« L’histoire s’écrit » : Alex Belzile

Avant de faire ses débuts avec les Canadiens au cours de l’été 2020, Alex Belzile perfectionnait son jeu dans la ECHL et la Ligue américaine.

Dans le cadre de « L’histoire s’écrit », le balado des Canadiens, le vétéran s’est joint à Marc Dumont pour parler de sa carrière et de l’adversité à laquelle il a dû faire face pour devenir un compétiteur acharné et un mentor pour les jeunes. Il a aussi partagé ses impressions des espoirs de l’organisation, dont Cole Caufield.

Lisez ci-dessous quelques extraits de la discussion avec Belzile qui est aussi disponible en intégralité sur votre plateforme de balados de choix :

MARC DUMONT : Tu es en compétition avec d’autres joueurs pour faire partie de l’équipe. D’un autre côté, il y a des joueurs qui te voient comme un mentor. Comment fais-tu pour trouver le juste équilibre entre aider les jeunes et attirer l’attention des Canadiens?

ALEX BELZILE : Personnellement, je suis quelqu’un de très transparent. Je suis un gars passionné de hockey. C’est quelque chose de naturel pour moi d’essayer d’aider les autres. J’ai vu les deux côtés de la médaille. Durant mes premières années au niveau professionnel, il y a des joueurs plus expérimentés qui m’ont aidé à être meilleur. Dans un sens, c’est vrai que j’essayais également de prendre leur place. C’est un éternel recommencement dans le monde du hockey. Il va toujours y avoir des joueurs pour te remplacer. Je comprends la situation. Je crois que je suis assez mature et j’ai assez de vécu dans le monde du hockey. Ça serait illogique pour moi de me comparer avec un gars comme Caufield. On est loin d’être sur la même page. Il vient d’arriver et c’est un choix de premier tour. Personnellement, je contrôle ce que je peux contrôler. On ne sait jamais quand tu vas recevoir l’appel ou qu’ils vont avoir besoin de toi. Ça change tellement vite dans le monde du hockey. Le jour où j’ai compris que je devais arrêter de regarder à droite et à gauche et simplement me concentrer sur ce que je fais afin d’être meilleur, c’est le jour où j’ai compris que, peu importe ce qui se passe, je dois contrôler ce que je peux contrôler et être le meilleur là-dedans, et ça va bien aller. C’est très simple, mais je crois que c’est efficace.

MD : Tu as joué avec les Canadiens lors des séries [en août 2020]. As-tu pris un peu de temps pour réaliser l’ampleur du moment?

AB : Je n’ai pas trop pensé à ça durant les séries. Je dirais que j’étais plus concentré. On était dans la bulle à Toronto alors on était plus isolé. Je dirais que c’est plus à la suite des séries que j’ai réalisé l’impact que cela a eu dans le Bas-Saint-Laurent. On n’est pas beaucoup de gars du coin qui ont joué dans la Ligue nationale. Il y a Gabriel Dumont, Gabriel Bourque, Jordan Caron et Cédric Paquette. On les connaît par leur nom, parce qu’on est si peu. Ça devient facile à savoir. Mais je dirais que, durant les séries, j’étais très concentré. Je voulais simplement aider l’équipe. Je ne voyais pas ma situation comme étant différente des autres. Je voulais être concentré.

MD : Quelles ont été tes premières impressions de Caufield?

AB : Premièrement, je pense qu’il est un excellent joueur de hockey. La plus grande différence entre le hockey universitaire et professionnel, c’est la rapidité d’exécution. C’est certain que le niveau d’intensité et la force physique des joueurs sont également d’autres aspects qui diffèrent dans les deux ligues. Je dirais que, dans le cas de Cole, ça ne paraît pas vraiment. Si l’on change son nom de famille dans le dos de son chandail, on pourrait croire qu’il a déjà joué au moins 20 matchs à ce niveau. Il s’est acclimaté assez rapidement. C’est un gars qui possède un talent naturel. Depuis le début de sa carrière, il y a toujours eu des doutes, mais il a trouvé le moyen de s’acclimater et de connaître du succès. Je pense que ça va être la même chose pour le reste de sa carrière. J’ai seulement du positif à dire à son sujet et c’est plaisant de travailler avec des joueurs de son genre. On parle beaucoup de son tir, mais il travaille beaucoup pour continuer de l’améliorer. Son exécution et sa rapidité sont impressionnantes. Même s’il n’a que 20 ans, je le regarde faire et j’apprends de lui. C’est plaisant de travailler avec ce genre de joueur. C’est un genre d’expert en ce qu’il fait. Si tu es le moindrement allumé, tu vas essayer d’apprendre de lui.

MD : Est-ce que Rafaël Harvey-Pinard te rappelle un certain Brendan Gallagher?

AB : Je ne le comparerais pas à Gallagher parce qu’il est gaucher. Blague à part, c’est une belle surprise avec le Rocket. Je ne l’avais jamais vu jouer. J’avais simplement eu d’excellents commentaires à son sujet. Je suis vraiment surpris par son sens du hockey. Il comprend très bien le jeu. Il coche beaucoup de cases, que ce soit de bien jouer en échec avant, d’être responsable défensivement ou d’avoir un bon tir et de bonnes mains. On pourrait croire qu’il a 27 ou 28 ans en raison de sa façon de jouer. Je trouve ça très impressionnant qu’un joueur aussi jeune joue de manière aussi mature. Je pense que c’est ça qui fait sa marque de commerce.

Un texte de Pierre-Antoine Mercier, collaborateur du magazine des Canadiens

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