Dollard-des-Ormeaux

Incendie majeur, une centaine de résidants évacués

Un important incendie s’est déclaré dans un bâtiment résidentiel à Dollard-des-Ormeaux, samedi soir, forçant l’évacuation d’une centaine de résidants.

Le chef de section du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) Patrick Fournel a indiqué que deux immeubles résidentiels du boulevard Brunswick, à l’intersection de la rue Deacon, étaient touchés. Le brasier a rapidement mobilisé plus de 150 pompiers.

« Le feu s’est rapidement propagé du premier étage jusqu’aux étages supérieurs », a précisé Patrick Fournel.

Heureusement, aucun blessé grave n’a été rapporté pour l’instant. Le SIM confirme un seul blessé mineur, un homme qui a été incommodé par la fumée.

À 23 h, les pompiers tentaient toujours de maîtriser les flammes.

Le brasier a provoqué l’évacuation de 149 résidants et une équipe de la Croix-Rouge s’est présentée sur les lieux pour prendre en charge les sinistrés. « Les bénévoles sur place vont faire l’analyse des besoins des personnes, c’est-à-dire si elles ont besoin d’un hébergement temporaire, de vêtements ou de nourriture », a indiqué Carole Du Sault, porte-parole de la Croix-Rouge.

Vers 23 h 30, il était question de 35 à 40 familles qui devaient faire appel aux services de la Croix-Rouge.

Le SIM a appelé la population à éviter le secteur et prévenu que des coupures de courant pourraient y survenir.

REM de l’Est

Des résidants réclament d’autres options que le mode aérien

Une centaine de résidants, d’élus et de militants ont manifesté samedi dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve pour réclamer « d’autres options » qu’un Réseau express métropolitain (REM) aérien dans l’est de la métropole, alors que des consultations s’entameront mardi dans le secteur.

« Un mode aérien qui coupe et enclave encore plus Hochelaga-Maisonneuve par rapport au fleuve, ce n’est pas acceptable », a martelé la porte-parole du Regroupement des riverains de la rue Notre-Dame (RRRND), Patricia Clermont, en marge du rassemblement à la place Simon-Valois, qui a culminé au parc Morgan.

Ce dernier est menacé de perdre « une quarantaine d’arbres » si le REM aérien va de l’avant, affirme Mme Clermont, qui rappelle que « cette bande verte [est] pourtant très fréquentée par tout le monde dans le quartier, et a été encore plus appréciée pendant la pandémie ». « En ces temps de défi climatique, on a besoin de plus d’arbres, pas de moins », a soutenu la porte-parole.

Jérôme Fournier, résidant d’Hochelaga depuis huit ans, craint que le REM aérien crée une « cicatrice énorme à long terme » dans le quartier, qui « a déjà été endommagé par le réaménagement de la rue Notre-Dame ». « Ça serait le dernier clou dans le cercueil pour s’assurer de la dévalorisation du secteur sud d’Hochelaga, dit-il. Moi, ce que je propose, c’est d’installer le REM dans la rue du port et d’aménager des dalles-parcs pour chaque station, afin de faire des ouvertures vers le fleuve. C’est sûr que ça coûterait plus cher, mais c’est tout à fait possible. On a l’espace, et les sols sont assez solides pour le faire », martèle-t-il.

S’il est vrai que les modes au sol peuvent être « plus lents », reconnaît le résidant, il maintient que la Caisse de dépôt et de placement du Québec doit considérer une approche « respectueuse des citoyens ». Dans sa forme actuelle, « le projet va nous couper l’accès au fleuve pour les 100 prochaines années », craint-il.

Des élus veulent mieux

Plusieurs élus ont pris part à la manifestation, dont le maire de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve (MHM), Pierre Lessard-Blais. « On a déjà moins de parcs qu’ailleurs ici, et il y a beaucoup de locataires dans le quartier. Donc, qu’est-ce qui va arriver ? On se pose aussi des questions pour Mercier-Est, où le passage aérien sur Sherbrooke sera à moins de 10 mètres de certaines résidences », a dit l’élu.

Le député provincial d’Hochelaga-Maisonneuve Alexandre Leduc réclame aussi une « considération » pour d’autres options que l’aérien, présenté selon lui comme « la seule et unique solution ». « Il y a une chose qu’on ne prend pas assez en compte : c’est la qualité de vie d’Hochelaga-Maisonneuve, fustige M. Leduc. Certes, on en veut, du développement dans l’Est, mais ce n’est pas parce qu’il en manque qu’on est prêts à accepter n’importe quoi non plus. »

Seul néo-démocrate élu au Québec, le député fédéral de Rosemont, Alexandre Boulerice, se dit aussi « inquiet » de la manière dont le REM semble vouloir se développer.

Jadis députée dans la circonscription d’Hochelaga-Maisonneuve, Louise Harel a aussi pris part au rassemblement. « L’aérien, c’est un mode de transport qui pourrait être intéressant s’il était en périphérie, comme à Paris, par exemple, mais pas dans les quartiers centraux. »

Le REM se dit à l’écoute

Appelée à réagir, la directrice des affaires publiques du REM, Virginie Cousineau, a assuré par écrit que « l’acceptabilité sociale est une composante essentielle d’un projet aussi important que le REM de l’Est ». « C’est pourquoi nous avons organisé un vaste processus de consultation publique auquel ont participé à ce jour plus de 1000 personnes. Nous en souhaitons le plus grand nombre de participants pour la suite », a-t-elle indiqué.

Les consultations en arrondissements ont été lancées le 27 mai, dans Saint-Léonard et Montréal-Nord. Les secteurs de Rosemont (axe L’Assomption) et de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles ont aussi fait l’objet de consultations au début de juin. Après Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, le 8 juin, ce sera le tour de Ville-Marie, le 10 juin.

Première vague de chaleur de l'été

« Il faut se préparer », prévient Environnement Canada

La première vague de chaleur de l’année est attendue dans le sud-ouest de la province dès ce dimanche, poussant certaines municipalités à devancer l’ouverture des plages. À Montréal, épicentre de cette vague, la mairie appelle les résidants de la métropole à la prudence.

Un bulletin météorologique spécial a été publié par Environnement Canada, samedi, afin d’avertir les populations concernées par la vague de chaleur. « Il faut se préparer à la chaleur », prévient la météorologue Maja Rapaic.

À partir de ce dimanche, une « masse d’air chaud et humide » balaiera les régions du sud-ouest de la province, de Pontiac à l’Estrie, et de la Mauricie à Vaudreuil-Soulanges.

Des températures au-dessus des 30 °C y sont prévues, avec des ressentis pouvant atteindre 39.

Lundi sera la journée la plus chaude, particulièrement dans le Grand Montréal, où la température ressentie avoisinera 40. Les prochaines nuits seront également chaudes, avec des températures minimales de 20 °C.

La température devrait tendre vers des normales de saison dans la nuit de mardi à mercredi. À Montréal, il faudra attendre à mercredi matin.

Selon Mme Rapaic, cette vague de chaleur n’est pas anormale en cette saison. Toutefois, l’été risque d’être « plus chaud que d’habitude » dans le sud-ouest de la province. Dans le reste du Québec, on annonce un été semblable aux précédents.

Ouverture des plages devancée

En prévision de l’épisode de chaleur, la municipalité de Gatineau a devancé l’ouverture de ses plages, afin d’offrir à ses résidants des endroits pour se rafraîchir. Ainsi, les plages des parcs Moussette et des Cèdres, qui devaient ouvrir le 19 juin, seront ouvertes exceptionnellement lundi, mardi et mercredi prochains, peut-on lire dans un communiqué diffusé par la Ville.

À Montréal, la grande majorité des piscines et des pataugeoires extérieures municipales doivent toujours ouvrir selon le calendrier habituel, soit le 19 juin. La Ville assure toutefois prendre toutes les précautions nécessaires pour protéger ses résidants.

« En prévision de l’épisode de chaleur accablante prévu pour les prochains jours, Montréal, par le biais de son Centre de sécurité civile, surveille la situation de près et coordonne les actions avec les arrondissements afin de mettre en place les mesures nécessaires pour offrir à la population des moyens de se rafraîchir », a indiqué la porte-parole Mélanie Gagné par courriel.

Elle rappelle que les mesures peuvent varier selon les arrondissements et appelle les résidants à « demeurer à l’affût des différentes communications de la Ville à ce sujet ».

Recommandations

Lors de grandes chaleurs, « votre état de santé ou celui de vos proches peut se détériorer rapidement », met en garde Environnement Canada. Pour se protéger lors d’une canicule, il est recommandé de boire de six à huit verres d’eau par jour et, si possible, de passer au moins deux heures par jour dans un endroit climatisé ou frais. Il est aussi conseillé de réduire les efforts physiques et de se rafraîchir régulièrement, avec une serviette mouillée ou en prenant une douche ou encore un bain.

Finalement, Environnement Canada suggère de prendre assidûment des nouvelles de ses proches, surtout les personnes vulnérables et celles qui vivent seules.

Manifestation contre l’état d’urgence sanitaire à Montréal

Des milliers de personnes ont manifesté samedi, à Montréal, pour protester contre une série de mesures pandémiques, dont le renouvellement de l’urgence sanitaire et le port du masque obligatoire. À partir des bureaux de Santé Canada, au complexe Guy-Favreau, la foule devait se rendre jusqu’au parc Jarry, dans Villeray.

Appelée « mon corps, mon choix », cette nouvelle manifestation contre les règles sanitaires, qui se veut pacifique, a été organisée par Mel Goyer, figure bien connue du milieu complotiste québécois, au cours des derniers jours. « Les mesures n’ont rien à voir avec le virus ! Ça prend quoi pour lever l’état d’urgence ? Des résurrections ? », a lancé la principale intéressée sur Facebook, peu avant l’évènement.

Au-delà des mesures sanitaires en place, les manifestants condamnent « le manque de transparence du gouvernement », la fermeture jugée inutile des commerces et « l’absence de débat public » sur la pandémie de COVID-19. Sur sa page Facebook, Mel Goyer a notamment soutenu samedi que l’état d’urgence « permet à Santé Canada d’autoriser la vente du vaccin, qui ne serait pas permise en temps normal », laissant entendre que les chiffres actuels ne justifient pas cet état d’urgence.

Une manifestation pacifique

Au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), le porte-parole Emmanuel Anglade a soutenu en milieu d’après-midi qu’aucun débordement n’était survenu, et que la marche se déroulait dans le calme. Des dizaines de voitures ainsi que des patrouilleurs ont été déployés sur les lieux de la manifestation, par mesure de sécurité.

Néanmoins, le corps policier a recommandé aux automobilistes et autres usagers d’éviter le secteur du boulevard Saint-Laurent, en particulier entre l’avenue du Mont-Royal et le parc Jarry, pour assurer la sécurité de tous les usagers.

La manifestation contre les mesures sanitaires qui s’était tenue début mai devant le Stade olympique avait été vivement dénoncée par des élus à Québec et à Ottawa, entre autres par les premiers ministres François Legault et Justin Trudeau. Des rendez-vous de vaccination avaient aussi dû être « condensés », ce qui avait soulevé l’indignation d’une bonne partie de la population.

Quelques jours auparavant, l’Assemblée nationale avait adopté à l’unanimité une motion en appelant « au sens des responsabilités » de tous et demandant que « le droit de manifester ne s’exerce pas à l’encontre du droit à la santé et la sécurité du personnel soignant et des usagers et usagères des centres de vaccination ».

Agressions sexuelles alléguées

Une entente conclue avec les pères Servites

Une entente « complète et définitive » est intervenue samedi avec la congrégation des Servites de Marie, en lien avec les agressions sexuelles alléguées commises sur de jeunes garçons au Collège Servite, d’Ayer’s Cliff, il y a plusieurs années. Une somme de 11,6 millions sera réservée aux victimes, une fois l’entente approuvée par la Cour.

« On est vraiment très satisfaits de ce règlement, parce qu’on n’aurait pas pu faire mieux. C’est une première qu’on règle pour presque 100 % des actifs d’une défenderesse ou presque, dans un dossier d’agression sexuelle. Et on évite du même coup d’aller en procès », explique à La Presse Me Pierre Boivin, l’un des quatre avocats du cabinet Kugler Kandestin, qui représente les victimes.

Un procès devait avoir lieu en mai dernier dans cette affaire, avant d’être reporté en juin, mais la déclaration de culpabilité des pères Servites, qui ont récemment admis leur responsabilité et les dommages causés aux victimes, a finalement freiné le processus judiciaire. « À partir de là, on devait établir des paramètres pour l’indemnisation des victimes », fait savoir le juriste.

L’action collective initiale, déposée il y a plusieurs années déjà, concernait toute personne « agressée sexuellement par un religieux » des Servites de Marie, « alors qu’elle était élève, invitée ou candidate à l’admission ou au recrutement au Collège Notre-Dame [ancien nom de l’établissement] entre 1948 et 2007 ».

Des dizaines de victimes s’étaient déjà manifestées auprès des procureurs. « Notre message, c’est que les victimes qui ne se sont pas encore manifestées peuvent le faire. On veut qu’il y ait le plus de gens possible qui aillent de l’avant, et qui nous disent si l’entente leur convient. Cela dit, au Québec, les victimes n’ont pas à se manifester avant que le règlement soit approuvé », affirme MBoivin.

Valider avant de procéder

Avant de procéder au versement des 11,6 millions aux victimes, un juge devra toutefois valider que l’entente intervenue entre les deux parties est « juste et raisonnable ». Une audience d’approbation de la demande est prévue le 23 juin, à 9 h, devant la Cour supérieure, au palais de justice de Sherbrooke.

C’est la juge retraitée et ancienne juge en chef de la Cour d’appel Nicole Duval-Hesler qui agira comme « arbitre » dans ce dossier. Elle décidera des réclamations données à chaque victime, en fonction de la « catégorie de compensation » qui aura été établie, a indiqué le cabinet d’avocats.

D’ailleurs, il a déjà été établi que la congrégation des Servites de Marie « n’aura aucun droit de contestation, de regard ou d’intervention » dans le processus de réclamation. « Il n’y aura pas non plus de contre-interrogatoire des victimes. On ne veut surtout pas les victimiser une deuxième fois », précise Me Pierre Boivin, qui accorde une grande importance à ce dossier.

Une fois approuvée, l’entente « constituera le seul remède pour les membres », insiste le cabinet d’avocats, qui ajoute que les pères Servites « recevront une quittance complète et totale » de leur côté.

Les migrants s’entassent en Europe

Dans le dossier Les migrants s’entassent en Europe, publié le samedi 5 juin, il aurait fallu lire que le problème de l’immigration irrégulière, et non « illégale », refait surface en Europe dans la foulée de la crise sanitaire. En effet, il n’est pas illégal de franchir une frontière pour demander l’asile, comme l'a récemment rappelé le Conseil de presse. Nos excuses.

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