Allemagne

1,1 million

Nombre de doses de vaccin contre la COVID-19 administrées mercredi en Allemagne. Il s’agit d’un record national pour ce pays, qui est ainsi devenu le premier en Europe à dépasser le million d’injections en 24 heures. Dans le monde, seuls la Chine, les États-Unis et l’Inde ont déjà fait mieux sur 24 heures. Ces trois pays réalisent plusieurs millions d’injections chaque jour. (AFP)

Brésil

Plus de 400 000 morts de la COVID-19, la vaccination stagne

Le seuil des 400 000 morts du coronavirus a été franchi jeudi au Brésil, où la vaccination n’a toujours pas décollé et une commission parlementaire enquête sur la responsabilité du gouvernement Bolsonaro dans cette hécatombe. Selon les chiffres du ministère de la Santé, sous-évalués pour beaucoup d’experts, le Brésil a enregistré au total 401 186 morts, dont 3001 décès et près de 70 000 nouveaux cas de contamination au cours des dernières 24 heures. Ce mois d’avril, avec celui de mars, aura été le plus meurtrier en 14 mois de pandémie dans ce pays de 212 millions d’habitants, le plus endeuillé derrière les États-Unis. Même si les courbes commencent à se stabiliser sur un plateau élévé, le taux de mortalité est le plus important des Amériques et de l’hémisphère Sud, à 189 pour 100 000, dépassant celui du Royaume-Uni (188). Le nombre de décès a augmenté de façon exponentielle depuis le début de l’année : il a fallu plus de cinq mois pour passer de 100 000 à 200 000 morts, le 7 janvier, mais ensuite seulement 77 jours pour atteindre les 300 000 (24 mars) et 37 pour les 400 000. « Il y a eu un fort impact du variant P1 », explique à l’AFP Ethel Maciel, épidémiologiste de l’Université d’Espirito Santo. Plus contagieux et soupçonné d’être plus grave, il a d’abord sévi en Amazonie avant de se répandre dans tout le pays.

— Agence France-Presse

Afghanistan

Le retrait de l’OTAN se met en branle

Après 20 ans de présence en Afghanistan – pays toujours en proie aux violences –, l’OTAN a commencé jeudi le retrait des contingents de sa mission « Resolute Support ». « Le retrait a commencé. Il s’agira d’un processus ordonné, coordonné et délibéré. La sécurité de nos troupes sera une priorité absolue à chaque étape du processus et nous prenons toutes les mesures nécessaires pour mettre notre personnel à l’abri », a annoncé à l’AFP un responsable de l’Alliance, sous couvert de l’anonymat. Il n’a toutefois pas précisé le nombre de soldats ni les échéances pour chacun des pays engagés, pour des raisons de sécurité. « Nous prévoyons que notre retrait sera achevé d’ici à quelques mois », a-t-il indiqué. La Maison-Blanche a précisé jeudi que le début du retrait américain s’accompagnait d’une augmentation provisoire des déploiements en Afghanistan et aux alentours pour assurer « un retrait sûr et délibéré ».

— Agence France-Presse

Russie

Le réseau de Navalny se dissout avant d’être déclaré « extrémiste »

Les bureaux régionaux d’Alexeï Navalny en Russie ont annoncé jeudi leur autodissolution face à la menace d’être déclarés « extrémistes », au moment où l’opposant emprisonné apparaissait en public pour la première fois depuis la fin de sa grève de la faim. Décharné et le crâne rasé, Alexeï Navalny s’est exprimé en visioconférence devant un tribunal moscovite pour l’appel de sa condamnation à une amende en mars, dans une affaire de diffamation visant un ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale. L’appel du militant anticorruption a finalement été rejeté et son amende de 850 000 roubles (14 000 dollars canadiens) confirmée. Parallèlement, se déroulait jeudi une autre audience examinant la demande du parquet pour que le Fonds de lutte contre la corruption (FBK) de l’opposant et ses bureaux régionaux soient déclarés « extrémistes ». Les débats doivent reprendre le 17 mai, mais, sans attendre, le réseau régional de l’opposant a annoncé son autodissolution, précisant que certains de ces 37 bureaux poursuivraient leurs activités de façon indépendante. Un tribunal de Moscou leur a déjà interdit cette semaine pratiquement toute activité.

— Agence France-Presse

République tchèque

Manifestation contre un président « marionnette » de la Russie

Des milliers de personnes ont manifesté jeudi soir à Prague contre le président de la République tchèque, Milos Zeman, qualifié de « marionnette » de la Russie, sur fond de tensions dans les relations entre Prague et Moscou avec l’expulsion de nombreux diplomates des deux côtés. « Ce n’est pas un chef d’État que nous avons, c’est une marionnette du Kremlin dont l’entourage est très lié aux intérêts économiques de la Russie », regrette Jirina Sladkova, qui est allée manifester en famille. « Les agents russes assassinent et le président se tait », avait écrit dans son appel à manifester le collectif « Un million de moments pour la démocratie », une douzaine de jours après les révélations du gouvernement tchèque sur l’implication d’espions russes dans l’explosion d’un dépôt de matériel militaire qui a fait deux morts sur le sol tchèque en 2014. Contrairement au gouvernement, qui a entrepris ces derniers jours d’expulser plus de 80 diplomates russes de Prague et d’éliminer le groupe russe Rosatom d’un important appel d’offres sur le nucléaire civil, le chef de l’État a estimé qu’il manquait encore des preuves pour accuser la Russie. « Ce président ne sert pas les intérêts de notre pays », a lâché à la tribune sur la place Venceslas le chanteur Michael Kocab, qui avait fait partie des négociateurs du départ de l’armée soviétique de Tchécoslovaquie en 1991 et qui vient de mettre en circulation une pétition pour que Milos Zeman soit « jugé pour haute trahison ».

— Agence France-Presse

France

Macron dévoile un déconfinement graduel

Paris — Emmanuel Macron a esquissé les contours du déconfinement à la française, « en quatre étapes », qui devrait s’accélérer entre le 19 mai et le 30 juin, alors que la pandémie amorce une légère décrue, mais que la lassitude monte en France.

« L’étape zéro, c’était la réouverture des écoles le 26 avril. Nous avons assumé cette priorité éducative et cette stratégie de vivre avec le virus, y compris face à un haut niveau d’incidence, supérieur à celui de nos voisins », a déclaré le président français.

« Nous ouvrirons ensuite en quatre étapes. Le 3 mai, fin des attestations et des restrictions de déplacement. Dès le 19 mai, il nous faut retrouver notre art de vivre à la française, en restant prudents et responsables : notre convivialité, notre culture, le sport… », a-t-il ajouté dans un entretien avec des médias, jeudi.

Le but de ces mesures est de permettre le « retour à une vie aussi normale que possible », a-t-il martelé.

Restaurants, cinémas, théâtres...

Les commerces, terrasses de bars et restaurants ainsi que les lieux culturels, dont les cinémas et les musées, rouvriront à partir du mercredi 19 mai, en même temps que le couvre-feu sera repoussé à 21 h.

Les cafés et restaurants rouvriront en intérieur à partir du 9 juin, et le couvre-feu passera alors à 23 h, avant une levée des restrictions nocturnes et des jauges le 30 juin, si la situation sanitaire le permet.

Les musées, monuments, cinémas, théâtres et salles de spectacle avec public assis pourront reprendre leur activité avec un maximum de 800 personnes à l’intérieur et de 1000 personnes à l’extérieur. Il en ira de même pour les établissements sportifs de plein air.

Les évènements avec plus de 1000 personnes seront autorisés le 30 juin sur présentation d’un test négatif ou d’un certificat d’immunité (« pass sanitaire »).

— Agence France-Presse

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