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Courrier

Réactions à l’éditorial de Paul Journet, « L’arrêt Montréal », publié hier

Responsabilités des automobilistes

L’arrêt Idaho doit être la nouvelle norme et l’emportiérage représente un grand danger pour les cyclistes. Ce qui demeure le plus important, toutefois, est la distance minimale en cas de dépassement. Il faut faire comprendre aux automobilistes qu’ils ont le droit de dépasser la ligne médiane lorsqu’ils croisent un cycliste. Ils doivent aussi savoir que, lorsqu’une autre voiture arrive en sens inverse, ils peuvent ralentir jusqu’à ce qu’elle soit passée pour pouvoir doubler le cycliste en empiétant sur l’autre voie.

Mais il faudrait aussi interdire à un automobiliste de dépasser une autre voiture quand un cycliste circule en direction inverse, soit sur la voie que désire emprunter l’automobiliste pour dépasser. À quelques reprises, j’ai dû moi-même me rabattre sur l’accotement, en catastrophe et au risque de tomber, afin d’éviter une collision avec une voiture roulant en sens inverse sur ma voie de circulation.

— Robert Landry, Saint-Lazare

Responsabilités des cyclistes

Quand y aura-t-il un code pour faciliter la cohabitation entre vélos et piétons ? N’ayant pas de voiture, je suis entièrement pour le transport en commun, la marche et le vélo, mais j’en ai marre de risquer de me faire frapper par des cyclistes qui longent la piste cyclable en empruntant plutôt le trottoir, ou qui me forcent à arrêter en pleine rue alors qu’un signal m’indique que je peux traverser. Comme ils ne respectent pas les arrêts obligatoires, on leur confirme maintenant qu’ils n’auront plus à le faire. Je doute que cela les incite à respecter les piétons ! J’ai peine à comprendre pourquoi des cyclistes se plaignent de ne pas être respectés par les automobilistes alors qu’ils font preuve du même manque de civisme envers les piétons.

— Hélène Filion, Montréal

Prudence, cyclistes !

Il ne m’est jamais arrivé « d’emportiérer » un cycliste, mais cela aurait pu m’arriver, malgré toutes les précautions prises avant et pendant que j’ouvre ma portière. Dans ma rue à sens unique, les cyclistes roulent des deux côtés et dans les deux sens. Vous avez beau essayer de tout vérifier, il y en a toujours un qui surgit de nulle part. À qui la faute ? Je ne vois pas comment on peut punir un accident.

— Jean-François Hardy, Montréal

Réactions au texte de Jean Leclair, « Où est le scandale ? », publié hier

Voilà le scandale

Selon ce que je comprends du tollé, les gens bien intégrés à notre culture veulent que nos valeurs sociales, comme la laïcité, soient respectées dans tous les gestes de nature civile. La nuance démocratique n’est peut-être pas bien comprise par tous, j’en conviens. Mais le geste symbolique de porter serment à visage couvert est contradictoire et offensant. Il y a apparence d’imposture et c’est à cela que les gens réagissent.

Porter serment avec le niqab, c’est dire le contraire de ce que l’on fait. C’est ce qui choque le plus, je crois.

— Hélène Massé

La place des femmes

Parce que les femmes qui portent le niqab seraient une infime minorité au Canada,

on ne devrait pas en faire un tel plat, mais plutôt en profiter pour inclure le niqab

dans le débat entourant la situation des femmes en général. Et s’opposer au port

du niqab lors d’une cérémonie d’assermentation, est-ce prendre une position

qui va à l’encontre de la place de la femme dans notre société ou n’est-ce pas tout

à fait le contraire ?

— Donal Archambault

La panique justifie les moyens

Même si le port du niqab est rare au Canada, pour le Bloc québécois le vase déborde. Dans une publicité de fort mauvais goût attaquant le NPD, le niqab est une métamorphose d’une goutte de pétrole sale, fuyant d’un dangereux pipeline. Pour la survie du Bloc, tous les moyens justifient la fin. C’est très révélateur du degré de panique d’un parti et de l’étroitesse d’esprit des « vieilles souches » souverainistes.

— Carol Patch-Neveu, Montréal

Grève à l’université

Encore ce trimestre, en payant mes cours à l’université, je finance l’association qui m’empêche de suivre mes cours. Démocratique, le processus ? Pas du tout. La majorité des étudiants sont pris en otage et en ont assez. Si l’on peut vouloir contester des politiques gouvernementales, pourquoi faut-il que ce soit nécessairement au détriment de l’éducation, l’enfant pauvre de notre système, si j’en crois les prétentions soulevées ? Tous ces cours annulés démotivent les étudiants. Que l’on trouve d’autres forums sur la scène économique.

— Carole Chef, Montréal

Maman version 2015

Elle court pour trouver une garderie sans vraiment comprendre combien celle-ci va lui coûter. Elle appuie le professeur de son enfant, mais espère aussi ne pas avoir à payer trop pour des frais de garde en milieu scolaire. Elle court encore pour avoir accès aux soins de santé et pour les services que son enfant devrait avoir.

Bientôt, la maman version 2015 exercera son rôle de citoyenne et ira voter. Elle n’aura pas eu le temps de comprendre les enjeux politiques qui la concernent, car elle court pour ses enfants et seulement pour eux.

À vous les politiciens, la maman version 2015 n’a pas le temps de s’arrêter pour comprendre vos belles promesses, car vous la faites courir avec vos changements de lois et de régimes.

Mais courir, c’est censé être bon pour la santé !

— Hélène Richard, maman de deux enfants

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