Omnium Banque Nationale

La chance sourit à Auger-Aliassime

FAA est le seul Canadien avantagé par le tirage au sort

Félix Auger-Aliassime pourra profiter d’un tableau favorable à l’Omnium Banque Nationale de Montréal, contrairement à ses compatriotes qui participent au tournoi.

Affiché comme sixième tête de série, le Québécois profite d’un laissez-passer au premier tour, comme c’est le cas pour les autres têtes de série du tableau. Là où la chance a souri à l’athlète qui aura 22 ans lundi, c’est au deuxième tour, alors qu’il affrontera un joueur issu des qualifications. Donc un joueur habituellement moins doué et qui aura déjà joué des matchs pour se qualifier.

Auger-Aliassime aura d’excellentes chances d’atteindre le carré d’as, puisque dans sa partie du tableau, si la logique est respectée, il affrontera le Britannique Cameron Norrie, neuvième tête de série. Le Québécois a gagné leurs quatre duels à ce jour. Ensuite, il pourrait tomber sur Roberto Bautista Agut. Encore une fois, FAA a une fiche gagnante contre lui, puisqu’il a gagné trois de ses quatre matchs contre l’Espagnol. Son principal rival pour atteindre la demi-finale est Casper Ruud, quatrième tête de série. Cependant, la surface dure n’est pas celle sur laquelle le Norvégien, finaliste au dernier tournoi de Roland-Garros, est le plus à l’aise, contrairement à Auger-Aliassime.

Outre Ruud, le seul joueur mieux classé que FAA dans le haut du tableau est Daniil Medvedev, première raquette mondiale. Ainsi, si la logique est respectée, les deux joueurs qui s’étaient affrontés en quarts de finale aux Internationaux d’Australie pourraient croiser le fer à nouveau, cette fois devant les partisans montréalais.

Mission difficile pour Galarneau, Pospisil et Shapovalov

Les compatriotes de Félix Auger-Aliassime n’ont pas eu autant de chance. Denis Shapovalov et Alexis Galarneau se retrouvent d’ailleurs eux aussi dans le haut du tableau.

Shapovalov aura le duel le plus compliqué. Il affrontera dès le premier tour Alex de Minaur. L’Australien, qui devance le Canadien d’un rang au classement de l’ATP, est en pleine ascension. Il a d’ailleurs remporté le tournoi d’Atlanta il y a moins d’une semaine. De son côté, Shapovalov connaît des moments plus difficiles depuis un an, peinant à retrouver son rythme d’antan.

S’il l’emporte, Shapovalov affrontera le gagnant du duel entre Grigor Dimitrov (16) et le Québécois Alexis Galarneau. À 23 ans, Galarneau a obtenu un laissez-passer pour le tableau principal et son entrée en matière ne sera pas simple. Le Lavallois vient tout juste d’atteindre la finale du tournoi Challenger de Winnipeg.

Dans la dernière portion du bas de tableau, Vasek Pospisil est aussi mal tombé : 141e au classement de l’ATP, le Canadien affrontera Tommy Paul, classé au 34rang. L’Américain a remporté leur seul affrontement.

S’il gagne, la tâche sera colossale au deuxième tour contre la jeune sensation Carlos Alcaraz, deuxième tête de série et vainqueur de quatre titres depuis le début de la saison.

Dans le bas du tableau, si la logique est respectée, Carlos Alcaraz affrontera Andrey Rublev (5) en quarts de finale, tandis que Jannik Sinner (7) et Stéfanos Tsitsipás (3) croiseront le fer.

Des matchs intéressants

Parmi les matchs à suivre, le finaliste du dernier tournoi de Wimbledon, Nick Kyrgios, sera opposé à Sebastián Báez au premier tour. S’il en sort gagnant, il aura rendez-vous avec Medvedev, et ce match pourrait faire des étincelles. Cela pourrait être la plus grosse surprise du tournoi, parce que Kyrgios a prouvé par le passé qu’il était capable de faire tomber des joueurs du calibre du Russe. L’affrontement entre la relève du tennis américain, Taylor Fritz, gagnant du tournoi d’Indian Wells au printemps, et le vétéran Andy Murray, triple gagnant au Canada, sera chaudement disputé. Idem pour le duel entre Reilly Opelka (14) et Gaël Monfils, qui sera sans doute spectaculaire.

Des absences de marque

Au cours des deux derniers jours, Novak Djokovic et Rafael Nadal, deux des plus grands champions de l’histoire, ont déclaré forfait en vue du tournoi. Le tableau est ouvert pour toutes les têtes de série et il est fort probable que le gagnant soit l’une des futures vedettes du circuit. En effet, le plus vieux des huit favoris est le champion en titre, Daniil Medvedev, qui est âgé de 26 ans.

Omnium Banque Nationale

Une surface qui divise

Carlos Alcaraz et Stéfanos Tsitsipás, respectivement deuxième et troisième têtes de série à l’Omnium Banque Nationale de Montréal, n’ont pas la même opinion de la surface du stade IGA. Les deux joueurs ont été surpris, mais pas pour les mêmes raisons, en arrivant dans la métropole.

Tsitsipás, qui connaît une fois de plus une excellente saison, est l’un des joueurs les plus polyvalents du circuit. Il a gagné des titres sur toutes les surfaces. Cette saison, il a remporté un tournoi sur gazon et un autre sur terre battue. Il est en quête de son premier titre sur dur en 2022.

Il a d’ailleurs précisé qu’il était un peu surpris de la lenteur de la surface au stade IGA, lors d’une rencontre avec les médias, à la Place Ville Marie, vendredi, à l’occasion du tirage du tableau principal.

Cependant, il ne s’agit pas d’un désavantage pour le Grec, au contraire. « Je pense que ça peut aider mon jeu de plusieurs façons. »

« C’est un peu comme une version plus rapide de la terre battue, les effets coupés mordent un peu plus. Évidemment, on a un peu moins de temps pour réagir, mais les balles peuvent quand même rebondir avec beaucoup d’effet. »

— Stéfanos Tsitsipás

En revanche, Carlos Alcaraz, jeune phénomène espagnol, trouve la surface plus rapide qu’il ne le prévoyait. À 19 ans, la deuxième tête de série connaît une saison de rêve sur le circuit de l’ATP. Il a remporté quatre titres jusqu’à maintenant. Étant donné qu’il vient d’Espagne et qu’il a grandi en jouant sur des terrains de terre battue, toutes les autres surfaces ont toujours l’air rapides.

« S’habituer à une nouvelle surface est difficile, mais je suis le genre de joueur qui peut s’y faire très rapidement. J’ai dû m’exercer sur le dur et me donner à 100 % pour arriver prêt », a-t-il expliqué.

En route vers Flushing Meadows

L’Omnium Banque Nationale est considéré par beaucoup de joueurs comme le tournoi le plus important en vue des Internationaux des États-Unis, dernier tournoi majeur de la saison. Gagner ici est donc d’une importance capitale et la préparation montréalaise vaut de l’or pour la plupart des joueurs.

« Tous les tournois sont importants, mais c’est sûr que c’est différent lorsqu’un tournoi du Grand Chelem approche. »

— Carlos Alcaraz

« Je veux être en bonne disposition pour mes matchs afin de prendre plus de confiance », a souligné Alcaraz, qui s’était incliné en quarts de finale devant Félix Auger-Aliassime, l’an dernier à New York.

Tsitsipás pense aussi à ce que pourrait représenter une victoire à Montréal pour son classement et le reste de sa saison. « Tout le monde veut bien faire à Montréal. Ça représente beaucoup de points et tous les joueurs veulent profiter de cette occasion. Je veux faire des points pour avoir un bon classement à la fin de l’année. »

Il a aussi avancé que ses points acquis sur le sol québécois pourraient lui permettre de faire l’impasse sur certains tournois en fin de saison.

Après avoir profité de ses vacances, le Grec est prêt à frapper un grand coup pendant cette séquence nord-américaine. Il dit se sentir en pleine possession de ses moyens et le jeune homme de 23 ans est impatient d’être envoyé dans la mêlée : « Je suis excité de rejouer du bon tennis et de jouer au maximum de mes capacités. Cette séquence est spéciale. Il faut se concentrer sur chaque tournoi. »

Les deux joueurs pourraient s’affronter en demi-finale plus tard au cours du tournoi.

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