Jared Davidson
veut profiter pleinement de sa dernière saison dans la WHL

Chaque présence avec les Thunderbirds de Seattle est une occasion pour Jared Davidson d’amasser des souvenirs, alors qu’il dispute une cinquième et dernière saison dans la Ligue de hockey de l’Ouest (WHL).

Après tout, la Cité émeraude est devenue la deuxième maison de l’espoir des Canadiens.

Le centre de 20 ans originaire d’Edmonton a passé l’ensemble de sa carrière junior dans le nord-ouest de la côte du Pacifique. Invité en tant que joueur autonome au camp d’entraînement de Seattle en 2018, il s’est ensuite entendu avec le directeur général Bil La Forge.

Et le reste appartient à l’histoire…

« Je suis ici depuis que j’ai 16 ans. Je considère Seattle comme ma deuxième maison. Quitter la maison si jeune a été difficile, mais vivre avec ma famille de pension et mes coéquipiers a rendu la chose plus facile. Être entouré d’un bon groupe de gars a changé qui j’étais comme personne et m’a mis sur le droit chemin. Venir jouer ici est l’une des meilleures choses qui me soient arrivées », explique Davidson, un choix de cinquième tour (130e au total) de Montréal en juillet dernier.

« Grandir dans la ville et voir comment tout fonctionne dans un pays différent a définitivement aussi été une grande expérience d’apprentissage pour moi. Seattle est une grande partie de qui je suis aujourd’hui. »

— Jared Davidson

En rétrospective, toutefois, les choses n’ont pas nécessairement toujours bien cliqué sur la glace.

Davidson a eu de la difficulté à inscrire des points lors de ses deux premières saisons dans la WHL, après avoir fait la transition depuis le Midget AAA. Il a obtenu quatre points en 48 matchs lors de sa première année, en 2018-2019, et 16 points en 59 matchs en 2019-2020, avant que la pandémie de la COVID-19 ne force l’annulation du reste de la campagne.

C’est là qu’il a tiré le meilleur parti d’une mauvaise situation, pour ainsi dire, avec l’aide de plusieurs professionnels en Alberta, dont Kevin Masters, entraîneur en conditionnement physique, Stephen Zipp, entraîneur d’habiletés, et Jaci Freeman, spécialiste en performance cognitive et visuelle.

« Je crois que le tournant pour moi est arrivé lors de cette année de COVID-19, quand on a eu une longue saison morte. Je suis retourné à Edmonton pendant 10 mois environ et je me suis vraiment concentré sur les habiletés que je devais améliorer, soit lire le jeu un peu mieux, grandement améliorer mon jeu mental et arriver avec beaucoup plus de confiance », partage Davidson, adjoint au capitaine de son équipe. « J’ai travaillé fort tout ce temps. Il n’y a pas vraiment eu de pauses, parce que je m’attendais à ce qu’on retourne au jeu, mais c’était toujours repoussé, alors j’étais tout le temps sur la glace et j’avais beaucoup de temps libre pour travailler sur des aspects personnels. La pandémie a beau avoir été désagréable, elle m’a tout de même vraiment aidé, au final. »

Sa production s’est améliorée à 19 points en 23 matchs lors de la saison 2020-2021, qui a cette fois été limitée à 24 rencontres.

La table était alors mise pour son explosion offensive de l’an dernier, qui a visiblement capté l’attention du directeur général et des autres recruteurs des Canadiens en vue du Repêchage de la LNH.

Davidson a été le huitième marqueur de la ligue en saison et s’est hissé au sommet du classement de son club grâce à une production de 42 buts et 89 points, avant d’aider les Thunderbirds à atteindre la finale de la WHL avec 13 buts et 29 points en séries éliminatoires.

Seul l’espoir des Stars de Dallas Logan Stankoven a obtenu plus de points que lui en séries.

Le fait qu’il n’ait finalement pas remporté la coupe Ed-Chynoweth est toutefois une autre source de motivation qui l’aide travailler encore plus fort cette année, surtout sachant que son passage dans l’état de Washington tire à sa fin.

« Se rendre en finale contre Edmonton et perdre nous a mis un peu de pression sur les épaules en tant qu’équipe. On est déterminés à l’atteindre à nouveau et on essaie de devenir meilleurs chaque jour, et on espère terminer sur une note plus positive cette fois », souligne Davidson, qui a affronté le défenseur Kaiden Guhle pour les grands honneurs de la WHL en juin dernier.

« J’espère qu’on pourra se rendre jusqu’au bout et gagner. Ce serait un rêve devenu réalité. »

— Jared Davidson

Produisant à un rythme de plus d’un point par match, Davidson est sans aucun doute une pièce importante du casse-tête pour la troupe de l’entraîneur-chef Matt O’Dette dans l’espoir d’atteindre le championnat.

Son but inscrit lors du match des toutous au ShoWare Center le 3 décembre dernier est l’un de ses favoris.

« C’était cool de recevoir cette reconnaissance, surtout avec tous les toutous qui ont été lancés sur la glace. Le soutien de nos partisans est incroyable. On amène leur énergie avec nous sur la glace. Je m’imprègne de tout ça, en ce moment, de chaque match qu’on joue à la maison. C’est spécial de jouer ici à Seattle et d’avoir ce soutien », exprime Davidson. « Ça va me manquer. Ç’a été cinq belles années ici. Je me suis définitivement fait des amis pour la vie. »

Parmi ceux-ci se trouvent les quatre membres de sa famille de pension, Chris et Gina Williams, ainsi que leurs fils, Jacksen et Evan.

Il leur sera toujours reconnaissant pour leur gentillesse et leur soutien.

« Je suis avec cette famille depuis quatre ans. Je suis le premier joueur qu’ils accueillent. J’ai vu leurs enfants grandir. Je les considère comme ma deuxième famille. Ils s’occupent vraiment bien de moi, comme l’un de leurs enfants, alors j’adore ça. Il n’y a pas assez de bons mots pour les décrire. Ils viennent à pratiquement tous les matchs à domicile, alors ils m’ont vu évoluer en tant que joueur, aussi », loue Davidson, qui cite la pêche au saumon en haute mer avec la famille Williams comme activité préférée. « Ma mère et ma mère de pension sont en fait meilleures amies. Elles se parlent toujours au téléphone et se textent. Elles sont même allées en vacances ensemble l’été passé. »

Davidson ne quittera pas immédiatement le domicile des Williams, bien entendu, puisqu’il reste encore une grande portion de la saison à disputer.

Et le principal intéressé espère qu’elle durera aussi longtemps que possible.

Que va-t-il retenir de son séjour avec les Thunderbirds lorsque celui-ci se terminera en 2023?

« Être à l’aréna à longueur de journée et être avec les gars. Toute le monde dit avoir vécu les meilleurs moments de sa vie dans le hockey junior, alors je profite de chaque jour avec l’équipe et du temps passé tous ensemble, dit Davidson. Passer chaque jour avec mes coéquipiers est vraiment spécial à mes yeux, présentement. »

Un texte de Matt Cudzinowski, traduit par Anne-Charlotte Pellerin, collaborateurs du magazine des Canadiens

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