Australie

91 %

Proportion de la Grande Barrière de corail d’Australie ayant subi un « blanchissement » en raison d’une vague de chaleur prolongée lors de l’été austral, selon un nouveau rapport gouvernemental publié mardi soir. Sur les 719 récifs étudiés, 654 présentent un certain niveau de blanchissement des coraux. (AFP)

Cisjordanie

Nombreux appels à une enquête après qu'une journaliste a été tuée

Les appels à une enquête transparente se font nombreux depuis que Shireen Abu Akleh, une des journaliste les plus connues de la chaîne Al Jazeera, a été tuée par balle mercredi matin alors qu’elle couvrait une opération de l’armée israélienne en Cisjordanie occupée. Al Jazeera a accusé les forces israéliennes d’avoir tué « de façon délibérée » et « de sang-froid » sa journaliste américano-palestinienne, atteinte d’une balle à la tête. Les autorités israéliennes ont martelé qu’elles ignoraient qui avait tué la journaliste, après avoir suggéré plus tôt qu’elle avait « probablement » été atteinte par des tirs de combattants palestiniens en marge d’affrontements à Jénine. Les États-Unis ont appelé à une enquête « transparente », de préférence conjointe entre Israéliens et Palestiniens, tandis que l’ONU et l’Union européenne ont exhorté à une investigation « indépendante ». Israël a proposé aux Palestiniens une « enquête conjointe », mais le gouvernement palestinien appelle à une « enquête internationale », a indiqué à l’AFP son porte-parole, Ibrahim Melhem. Un autre journaliste, Ali al-Samoudi, a été blessé lors de ces affrontements.

— Agence France-Presse

Égypte

Cinq militaires tués dans une nouvelle attaque djihadiste

Cinq militaires égyptiens et sept djihadistes ont été tués mercredi à l’aube lors d’une nouvelle attaque dans la région du Sinaï en proie à une insurrection djihadiste, a rapporté l’armée égyptienne. « Un officier et quatre soldats ont été tués et deux autres soldats ont été blessés », a annoncé le porte-parole des forces armées dans un communiqué. Il s’agit de la deuxième attaque du genre en moins d’une semaine. Samedi déjà, l’armée avait fait état de onze militaires tués et cinq autres blessés en tentant de déjouer une attaque « terroriste » à proximité du canal de Suez dans le Sinaï. Le groupe djihadiste État islamique (EI) a revendiqué dimanche cette attaque par son organe de propagande Amaq. L’armée et la police ont lancé en février 2018 une vaste opération « antiterroriste » dans la péninsule du Sinaï où sévissent des cellules radicales, dont certaines ayant fait allégeance à l’EI. Elles combattent également des insurgés radicaux dans le désert occidental, entre la vallée du Nil et la frontière avec la Libye.

— Agence France-Presse

Togo

Première attaque terroriste meurtrière

Au moins 8 soldats togolais ont été tués et 13 blessés dans la nuit de mardi à mercredi au cours d’une attaque terroriste dans le nord du Togo, une première dans le pays jusque-là épargné par les violences, a annoncé le gouvernement. Il s’agit de la première attaque terroriste meurtrière au Togo, où l’armée est déployée dans le nord pour faire face à la menace d’un débordement de la violence des groupes djihadistes présents au Burkina Faso voisin. Le Togo n’avait enregistré qu’une seule attaque en novembre 2021. Le gouvernement a dit « condamner fermement cette attaque lâche et barbare », disant tout faire pour « rechercher et mettre hors d’état de nuire ces groupes armés terroristes ». Selon un haut responsable militaire, les soldats ont été attaqués par une soixantaine d’hommes à moto. « Les échanges de tirs ont duré plus de deux heures. Et c’est l’une des équipes en renfort qui a sauté sur un engin explosif improvisé », a-t-il précisé à l’AFP. Une récente série de raids frontaliers dans les pays situés au sud du Sahel a confirmé les craintes que des groupes djihadistes de la région cherchent à progresser vers la côte. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont aux prises avec des insurrections djihadistes et les États voisins comme le Ghana, le Togo et la Côte d’Ivoire s’inquiètent de débordements à leurs frontières.

— Agence France-Presse

Corée du Sud 

Le nouveau président ouvre l’enceinte du palais au public

Des milliers de Sud-Coréens ont afflué mercredi dans l’enceinte du palais présidentiel, appelé la « Maison-Bleue », que le président Yoon Suk-yeol a promis de restituer au peuple. Ce bâtiment, qui doit son nom à ses tuiles bleues fabriquées à la main, est le siège de la présidence depuis 1948. Le président Yoon, un ancien procureur investi président mardi, a refusé de s’y installer. Il reproche à ce palais, situé au sommet d’une colline et au nord de Séoul, de favoriser l’exercice d’une présidence « impériale » coupée de la population, ce qui nuit au dialogue avec cette dernière. M. Yoon a donc commencé à travailler dans le bâtiment qui abrite le ministère de la Défense, au centre de Séoul. Les détracteurs de cette décision la jugent onéreuse et estiment qu’elle met en péril la sécurité du pays à un moment où il connaît un regain de tensions avec le Nord, doté de l’arme nucléaire. Mercredi, plus de 25 000 personnes ont visité le complexe présidentiel de 250 000 m2, selon les autorités. Certains affirment que la volonté de déménager de M. Yoon est liée à sa croyance dans le feng shui, qui vise à harmoniser les énergies d’un lieu afin de maximiser le bien-être, la santé et la chance de ses occupants. Le déménagement de la présidence décidé par M. Yoon a suscité une baisse record de sa cote de popularité, qui n’est que de 41 %, selon un récent sondage Gallup.

— Agence France-Presse

Réchauffement climatique

« Chaque canicule dans le monde aujourd’hui est plus forte »

Toutes les canicules portent d’ores et déjà l’empreinte mesurable et caractéristique du réchauffement de la planète, ont assuré mercredi des scientifiques spécialisés dans le lien entre évènements météo extrêmes et changement climatique.

Le réchauffement provoqué par les activités humaines renforce également la fréquence et l’intensité des inondations dans certaines régions du monde et de certaines sécheresses, mais le lien est moins systématique, selon le document publié mercredi et présenté comme un guide à l’intention des journalistes.

« Il n’y a aucun doute que le changement climatique modifie les règles du jeu en matière de canicule », a déclaré à l’AFP l’une des auteurs, Friederike Otto, de l’Imperial College de Londres.

« Chaque canicule dans le monde aujourd’hui est plus forte et a plus de probabilité de se produire en raison du changement climatique provoqué par les humains », insistent la chercheuse et son coauteur Ben Clarke, de l’université d’Oxford, dans le document.

Alors, « ne soyez pas trop prudents », les canicules sont « liées au réchauffement », disent-ils aux médias qui couvrent ces canicules.

Réticence

Jusqu’à récemment les scientifiques étaient réticents à lier formellement un évènement particulier au changement climatique, mais la science dite de l’attribution a fait d’immenses progrès ces dernières années, permettant d’identifier et de quantifier la responsabilité du réchauffement dans un évènement météo, parfois en quelques jours.

Par exemple, Friederike Otto et ses confrères du World Weather Attribution ont estimé que l’épisode de canicule extraordinaire qui avait frappé l’Amérique du Nord en juin 2021, avec un record de 49,6 °C au Canada, aurait été « presque impossible » sans le réchauffement.

La vague de chaleur de ce printemps en Inde et au Pakistan est encore en train d’être analysée, mais « ce que nous voyons maintenant sera normal, voire froid, dans un monde entre 2° et 3 °C », commente Friederike Otto.

Pas toujours une question de réchauffement

Pour l’instant, le monde a gagné près de 1,2 °C en moyenne par rapport à l’ère préindustrielle.

Mais le réchauffement n’est pas nécessairement aussi coupable dans tous les évènements extrêmes, autres que les canicules. Les experts insistent sur la nécessité de prendre en compte le rôle joué par d’autres facteurs dans certaines catastrophes (aménagement du territoire, gestion de l’eau…).

— Agence France-Presse

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