Rencontre

Pour le plaisir du jeu !

Pour Ron Fournier, un terrain de golf est d’abord et avant tout un terrain de jeu. Voilà ce qui pourrait résumer au mieux la pensée de l’ex-animateur de radio par rapport à son sport favori. Quoi qu’il faille admettre que le verbe résumer n’est pas de circonstance lorsque vous avez mille et une histoires à raconter, toutes plus excellentes les unes que les autres. On discute golf avec Ron… pour le plaisir !

Ron Fournier est un amant du sport à la petite balle blanche depuis plus de 45 ans. Lorsque le printemps se pointe à l’horizon, le goût de fouler les allées se fait sentir.

Retraité depuis maintenant deux ans, le golfeur gaucher adore la combinaison soleil, sable et parcours de golf. C’est pourquoi il aime voyager et visiter différentes destinations, tant aux États-Unis que dans d’autres pays exotiques du globe. D’ailleurs, quelques voyages ont été à son horaire l’hiver dernier depuis que, heureusement, la situation sanitaire le permet davantage.

« Scottsdale est mon endroit préféré ! J’ai découvert la place alors que j’arbitrais dans la Ligue nationale de hockey. Pour moi, c’est comme Saint-Sauveur dans les Laurentides. C’est LA place ! » a-t-il lancé à titre de comparaison.

Ron a eu le privilège de jouer au golf à plusieurs endroits et a visité des clubs de golf extravagants. « J’ai joué le parcours de Pebble Beach en 1970 pour 52 $ ! À la fin de la partie, j’avais donné 10 $ de pourboire au cadet qui était avec nous. Aujourd’hui, une partie c’est plus de 600 dollars américains », raconte-t-il avec une touche de gratitude.

Pour ce qui est de sa liste de souhaits, l’Irlande et l’Écosse s’y retrouvent. Si vous êtes passionnés de golf, nul besoin d’explication.

Cependant, il affirme sans équivoque que nous sommes choyés au Québec en matière de parcours. Membre au Club de golf Balmoral, il a l’opportunité de pouvoir se promener partout en province. Conscient de sa notoriété qui lui permet d’avoir accès à plusieurs parcours exclusifs, Ron mentionne toutefois qu’il ne demande pas la gratuité, il se fait un point d’honneur de payer son droit de jeu.

Pour ce qui est de la carte de pointage, ce n’est pas important. « Que tu joues 105, 78 ou 63, je m’en fous ! Avec moi, il faut que tu sois prêt à avoir du fun ! »

Pourquoi 14 ?

Si vous demandez à Ron, quel est son handicap ? Il vous répondra 14, et ce même s’il n’a jamais inscrit une seule partie dans le système officiel de handicap. On peut comprendre, car il adore jouer sous différentes formules de jeu. Toutefois, le chiffre 14 était d’abord et avant tout son numéro de chandail d’arbitre. C’est également la différence d’âge avec sa conjointe, Chantal.

De fil en aiguille, Ron réalise durant cette entrevue sa grande relation avec le chiffre 14 qui se reflète étonamment dans plusieurs aspects de sa vie. Puis, un brin de folie… « Tu sais, j’aurais aimé avoir 14 enfants ! Vivre sur une ferme de 140 âcres avec 14 chevaux et un bétail de 140 vaches », énumère-t-il à la blague.

Doit-on rappeler que l’on a droit à 14 bâtons dans notre sac ?

Trêve de plaisanteries, Ron a le désir d’améliorer son golf pour la prochaine saison, même s’il n’est pas un habitué des terrains d’exercice. « Si j’ai frappé 100 balles l’année dernière, c’est beau ! Mais pour cette saison, je me fais une promesse, un peu comme une résolution que les gens font en début d’année. Je veux pratiquer plus, parce que je veux être un peu plus à l’aise quand vient le temps de frapper un coup de fer 7 et qu’il y a des gens autour qui regardent. Je me sens parfaitement à l’aise quand je suis sur un lac et que je lance ma ligne à pêche. Pourquoi ça ne pourrait pas être la même chose avec mon fer 7 ? »

Ron et ses amis !

Le golf est également l’activité parfaite pour redonner à ceux qui en ont besoin et il y a une période qui a été troublante et difficile pour Ron Fournier, lui qui a combattu deux cancers depuis 2017. Il n’hésite pas une fraction de seconde pour nous dire toute la reconnaissance qu'il a pour les docteurs Matteau, Bissada, Kostopoulos et Wakil. Grâce à leur vigilance, sa vie a été prolongée.

Ron a donc été plus qu’honoré lorsque les gens de la Fondation Hôpital Charles-LeMoyne lui ont demandé de bien vouloir être le président d’honneur en vue de l’édition 2022 de la Classique de golf Serge Lemieux, qui en sera à son 10e anniversaire. « Qu’ils aient pensé à moi, ça fait chaud au cœur… c’est difficile de dire non ! Je suis très heureux de pouvoir m’impliquer cette année ».

« D'ailleurs, j'ai profité de l'occasion pour inviter 24 de mes amis célébrités afin qu'ils accompagnent les groupes de participants lors de l'événement qui aura lieu le 6 juin prochain au prestigieux Club de golf Pinegrove situé sur la Rive-Sud de Montréal. »

Il a peut-être l’habitude d’organiser des ligues sportives depuis plus de 50 ans, autant au baseball plus jeune, qu’au golf maintenant, mais cette fois, le temps d’une édition, ce sera différent. La cause est bien plus personnelle !

Ron Fournier, en bref

Âge : 72 ans

Ville natale : Montréal

Joue au golf depuis plus de 45 ans

Dextérité : Gaucher

Membre au Club de golf Balmoral

Handicap : 14 !

Maintenant à la retraite, il joue en moyenne trois fois par semaine.

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