États-Unis

MEB Citation

« Je ne suis pas celui qui essaie de saper la démocratie américaine, je suis celui qui essaie de la sauver. N’oubliez pas cela. »

— Donald Trump, ex-président des États-Unis, sous les applaudissements de la foule, samedi soir, lors d’un rassemblement politique républicain en Caroline du Nord (D’après ABC News)

Venise

La réouverture de la lagune aux croisières crée des remous

Après 17 mois d’interruption pour cause de pandémie, un premier navire de croisière a levé les amarres samedi à Venise, réveillant la polémique entre partisans et opposants à la présence de ces monstres des mers dans la célèbre lagune italienne. Alors que l’énorme silhouette du MSC Orchestra se profilait au large de la place Saint-Marc, des manifestants brandissant des banderoles « Non aux navires de croisière » ont crié leur opposition à bord de petites embarcations à moteur. Les défenseurs de l’environnement et du patrimoine culturel accusent les grosses vagues engendrées par ces navires d’éroder les fondations des immeubles de la Sérénissime, inscrite au patrimoine de l’UNESCO, et de mettre en péril le fragile écosystème de sa lagune. « Les bateaux de croisière représentent un tourisme éclair, qui n’apporte en fait que peu d’avantages à Venise », a assuré une manifestante. De leur côté, les partisans des bateaux de croisière mettent en avant les nombreux emplois que leur présence génèrerait pour Venise, dont l’économie vit essentiellement du tourisme. Le MSC Orchestra, arrivé vide jeudi en provenance du port grec du Pirée, est reparti avec environ 650 passagers.

— Agence France-Presse

Californie

Un juge annule l’interdiction des armes d’assaut

Un juge américain a annulé vendredi l’interdiction de fusils d’assaut en Californie, en vigueur depuis trois décennies, une décision aussitôt condamnée par le gouverneur de cet État, Gavin Newsom, dans un contexte de recrudescence des homicides liés aux armes à feu aux États-Unis. Dans sa décision de 94 pages, le juge fédéral Roger T. Benitez a qualifié l’interdiction d’armes d’assaut (qui existe depuis 1989) d’inconstitutionnelle, défendant le droit aux Américains de posséder des fusils semi-automatiques. « Les armes et les munitions dans les mains des criminels, des tyrans et des terroristes sont dangereuses. Il est préférable de les laisser dans les mains de citoyens responsables et respectueux de la loi », a-t-il affirmé. M. Benitez a déclaré qu’il donnerait 30 jours à l’État de Californie pour faire appel de sa décision, que le gouverneur Newson a juré de contester, la qualifiant de « menace directe à la sécurité publique ». Des tueries de masse sont survenues récemment en Floride, dans l’Indiana, en Californie, dans le Colorado et en Géorgie. Une flambée de violence qualifiée par le président Joe Biden « d’épidémie ».

— Agence France-Presse

Burkina Faso

Deux attaques font au moins 138 morts

Le nord du Burkina Faso a été frappé dans la nuit de vendredi à samedi par deux attaques dont l’une a fait au moins 138 morts, la plus meurtrière dans ce pays depuis le début des violences djihadistes en 2015. « Des individus armés ont mené une incursion meurtrière à Solhan, dans la province du Yagha », a indiqué une source sécuritaire. Le gouvernement a précisé dans un communiqué que les victimes étaient des « civils sans distinction d’âge, tués par les terroristes ». Dans un message de condoléances aux familles des victimes, le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a dénoncé « cette attaque barbare » et « ignoble ». « Nous devons rester unis et soudés contre ces forces obscurantistes », a-t-il ajouté. Un deuil national de 72 heures a été décrété. Une autre attaque a été menée tard vendredi soir, dans un village de la même région, Tadaryat, au cours de laquelle au moins 14 personnes ont été tuées. Ces attaques ont été commises dans une zone régulièrement visée par des assauts meurtriers de djihadistes présumés liés à Al-Qaïda et au groupe armé État islamique.

— Agence France-Presse

Commémoration de Tiananmen à Hong Kong

Une des organisatrices de la veillée remise en liberté

L’une des organisatrices à Hong Kong d’une veillée interdite pour commémorer les évènements de Tiananmen, Chow Hang-tung, a été remise en liberté samedi. L’avocate, âgée de 37 ans, est vice-présidente de l’Alliance Hong Kong à l’origine de l’organisation de cette veillée aux bougies dans le parc Victoria, au cœur de l’île de Hong Kong, interdite pour la deuxième année d’affilée. Mme Chow avait été arrêtée vendredi à l’aube. « Je rejette toutes les accusations », a déclaré Mme Chow devant un commissariat de Hong Kong après sa remise en liberté moyennant une caution de 10 000 dollars de Hong Kong (1558 $ CAN) et l’obligation de rendre compte à la police le 5 juillet. Elle a dénoncé un abus de pouvoir de la part de la police, parlant d’une « arrestation préventive injuste ». La police a interdit vendredi l’accès au parc Victoria, où se déroulait chaque année une veillée à la mémoire des victimes de l’intervention sanglante de l’armée chinoise, le 4 juin 1989, contre le mouvement social et étudiant prodémocratie sur la place Tiananmen, à Pékin. Toute commémoration de cet évènement est interdite en Chine. — Agence France-Presse

Impôt des multinationales

Chrystia Freeland se réjouit à l’idée d’une taxe « mondiale »

Londres — L’imposition d’une taxe aux multinationales est une bonne chose pour le Canada et ses entreprises, a dit la ministre des Finances, Chrystia Freeland, samedi.

La ministre a réagi sur Twitter à l’entente conclue entre les pays du G7 visant à imposer une taxe « mondiale » d’au moins 15 % aux grandes sociétés. Selon elle, il s’agit d’une bonne nouvelle qui « assurera que les règles du jeu de l’économie mondiale seront équitables ».

Elle a souligné que « les entreprises multinationales [devaient] payer leur juste part d’impôt », ajoutant que le G7 mettait de l’avant une voie à suivre pour y arriver.

Plus tard, en conférence de presse téléphonique, Mme Freeland a aussi justifié cette position par la modernisation de l’économie. « Nous constatons une grande hausse de la globalisation et de la numérisation de l’économie, a-t-elle affirmé. Il est nécessaire de changer notre approche par rapport à la taxation, par conséquent. »

Les propositions appuyées par le Canada se séparent en deux volets. Premièrement, elles permettraient aux nations de taxer une partie des profits de multinationales qui encaissent des revenus importants dans leur pays sans y avoir de présence physique, par exemple, en y vendant de la publicité numérique.

La France avait lancé ce débat en imposant sa propre taxe sur les revenus générés dans l’Hexagone par des entreprises comme Google, Facebook et Amazon. Une partie importante de l’entente de samedi concerne cet enjeu ; les pays qui ont leur propre système unilatéral de taxation de services numériques le délaisseraient en faveur de cet accord.

Éviter la taxation dérisoire

La deuxième partie principale de l’entente aborde le taux plancher de taxation des pays, à 15 %, à l’endroit de leurs entreprises locales qui font affaire à l’étranger. Cela empêcherait celles-ci de profiter des taux de taxation dérisoires de petits pays en y plaçant leur siège social.

La déclaration du G7 fait écho à une proposition américaine qui veut laisser les pays imposer une partie des revenus des plus grandes entreprises multinationales, numériques ou non, si elles font affaire à l’intérieur de leurs frontières. Cela permettrait ainsi aux pays de taxer 20 % ou plus des revenus locaux dépassant une marge de profit de 10 %.

Mme Freeland a toutefois nuancé cette position, estimant qu’un accord avec les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques contribuerait davantage à cet objectif.

La rencontre des ministres des Finances du G7 est une étape préparatoire en vue du sommet annuel de l’organisation, qui se déroulera du 11 au 13 juin, au Royaume-Uni.

Les ministres des Finances du G20 se rencontreront en juillet en Italie et devraient discuter de cette mesure.

— La Presse Canadienne

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