Écoles du monde

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La scolarité de 222 millions d’élèves a été perturbée en 2022, un record selon l’ONU. (AFP)

Royaume-Uni

Des milliers de personnes réunies à Stonehenge pour le solstice d’été

Des milliers de druides, de païens et d’adeptes du « Nouvel Âge » se sont rassemblés mardi à Stonehenge, au Royaume-Uni, pour le solstice d’été, la plus longue journée de l’année dans l’hémisphère Nord. La police du Wiltshire dit qu’environ 6000 personnes se sont massées autour de l’ancien cercle de pierres pour voir le soleil se lever à 4 h 49, heure locale, par un matin frais et dégagé. C’était la première fois que les fêtards pouvaient se rassembler pour le solstice d’été depuis 2019. Pandémie oblige, le lever du soleil avait été diffusé en ligne en 2020 et 2021. Stonehenge a été érigé il y a de 3500 à 5000 ans sur une plaine du sud de l’Angleterre par un peuple néolithique qui vénérait le Soleil.

— Associated Press

France

Macron refuse la démission de sa première ministre

La première ministre Élisabeth Borne a remis sa démission au président Emmanuel Macron, qui l’a refusée « afin que le gouvernement puisse demeurer à la tâche et agir en ces jours », a annoncé mardi l’Élysée. Le chef de l’État va mener « les consultations politiques nécessaires […] afin d’identifier les solutions constructives envisageables au service des Français », a précisé la présidence, avant une série de rendez-vous avec les chefs de parti à l’Élysée. Il est de tradition, après les élections législatives, que le chef du gouvernement propose sa démission. Cette démarche revient à une nouvelle légitimation du premier ministre, aussitôt renommé à son poste par le président. Mardi, Emmanuel Macron a choisi de refuser cette démission rituelle, alors que se profile pour lui un tunnel d’obligations internationales (Conseil européen, G7, sommet de l’OTAN) à partir de jeudi.

— Agence France-Presse

Chine

D’importantes inondations forcent 145 000 personnes à fuir

Des pluies torrentielles ont provoqué d’importantes inondations et des glissements de terrain dans le sud de la Chine, détruisant des bâtiments, des cultures et des routes, et forçant de nombreuses personnes à fuir leur maison. Dans la région autonome du Guangxi, 145 000 personnes ont été relogées en lieu sûr et plus de 10 000 maisons ont été détruites. Un autre demi-million de personnes ont été touchées dans la province voisine du Jiangxi, où 433 000 hectares de cultures ont été inondés. Et environ 274 000 personnes ont demandé de l’aide dans la province de Guangzhou. Les fortes pluies ont causé l’effondrement de routes dans certaines parties des villes et emporté des maisons, des voitures et des récoltes. Le service météorologique a prévu plus de pluie dans les prochains jours.

— Associated Press

Corée du Sud

Lancement de la première fusée spatiale de conception nationale

La Corée du Sud a annoncé mardi avoir lancé avec succès sa première fusée spatiale de conception nationale et mis en orbite des satellites, ce qui constitue, pour les autorités, un « pas de géant » en matière spatiale. Le Korea Satellite Launch Vehicle II, une fusée à carburant liquide de 200 tonnes appelée Nuri, a décollé du site de lancement situé à Goheung, à 16 h locales. Les trois étages de la fusée ont fonctionné, l’amenant à une altitude de 700 kilomètres, et elle a réussi à se séparer d’un satellite de vérification des performances avec succès et à le placer en orbite, a indiqué Séoul. « La Corée du Sud est devenue la septième nation au monde à lancer un engin spatial avec une technologie locale », a déclaré Lee Jong-ho, ministre des Sciences et de la Technologie. L’essai de mardi semble rapprocher la Corée du Sud de la réalisation de ses ambitions spatiales, notamment le projet de faire atterrir une sonde sur la Lune d’ici 2030. Elle prévoit d’effectuer quatre autres lancements d’essai de ce type d’ici 2027.

— Agence France-Presse

France

Interdiction du port du burkini dans les piscines de Grenoble

Le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative française, a confirmé mardi l’interdiction du burkini dans les piscines municipales de Grenoble, en donnant raison au préfet local qui s’opposait à cette mesure décidée par la Ville, et qui avait suscité une vive polémique en France. Dans sa décision, le Conseil d’État a confirmé la décision rendue fin mai par le tribunal administratif de Grenoble, estimant que le nouveau règlement des piscines imposé par la municipalité grenobloise « ne visait qu’à autoriser le port du burkini afin de satisfaire une revendication de nature religieuse ». Le sujet polarise depuis plusieurs mois la classe politique française. Pour ses opposants, le burkini constitue un symbole flagrant d’oppression de la femme et s’apparente au voile intégral que les talibans viennent de réimposer à la gent féminine en Afghanistan. La droite et l’extrême droite avaient notamment à nouveau demandé davantage d’« encadrement » du port du burkini par l’établissement d’une loi.

— Agence France-Presse

Irak

La canicule s’abat sur l’Irak

Une inhabituelle canicule frappe l’Irak en juin, où les fortes chaleurs sont pourtant la norme. À Bagdad, le mercure a frôlé les 50oC sous abri au début du mois, selon la chaîne d’État Iraqiya.  

À Bassora, où l’air est chargé d’une lourde humidité venue du Golfe, même les Irakiens « vacillent », raconte Oum Mohammed, « réveillée en pleine nuit » par la chaleur.  

Par manque d’entretien et de capacité, le réseau électrique est défaillant et n’assure que quelques heures de courant par jour. Payer le propriétaire d’un groupe électrogène privé n’est pas à la portée de toutes les bourses : environ 130 $ par mois pour une famille de quatre personnes.

Un été en enfer, après un printemps ponctué d’une dizaine de tempêtes de sable et de poussière, elles-mêmes causées par les changements climatiques et la désertification de l’Irak, selon les météorologistes.

« Avec les canicules et les tempêtes de sable qui vont se multiplier, nous nous attendons à traiter davantage de patients pour des pathologies liées au climat », explique Seif Al-Badr, porte-parole du ministère de la Santé, à l’AFP.  

Dans les campagnes, les récoltes s’annoncent catastrophiques. « La désertification affecte 39 % des terres irakiennes, la raréfaction de l’eau est un problème dans toutes nos régions », a lancé Barham Saleh, le président de l’Irak.

« La chaleur nous tue »

L’Irak a beau être l’un des pays les mieux dotés en hydrocarbures au monde, il est confronté à une pénurie énergétique. Il s’est donc tourné vers l’Iran qui lui fournit un tiers de sa consommation en gaz pour faire tourner ses centrales électriques.  

Or, Bagdad a laissé pendant deux ans en souffrance une note de 1,6 milliard de dollars à Téhéran, qui lui a coupé le gaz pendant quelques semaines au printemps. L’Irak a finalement réglé sa facture à la mi-juin.  

Mais cela n’empêche pas les coupures de courant plusieurs fois par jour.  

Le niveau des fleuves ne cesse de baisser à cause des déficits en précipitations et des barrages construits par les voisins turcs et iraniens.

Et ça n’est qu’un début. La Banque mondiale a estimé qu’en l’absence de politiques adaptées, l’Irak pourrait connaître d’ici 2050 une chute de 20 % de ses ressources en eau douce disponible.

— Agence France-Presse

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