COVID-19

495 000

Nombre de morts causées par la pandémie de COVID-19 dans le monde pour près de 10 millions de cas avérés, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles samedi en début de soirée. Les États-Unis sont le pays le plus touché, avec 125 255 décès pour 2 492 246 cas. Suivent le Brésil avec 55 961 morts pour 1 274 974 cas, le Royaume-Uni avec 43 514 morts (310 250 cas), l’Italie avec 34 716 morts (240 136 cas), et la France avec 29 778 morts (199 343 cas).

Attaque au couteau au Royaume-Uni

Le suspect inculpé pour meurtres et tentatives de meurtre

La police antiterroriste britannique a annoncé samedi l’inculpation pour meurtres et tentatives de meurtre du suspect arrêté après l’attaque au couteau qui a fait trois morts à Reading, à l’ouest de Londres, le 20 juin. Ce réfugié libyen de 25 ans, décrit par sa famille comme souffrant de problèmes mentaux à la suite de la guerre en Libye, a été arrêté quelques minutes après avoir commencé à attaquer des groupes rassemblés dans un parc de cette ville de 200 000 habitants. Khairi Saadallah doit être présenté le 29 juin devant un tribunal londonien. L’attaque de Reading a fait trois morts, dont un Américain, et trois blessés, qui sont tous sortis de l’hôpital depuis. La police considère l’attaque comme « de nature terroriste », mais estime que le suspect a agi seul et ne recherche personne d’autre.

— Agence France-Presse

covid-19

Le Brésil investit dans le vaccin expérimental de l’université d’Oxford

Le Brésil a annoncé samedi être parvenu à un accord pour produire jusqu’à 100 millions de doses d’un éventuel vaccin contre le coronavirus que s’efforce de mettre au point l’université britannique d’Oxford. Ce vaccin expérimental, sur lequel l’université travaille avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca, est un des plus prometteurs parmi les dizaines de vaccins en cours d’élaboration dans le monde. Aux termes de l’accord, d’un montant de 127 millions de dollars, l’institut de santé publique du gouvernement brésilien, la Fondation Oswaldo Cruz (Fiocruz), va acquérir la technologie et les équipements nécessaires pour produire le vaccin, qui est testé au Royaume-Uni et en Afrique du Sud ainsi qu’au Brésil même. Selon le secrétaire général du ministère brésilien de la Santé, Elcio Franco, cet accord donnera au Brésil un avantage déterminant si le vaccin se révèle efficace et sûr. « Ce transfert de technologie nous donnera une autonomie de production », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse. « Le Brésil essaie d’éviter de se trouver dans une situation telle que celle du début de la pandémie, où la forte demande nous a empêchés d’accéder à certains équipements et médicaments. Et nous évitons ainsi de devoir payer les marges bénéficiaires exorbitantes qui s’appliquent pendant une pandémie », a-t-il ajouté.

— Agence France-Presse

Irlande

Le centriste Micheál Martin devient premier ministre

Le dirigeant du parti de centre droit Fianna Fáil, Micheál Martin, est devenu samedi le nouveau premier ministre de l’Irlande, prenant la tête d’un gouvernement de coalition dans lequel son parti cohabite avec la formation centriste rivale Fine Gael et les Verts. C’est la première fois que les deux partis centristes, ennemis jurés depuis la guerre civile de 1922, s’allient pour gouverner. Micheál Martin, 59 ans, a été élu par les députés qui s’étaient réunis exceptionnellement dans un centre de congrès de Dublin afin d’avoir assez de place pour respecter les mesures de distanciation sociale contre le nouveau coronavirus. Il a obtenu 93 voix en sa faveur (63 contre et trois abstentions). Il s’est ensuite rendu à áras an Uachtaráin, la résidence du président irlandais, Michael D. Higgins, qui l’a officiellement nommé premier ministre. Il succède à Leo Varadkar, dirigeant du Fine Gael. Les Irlandais s’étaient rendus aux urnes en février, mais aucun parti n’avait obtenu une majorité suffisante pour pouvoir gouverner seul. À l’issue de plusieurs mois de négociations en pleine pandémie, le Fianna Fáil, le Fine Gael et les Verts s’étaient entendus pour constituer un gouvernement sans les nationalistes du Sinn Féin, pourtant arrivés en tête. Les membres des trois formations ont donné vendredi leur feu vert à cet accord.

— Agence France-Presse

Portugal

Manifestation inédite d’un parti populiste

Près d’un millier de personnes ont manifesté, samedi, à Lisbonne, à l’appel d’un parti populiste désirant dénoncer les accusations de racisme au Portugal portées dans le cadre du mouvement antiraciste déclenché par la mort de George Floyd aux États-Unis. « Portugal, Portugal, Portugal… », ont scandé ces manifestants sur la principale artère de la capitale derrière une banderole clamant « Le Portugal n’est pas raciste », mot d’ordre de ce rassemblement. Entourée de strictes mesures de sécurité, cette manifestation avait été convoquée par le parti antisystème Chega (« Assez ») et se voulait une réponse aux militants de gauche ayant dénoncé le racisme et les violences policières au Portugal dans la foulée du mouvement déclenché par la mort de George Floyd, un homme noir asphyxié par un policier blanc à Minneapolis. « Nous voulons combattre l’idée selon laquelle les Portugais sont racistes et les forces de police sont des criminels », a expliqué André Ventura, chef de ce parti entré au Parlement l’an dernier, qui appelait à descendre dans la rue pour la première fois. Vendredi, un collectif d’associations antiracistes avait appelé à manifester contre Chega avant d’annuler à la dernière minute, en raison de l’évolution de l’épidémie dans la région de Lisbonne, qui connaît une hausse des cas de COVID-19.

— Agence France-Presse

Réouverture des frontières

L’Union européenne reporte sa décision

Les Européens ne parviennent toujours pas à s’accorder sur une liste de pays que leur niveau de contamination à la COVID-19 permettrait de considérer comme « sûrs », permettant à leurs résidants de venir en Europe en juillet, a-t-on appris samedi de sources diplomatiques à Bruxelles.

Vendredi soir, les ambassadeurs des pays de l’Union européenne (UE) et de l’espace Schengen avaient proposé une liste d’une quinzaine d’États, qui exclut les États-Unis où la situation semble hors de contrôle, et qui inclut la Chine sous condition.

La présidence croate de l’UE avait donné aux États membres jusqu’à samedi soir pour se prononcer lors d’un vote, mais certains ont réclamé plus de temps.

« Les consultations continuent, et vont se prolonger jusqu’à lundi », a indiqué à l’AFP une source diplomatique européenne.

« Il est difficile de prédire une issue, mais la présidence espère pouvoir passer au vote lundi », a précisé cette source.

La liste proposée contient quatorze pays (Algérie, Australie, Canada, Géorgie, Japon, Monténégro, Maroc, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Corée du Sud, Thaïlande, Tunisie, Uruguay) auxquels s’ajoute la Chine, sous condition de réciprocité, c’est-à-dire à condition qu’elle accueille sur son sol les voyageurs venant de l’UE, selon une source diplomatique. Sont aussi admis les voyageurs d’Andorre, de Monaco, du Vatican et de Saint-Marin.

La liste ne comprend donc pas les États-Unis, pays le plus touché par la pandémie de coronavirus avec 125 255 décès pour 2 492 246 cas enregistrés samedi soir, pas plus que le Brésil ou la Russie.

Elle devrait être révisée toutes les deux semaines.

Si le contrôle des frontières reste une compétence de chaque État, l’UE s’efforce de se coordonner le plus possible sur la question des voyageurs à autoriser sur son sol, en raison de la libre circulation qui reprend dans l’espace Schengen, avec la levée des restrictions décidées pour lutter contre le coronavirus.

Les voyages non essentiels vers l’UE sont interdits depuis la mi-mars. Cette mesure doit être levée progressivement à partir du 1er juillet, en privilégiant les visiteurs venus de pays dont la situation épidémiologique est semblable à celle de l’UE, où la pandémie a reflué, voire meilleure.

Certains pays touristiques se montrent désireux de rouvrir sans tarder. La Grèce a pour sa part commencé dès le 15 juin à rouvrir ses aéroports à plusieurs pays hors UE, dont la Chine, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud.

La proposition européenne fixe plusieurs critères épidémiologiques pour qu’un pays soit sur la liste des admis, notamment un taux de nouveaux cas de COVID-19 proche ou en dessous de 16 pour 100 000 habitants (moyenne dans l’UE) sur les 14 derniers jours. Mais également une tendance à la stabilité ou à la baisse des nouveaux cas, ainsi que les mesures mises en place par un pays pour lutter contre la pandémie, dont la pratique de tests.

Plusieurs États membres ont toutefois jugé « problématique » la fiabilité des données épidémiologiques fournies par des pays tiers, notamment la Chine.

— Agence France-Presse

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