dans le top 3 des plus grosses équipes aux États-Unis, mais ça fait deux ans que l’équipe ne peut pas se permettre de payer quiconque », indique- t-il.

Le salut

Son salut est donc venu d’un appel providentiel et inattendu du fabricant Pinarello, qu’il représente depuis cette année dans les épreuves de gravelle aux États-Unis. « Je fais plus d’argent avec un seul sponsor en vélo de gravelle qu’en vélo sur route. »

Là encore, ce n’est pas la manne.

« Je dirais qu’il y a cinq gars qui font beaucoup d’argent dans le gravel aux États-Unis en ce moment. En tout, on est peut-être 20 ou 25 qui sont capables de se nourrir avec ça. »

— Adam Roberge

N’empêche, la tendance est forte, tant pour les fabricants et les boutiques que pour les organisateurs d’évènements. Le Dirty Kansas, rebaptisé Unbound Gravel, épreuve reine de la discipline, a attiré 4000 participants cette année (la majorité des places sont attribuées par une loterie).

Ce n’est pas un hasard si l’Union cycliste internationale (UCI) s’est jointe à la parade. À partir de l’an prochain, l’organisation sanctionnera une Série mondiale Gravel, série de courses qui serviront de qualifications pour de premiers Championnats du monde où des maillots arc-en-ciel seront attribués.

« La discipline […] est une forme de cyclisme combinant des éléments de cyclisme sur route et de mountain bike, qui consiste à rouler principalement sur des routes non goudronnées (gravier, chemins forestiers, routes agricoles, pavés, etc.). »

— Définition donnée par l’UCI dans un communiqué publié le 22 septembre

L’entreprise belge Golazo sera chargée de l’organisation du calendrier qui se déploiera aux quatre coins du monde. Erwin Vervacken, ancien triple champion du monde de cyclo-cross, en sera le directeur général, comme pour la Série mondiale Gran Fondo UCI, qui fait aussi partie du volet « Vélo pour tous » de la fédération internationale.

« Parce que j’ai fait du cyclo-cross, je suis le gravel depuis des années, souligne M. Vervacken. Je sais que c’est d’abord très populaire aux États-Unis, où le sport est né, et aussi au Canada. Depuis les cinq dernières années, ce l’est aussi en Europe et en Australie, un peu partout dans le monde. »

Selon ses premiers contacts avec les organisateurs, M. Vervacken pense pouvoir tenir une douzaine d’épreuves dès l’an prochain, dont trois aux États-Unis, où devraient avoir lieu les premiers Mondiaux en octobre 2022, et deux au Canada (en Ontario et en Colombie-Britannique). Il aimerait en présenter une troisième au Québec.

« Le but est de grandir à 20, 25 ou 30 contre-preuves dans quelques années », explique le Belge, qui vise aussi l’Océanie et l’Afrique.

L’incursion de l’UCI

L’incursion de l’UCI n’est pas nécessairement bien vue dans un milieu jaloux de son indépendance, a constaté Roberge, qui était en Utah au moment de l’annonce, qui n’a pris personne par surprise.

« Le consensus est vraiment négatif. Le monde n’est pas très excité. Pour ma part, je trouve qu’il y a des enjeux intéressants et de potentielles portes d’entrée qui sont cool avec l’UCI. Il y a aussi des dangers. »

Parmi les points positifs, le coureur relève l’augmentation du calibre de la compétition et une plus grande visibilité, ce qui devrait attirer des commanditaires. La mise en place de contrôles antidopage en est un autre. À titre de coureur licencié sur route, Roberge est l’un des rares spécialistes de gravelle à subir régulièremnt des tests.

« En ce moment, j’ai une assez bonne confiance en mes compétiteurs, même si tu ne peux jamais savoir. C’est tout nouveau. Mais c’est sûr que si ça devient plus gros… »

— Adam Roberge

Et le négatif ? « C’est un peu tout le reste ! » Roberge et ses collègues craignent que le sport ne devienne que « de la route sur la gravelle ».

« La plus grande différence en ce moment, c’est le mass start. Ça fonctionne exactement comme en Ironman, c’est ouvert à tous. À ma course la semaine passée, j’ai fini en 6 heures. La majorité des gens ont fini en 10 heures, d’autres ont mis 14 heures. Sur la ligne de départ, on n’est pas 200 comme dans une course UCI [sur route]. On est de 2000 à 4000 participants. »

Sur ce point, M. Vervacken se veut rassurant ; les épreuves de sa série seront aussi inclusives qu’un marathon, avec un grand volet participatif.

À terme, craint néanmoins M Roberge, les exigences de l’UCI pourraient « casser » le modèle d’affaires de compétitions qui existent depuis des années, un peu comme sur la route.

« La gravelle, c’est vraiment inclusif. Ce ne sont pas les spectateurs qui font que la gravelle fonctionne, c’est la communauté de la gravelle. En route, les spectateurs sont là pour acheter des vélos. En gravelle, c’est la communauté qui achète les vélos, qui achète l’équipement. Les gens ne sont pas nécessairement fans de vélo, de la course. Ils sont fans de faire du vélo, de l’expérience, de la nature. »

Au fait de ces récriminations, M. Vervacken les compare à celles qui ont précédé le développement d’une Coupe du monde de vélo de montagne au début des années 1990. « Il y a certainement des gens qui n’aiment pas que l’UCI commence à faire le même style d’évènements parce qu’ils veulent être libres, sans contrôles. Ils ont le droit d’exister, eux aussi. Ce n’est pas parce que l’UCI commence quelque chose qu’ils doivent devenir une course officielle. Ils peuvent organiser ce qu’ils veulent. »

Roberge souhaite le maintien de la diversité qu’il observe dans les différentes courses. « Ce qui est le fun avec la gravelle, c’est que tu ne sais jamais dans quoi tu t’embarques ! C’est un peu le free-for-all. »

Le cycliste pense que les meilleurs compétiteurs n’auront « pas vraiment le choix » de participer aux épreuves de l’UCI pour répondre à la volonté des commanditaires. Personnellement, il ne sait pas s’il délaissera la route pour de bon. L’appel de la gravelle est fort. « Checke en arrière la poussière d’étoèles… »

Gravelle, P. Q.

Lyne Bessette a vendu son dernier vélo de route il y a trois ans. « De la route, je n’en fais plus du tout. J’ai peur des autos. Je ne fais plus confiance au monde. »

La gravelle est devenue son unique terrain de jeu sur deux roues. L’ancienne députée et cycliste professionnelle invite d’ailleurs le public sur ses propres chemins de terre dans le cadre de la 100aB7, un précurseur dans les évènements de vélo sur gravelle au Québec.

De 90 participants en 2013, la 100aB7 a attiré 800 cyclistes à sa plus récente présentation, le 27 septembre, dans la région de Lac-Brome et Sutton. Sans être une course, elle offre des segments Strava chronométrés « pour ceux qui ont le goût de s’énerver un peu ou de se donner un défi ».

L’arrivée de l’UCI dans le domaine était inévitable aux yeux de Bessette, à qui ça ne fait ni chaud ni froid. Peut-être, suppute-t-elle, que les jeunes seront-ils attirés par le côté « cool » et « extrême » de la gravelle.

« Ça peut être bon pour le sport, j’imagine, parce que de plus en plus de gens aiment le côté compétitif. Mais il faut faire attention : ce n’est pas la majorité. On le voit à mon évènement : tu as autant des coureurs que des gens qui ont peur du mot “course”. »

Les organisateurs de la Big Red Gravel Run prennent d’ailleurs soin de ne pas nommer leurs inscrits comme des « coureurs », mais plutôt comme des « participants ». Le 7 août dernier, ils étaient 450 cyclistes à serpenter le long de la rivière Rouge, dans le coin de Harrington.

Guillaume Boivin était parmi eux. Fraîchement débarqué du Tour de France et des Jeux olympiques de Tokyo, il a remporté l’épreuve de 130 km disputée en presque totalité sur des routes de terre et de gravelle. Son temps : 4 h 12 min. « C’était une bonne journée sur le vélo, avec le gaz pas mal ouvert », se souvient celui qui avait repris l’entraînement avec cette épreuve « entre chums ».

La spécialiste de cyclo-cross Maghalie Rochette s’est imposée chez les femmes en 5 h 1 min. Les deux dernières participantes sont arrivées 4 h 30 min plus tard. Elles ont chacune reçu un cadre de vélo Argon 18 pour avoir réussi leur défi.

« C’est un détail, mais l’une des deux était en running shoes », fait remarquer Alain Bovet, l’un des quatre coorganisateurs de l’évènement. « C’était probablement leur plus longue ride à vie. Elles avaient les larmes aux yeux après avoir accompli ça. Honnêtement, je pourrais en mettre ma main au feu : elles ne savent même pas qui c’est, Guillaume Boivin. »

Bovet, qui a lui-même pris part à la 100aB7, est un véritable adepte de vélo de gravelle. Il s’est aligné dans plusieurs compétitions aux États-Unis comme l’Unbound Gravel et The Mid South 100 en Oklohama, qu’il a terminée à minuit et demi sous la pluie et contre le vent.

« Ce qui est unique dans ce sport, c’est que tu n’es pas au coude-à-coude comme dans une course de route. Je ne ferais jamais une course de route, mais je vais rouler à 65 km/h en gravel sur une route de bois. »

— Alain Bovet, coorganisateur de l'évènement 100aB7

Le côté inclusif du vélo de gravelle et son esprit d’entraide lui parlent particulièrement. « On accueille tous nos participants à la ligne d’arrivée avec un câlin. On dit : “Good job, je te donne une bière et viens manger un hamburger avec nous. Après la course, reste et parle-moi de ton histoire de la journée. Je m’en fous si tu as fini 17e ou 164e.” »

Le défi peut parfois être salé. Lyne Bessette cite la Buckland sur gravelle, qui offre un parcours de 130 km avec plus de 3000 m de dénivelé positif dans la région du Massif-du-Sud. « Ça part dans une face de singe. Course ou pas, ça pète au frette tout de suite. Après, c’est de la survie ! »

Les descentes peuvent être périlleuses avec des rigoles et des « planches à laver ». « Tu ne peux pas juste tenir ton guidon. Ça y va. Il faut que tu sois pilote et que tu aies d’autres habiletés que quelqu’un qui ne fait que de la route. »

L’organisation de la Classique des Appalaches, dans la région de Victoriaville, a intégré un évènement de gravelle à son offre : le Gravel Gros Big (137 km, 75 % en terre battue).

« Ça a toujours fait partie de notre ADN », note son président et cofondateur, Alexis Pinard, pour qui l’engouement pour la discipline est notable.

« On le voit dans la demande des participants, dans l’offre événementielle et dans le segment gravelle de la vente de vélos. Les produits se sont grandement développés pour inclure du cyclotourisme en mode bike packing, où des gens partent en expédition/exploration. Ce qui compte, c’est tout le volet ambiance, la culture, la vibe. L’important n’est pas de franchir la ligne le plus vite possible, c’est de faire une sortie qui sera cool, beaucoup plus dans l’expérience que la souffrance. »

Les routes de terre multiplient les options et invitent à une découverte du territoire, même pour les gens qui habitent l’endroit. « Ce créneau offre le meilleur des deux mondes, poursuit Pinard. Tu es sur un vélo de route, pas sur un vélo de montagne. Tu fais de la distance et tu es capable de trouver du dénivelé. Et tu n’as pas les contraintes qui viennent avec des parcours de route asphaltée. »

Pressentie par Golazo pour tenir une tranche de la future Série mondiale Gravel de l’UCI, la Classique des Appalaches a préféré passer son tour pour le moment. L’organisation est déjà très occupée par la Série mondiale Gran Fondo, dont elle a obtenu la présentation des Championnats du monde en 2026.

Le sport en vrac

Un outil d’entraînement (et d’amusement)

Quand il est de passage au Québec, le cycliste professionnel Guillaume Boivin saute fréquemment sur son vélo de gravelle. Pour découvrir de nouveaux paysages dans les Cantons-de-l’Est et parfaire son coup de pédale. « J’en fais vraiment beaucoup. C’est le fun parce qu’il y a moins d’autos qui passent. Ça fait changement et c’est un peu plus challengeant techniquement. Pour le coup de pédale aussi, c’est bon pour les classiques. Tu dois distribuer ta puissance différemment. Il faut que ce soit moins sec, plus constant, pour garder la traction. C’est quand même bénéfique, surtout pour les pavés où tu ne peux pas te lever. » Boivin estime que son expérience sur la gravelle l’a « beaucoup aidé » durant Paris-Roubaix, où il a terminé neuvième le 3 octobre.

Augmentation de 40 %

Specialized aurait produit le premier vélo de gravelle en 1989. Le RockCombo était un hybride entre le vélo de route et le vélo de montagne. Le géant californien a souligné son innovation en offrant un modèle de son Diverge aux mêmes couleurs que celles du RockCombo original à deux coureurs vedettes qu’elle commandite, Alison Tetrick et Ian Boswell, en vue du fameux Unbound Gravel au Kansas. « Notre problème en ce moment, je ne le cacherai pas, c’est qu’on manque de vélos [de gravelle], note Dominique Desjardins, représentant des ventes pour Specialized Canada. C’est cinglé ! » Au pays, les ventes de Specialized ont augmenté de 40 % depuis 2019. « Si on avait davantage de stock, ça pourrait être plus, la demande est tellement forte. Beaucoup de gens qui aiment la route vont sur la gravelle. Ils se sentent plus en sécurité, c’est plus accessible. C’est le fun, ils peuvent aller sur des pistes cyclables, des sentiers un peu rocailleux. Tu as aussi l’aspect course qui fait que tu peux avoir un côté plus compétitif. »

Le développement d’accessoires destinés à la gravelle (souliers étanches, vêtements plus amples avec plus de poches, sacoches, casques aux coloris assortis, etc.) est un autre indice de la santé de ce créneau, avance Desjardins.

définir ses besoins

Pneus plus larges (jusqu’à 42 mm), empattement plus long pour le confort, « museau » plus relevé pour une position moins allongée, braquet de vélo de montagne, ajout de sacoches au guidon et au cadre : le vélo de gravelle se distingue à plusieurs égards de son cousin de la route. Avec les cadres tout carbone, il est aussi très performant.

La déferlante a frappé chez Cycles Régis, dans Outremont, où la demande est « très, très forte » aux dires du gérant Sébastien Moquin. « Cette année, ç’a été la pénurie », constate-t-il. Lui-même est un adepte, mais il juge que les clients « se créent parfois des besoins ». « Plein de gens viennent en boutique et veulent s’acheter un gravel bike, mais ils roulent sur le P’tit Train du Nord. Rendu là, ça prend un vélo de route avec des pneus juste un peu plus larges. C’est super confortable. »

L’ancien triple champion des Mardis de Lachine nuance : « Quand tu le fais en mode aventure, où tu vas te perdre très loin dans des rangs de campagne, sur des routes cahoteuses, c’est pertinent d’avoir des pneus de 40 mm avec 50 lb de pression. C’est incroyable comme c’est confortable. »

Des championnats nationaux et provinciaux ?

Sur place en Belgique quand le comité directeur de l’UCI a annoncé l’instauration d’un circuit de gravelle, le directeur général de la Fédération québécoise des sports cyclistes est curieux de connaître la réglementation qui l’accompagnera. Louis Barbeau l’anticipe « moins contraignante » que celle pour la route. « Ça s’inscrit dans une nouvelle tendance comme l’enduro en vélo de montagne, le fat bike et l’e-sport, évoque-t-il. Tu y vois beaucoup d’athlètes de route. Ça intéresse aussi des athlètes de vélo de montagne. Il faudra voir comment ce sera positionné dans le calendrier. Est-ce que tu fais une offre distincte ou complémentaire ? L’idée sera d’essayer de ne pas mettre trop d’évènements en opposition. » La tenue de premiers Championnats du monde en 2022 suppose également des championnats canadiens et provinciaux. « À partir du moment où tu as des Championnats du monde, ça donne une certaine importance, une notoriété et une crédibilité à la discipline. Il faudra voir ce qu’on veut faire. »

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