CF Montréal

« J’espère qu’il n’y aura pas un gros impact »

Rudy Camacho souhaite que la fermeture de la section 132 ne change pas l’ambiance au stade Saputo

S’il veut continuer à faire du stade Saputo une forteresse contre Nashville samedi, le CF Montréal devra puiser dans d’autres sources d’énergie que celle qui émane de la section 132 des Ultras.

Le club a annoncé mercredi la fermeture de cette section, citant des incidents répétés « de violence, d’agression verbale et physique » lors de matchs à Montréal.

« J’espère qu’il n’y aura pas un gros impact » sur l’atmosphère au stade, a dit le défenseur Rudy Camacho jeudi, en visioconférence.

« Il y avait une bonne ambiance lors des derniers matchs. Pour être honnête, je ne connais pas toute l’histoire. […] Je crois qu’il y aura d’autres supporters, qu’ils seront là pour nous et qu’il y aura la même ambiance qu’aux matchs précédents », a ajouté le Français.

« On joue contre une grosse équipe et on va avoir besoin de nos supporters. »

Victor Wanyama, qui a dit avoir tout juste été mis au courant de la nouvelle, est allé un peu plus loin que son coéquipier.

« Les partisans constituent une partie importante de notre sport, et on veut qu’ils soient présents. Mais la violence n’est pas acceptée au football. »

— Victor Wanyama

« C’est triste, vous savez, a déploré le milieu de terrain kényan. Mais le club a pris sa décision. »

Par rapport aux évènements rapportés, Wanyama indique qu’il « n’a pas vu quelque chose comme ça se produire » dans les autres endroits où il a joué.

« Notre philosophie va rester la même »

Une des bonnes équipes de la division Est se présentera à Montréal, samedi. Nashville détient le troisième rang et est invaincu en quatre matchs.

« On sait que Nashville, c’est une bonne équipe en ce moment, a dit Rudy Camacho. Contre eux, il faut être solides dans notre box. Ils jouent beaucoup sur les centres et sur les contre-attaques. »

Il y a d’ailleurs un joueur de l’équipe du Tennessee qui devrait particulièrement défier les défenseurs montréalais : un certain Hany Mukhtar. Ce milieu de terrain a été nommé meilleur joueur de la semaine 23, après une performance de deux buts dans une victoire de 3-1 contre le New York City FC. Il en compte 10 jusqu’ici cette saison.

« C’est un bon joueur, a reconnu Camacho. Mais il y en a beaucoup dans la ligue et on va répondre collectivement. Il n’y a pas de plan anti-Mukhtar. »

Montréal n’a toujours pas perdu au stade Saputo cette saison. L’équipe tentera de conserver son sans-faute à domicile sans Rudy Camacho, justement, qui est suspendu après une accumulation de cartons jaunes. Il reste à voir si le défenseur Kamal Miller, qui a joué mercredi avec le Canada, sera disponible. Comment le Bleu-blanc-noir compte-t-il s’y prendre sans deux piliers de sa défense ?

« Je ne sais pas qui va jouer, a avoué Victor Wanyama. Je suis certain que ceux qui seront là vont faire le travail et aider le mieux possible notre équipe. »

« Notre philosophie va rester la même, a soutenu Camacho. On va essayer de gagner ce match. »

Un avenir en suspens pour Camacho

Une information substantielle a fait surface lors de ce point de presse, jeudi.

Rudy Camacho a révélé qu’il ne devrait pas avoir son statut de résident permanent du Canada avant 2023, ce qui complique les choses pour lui et sa famille. Le contrat du défenseur se terminera en décembre 2021.

« Je me retrouve un peu dans une situation délicate où il va falloir que je quitte le pays en décembre, que je déscolarise mon enfant et que ma famille reparte en France », a-t-il affirmé.

Quant à savoir si cette situation aura une influence sur la suite des choses pour lui à Montréal, Camacho n’a pas voulu se mouiller.

« Il faudrait que je me mette d’accord avec le club pour prolonger mon contrat. Pour l’instant, on n’en est pas là. Ça n’influencera pas ma décision à moins qu’on trouve un terrain d’entente. »

— Rudy Camacho

La prolongation de contrat « fait partie » des solutions, selon lui, « mais pas à n’importe quelle condition ».

« Je cherche des solutions pour essayer de rester au Canada. La réalité, c’est que je suis en fin de contrat en décembre et que je n’aurai pas de résidence permanente à temps. »

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