Recul des bénéfices de Molson Coors

Molson Coors a vu ses bénéfices chuter au deuxième trimestre, au moment où l’entreprise a généré une croissance de ses ventes nettes en devises constantes pour un cinquième trimestre consécutif pour la première fois en plus d’une décennie. La société établie au Colorado et à Montréal affirme avoir gagné 47,3 millions US, ou 0,22 $ US par action, comparativement à 388,6 $ US, ou 1,79 $ US par action, un an plus tôt. Le bénéfice net s’est établi à 260,1 millions US, ou 1,19 $ US par action, comparativement à 343,8 millions US, ou 1,58 $ US par action, en 2021. Les revenus se sont élevés à 2,92 milliards US, une légère baisse par rapport aux 2,94 milliards US un an plus tôt. Les ventes nettes dans les Amériques ont diminué de 2,3 %, les volumes de la marque ayant baissé de 2,2 % en raison d’une performance plus faible de l’industrie et des répercussions d’une grève au Québec.

— La Presse Canadienne

Air Canada garde le cap malgré les craintes d’une récession

Air Canada ne voit pas de signaux d’alarme qui indiqueraient que les craintes d’une potentielle récession, l’augmentation du coût de la vie ou les cafouillages dans les aéroports ont réduit l’appétit des voyageurs.

La direction de la société a fait ce constat lors du dévoilement de ses résultats du deuxième trimestre, mardi. Le transporteur aérien, établi à Montréal, a d’ailleurs enregistré une diminution de sa perte nette grâce au rebond de la demande.

« La demande était vigoureuse en juin et ça s’est poursuivi au cours du troisième trimestre », a indiqué la chef des affaires commerciales, Lucie Guillemette, lors d’une conférence téléphonique avec les analystes financiers. « En ce moment, nous ne voyons pas d’effet lié aux prévisions d’un possible ralentissement économique. »

Signe de la vigueur de la demande anticipée, le passif pour les billets vendus en avance, soit les billets vendus en prévision d’un voyage qui n’a pas encore eu lieu, a dépassé les seuils d’avant la pandémie. À 4,6 milliards au 30 juin, le montant de ce passif est 24 % plus élevé qu’au deuxième trimestre de 2019 (avant la pandémie).

« Ça laisse entrevoir un fort achalandage cet été et potentiellement cet hiver », estime l’analyste Konark Gupta, de Banque Scotia.

Mme Guillemette a souligné que le rythme de la reprise s’était accéléré au cours du mois de juin. Elle a indiqué que les revenus ont augmenté de 15 % du mois d’avril à mai, tandis qu’ils ont progressé de 25 % à 30 % de mai à juin.

La reprise se déroule à grande vitesse, mais des préoccupations demeurent quant au prix élevé du carburant, estime Matthew Lee, analyste de Canaccord Genuity. Il note que l’écart entre le cours du baril de pétrole et le carburant pour avion se creuse. Tandis que les prix du carburant étaient environ 40 % plus élevés en 2019, l’écart atteint maintenant près de 100 %.

Air Canada a optimisé son approvisionnement, mais l’analyste croit tout de même que les coûts liés au carburant augmenteront en raison de cet écart. « Nous prévoyons un écart de 50 %, plutôt que 30 % dans nos précédentes prévisions. »

L’analyste ajoute que la reprise se fait attendre en Asie en raison des restrictions sanitaires plus sévères, particulièrement en Chine.

« Comme l’Asie-Pacifique a historiquement représenté 20 % de la capacité, nous croyons qu’une amélioration dans la région est nécessaire pour que la reprise soit soutenable », commente-t-il.

Des excuses pour des problèmes « temporaires »

La rapidité de la reprise du transport aérien a toutefois pris de court l’industrie aérienne mondiale tandis que les voyageurs ont été aux prises avec de longues files d’attente, des délais et même des annulations.

La situation a toutefois été particulièrement difficile au Canada, souligne le président et chef de la direction, Michael Rousseau. « Nous sommes passés d’une quasi-fermeture du trafic aérien, qui a duré deux ans, à un retour de la capacité à près de 80 % des seuils de 2019 en seulement quelques mois. »

Au cours de la conférence téléphonique, la direction s’est excusée pour les inconvénients vécus par les voyageurs et les employés. Air Canada croit qu’il s’agit d’une situation temporaire.

« Nous n’avons jamais vu la demande augmenter aussi fortement sur une si courte période. »

— Craig Landry, chef des opérations d’Air Canada

La situation s’est améliorée en ce qui a trait aux annulations de vols, selon une compilation de la firme de données aéronautiques Cirium. Air Canada a annulé 7,36 % de ses vols intérieurs entre le 1er juillet et le 15 juillet. Cette proportion a atteint 10,45 % à l’aéroport Montréal-Trudeau et 8,67 % à l’aéroport Pearson à Toronto.

Le nombre de vols intérieurs annulés a diminué à 4,17 % pour la période du 15 juillet au 1er août au pays, avec une amélioration à Montréal (4,76 %) et à Toronto (5,77 %). À titre de comparaison, le transporteur avait annulé 3,33 % de ses vols intérieurs en 2019, avant la pandémie.

Pour donner une idée de l’ampleur du rebond, M. Landry a souligné que l’entreprise avait effectué 20 603 vols et transporté 1,2 million de clients au deuxième trimestre de l’année précédente. Un an plus tard, Air Canada a fait 84 643 vols pour 9,1 millions de passagers. « C’est une multiplication par quatre du nombre de vols et cela représente presque huit fois plus de passagers. »

Les résultats

Pour le deuxième trimestre, Air Canada a dévoilé une perte nette de 386 millions, comparativement à une perte nette de 1,165 milliard pour la même période l’an dernier. La perte nette diluée par action atteint 1,60 $, comparativement à une perte de 3,31 $ à la même période l’an dernier.

Les revenus, pour leur part, se sont multipliés par cinq pour s’établir à 3,98 milliards.

Avant la publication des résultats, les analystes anticipaient une perte nette de 83 cents par action, selon la firme de données Refinitiv.

L’action d’Air Canada gagnait 14 cents, ou 0,81 %, à 17,53 $ à la fermeture de la séance à la Bourse de Toronto.

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