R & D et sciences de la santé

La pandémie comme levier de croissance

Alors que la crise sanitaire paralyse certaines industries, d’autres font face à un pic de demande sans précédent. C’est le cas des nombreuses entreprises en sciences de la santé qu’accompagne adMare BioInnovations, catalyseur de croissance et facilitateur auprès des investisseurs en capital de risque. « Nous travaillons sans relâche à maximiser les occasions de croissance tout en gérant les nouveaux défis que ces dernières apportent », affirme Gordon C. McCauley, président et chef de la direction de la firme. Voici quelques-unes des grandes réussites de cet écosystème pharmaceutique québécois.

Nouvelles entreprises, nouveaux emplois

Depuis le début de l’année, adMare et ses partenaires locaux ont lancé deux nouvelles entreprises et prévoient en ajouter deux autres d’ici 2021. « Il s’agit d’entreprises innovantes, fondées au Canada, qui créent près d’une vingtaine d’emplois directs », poursuit Gordon C. McCauley.

La première, Find Therapeutics, née de la collaboration entre CTI Life Sciences, adMare BioInnovations, Domain Therapeutics et PeptiMimesis Pharma, est une plateforme à l’approche unique pour favoriser la découverte de nouveaux médicaments contre les maladies fibreuses des voies respiratoires, du foie et du système gastro-intestinal.

La seconde, Neurasic Therapeutics, créée en partenariat avec l’Université McGill et AmorChem (un fonds de capital de risque de premier plan), se concentre sur la gestion de la douleur chronique par le développement de médicaments antidouleur non-opiacés. « Ces deux firmes affichent un immense potentiel de croissance », ajoute M. McCauley.

Soutenir les entreprises pendant la crise

Situé dans le parc technologique de Saint-Laurent, le Centre d’innovation adMare réunit une quarantaine d’entreprises résidentes, employant de 4 à 150 personnes chacune. « En temps de crise, il était essentiel de protéger la croissance de nos partenaires et nous avons déployé beaucoup d’efforts en ce sens », précise Gordon C. McCauley. En plus de reporter le paiement de trois mois de loyer, le Centre d’innovation a mis en place différentes mesures sanitaires et informé les occupants sur l’évolution des normes à respecter.

Accélération et expansion

adMare a récemment lancé son programme d’accélération, en collaboration avec le ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec et la Ville de Montréal. En deux mois, une vingtaine de candidatures ont été reçues. « Ça démontre le besoin des entreprises en démarrage d’avoir un espace, de l’accompagnement et l’expertise pour assurer leur croissance », mentionne la Dre Mounia Azzi, vice-présidente, développement des programmes et partenariats.

Les entreprises retenues seront accueillies dans une nouvelle aile de 50 000 pi2 annexée au Centre d’innovation adMare, déjà occupée en partie par Repare Therapeutics. « Repare a connu une forte croissance et avait un besoin urgent d’espace ; qu’une telle expansion soit survenue en pleine pandémie démontre bien que notre approche porte fruit ! » se réjouit Gordon C. McCauley.

Stimuler l’innovation

En plus d’espaces locatifs, les entreprises du Centre d’innovation adMare peuvent obtenir des services de recherche et d’analyse de fine pointe à prix plus accessible qu’ailleurs sur le marché. L’environnement y demeure dynamique et propice aux échanges informels, tout en respectant les précautions qui s’imposent. « Les petites entreprises apprennent des plus grandes comment relever certains défis, tandis que les plus matures retrouvent l’énergie et la soif entrepreneuriale de leurs premiers jours », observe la Dre Azzi.

adMare s’apprête également à lancer une vaste plateforme en ligne réunissant les différents partenaires de l’industrie d’un océan à l’autre : adMare BioInnovations Community. « Ça vient combler un besoin évident de l’écosystème », affirme Gordon C. McCauley. En l’absence de colloques scientifiques ou de grands rassemblements, cette plateforme offre aux scientifiques et aux gens d’affaires de partout au pays un moyen virtuel d’établir et d’entretenir de précieuses relations, d’échanger des idées et des ressources et de faire progresser leur carrière.

Veiller à la santé des Canadiens

L’écosystème adMare a grandement contribué à l’effort sanitaire. Lors de la pénurie de masques et de blouses du printemps, adMare et ses entreprises partenaires ont fait don de leurs propres réserves d’équipement dans un effort coordonné de la communauté et ont aidé au développement, au lancement et à la gestion d’une plateforme en ligne de type « Cherche/Offre » pour combler les besoins en matière d’équipement de protection individuelle, de laboratoires, de personnel et de capacité manufacturière.

L’équipe de direction d’adMare s’est également impliquée dans de nombreux comités, notamment avec la nomination de Gordon C. McCauley au sein du groupe de travail thérapeutique du Canada, de même que dans de nombreux autres projets visant à évaluer et à comparer une variété de moyens pour endiguer la pandémie.

« La crise que nous vivons a ouvert un dialogue entre le milieu pharmaceutique et les différents gouvernements, indique Gordon C. McCauley. Devant l’envers de la mondialisation, comment pouvons-nous assurer notre approvisionnement en médicaments ? » Le PDG croit que notre pays pourra tirer son épingle du jeu, car les soins d’avenir sont ceux où l’industrie locale se démarque. « Le Canada est chef de file en médecine de précision et en thérapie cellulaire, considérées comme de véritables révolutions scientifiques », explique-t-il. « Une fois la crise derrière nous, le potentiel de développement économique s’annonce hautement prometteur, et l’industrie des sciences de la santé est clairement positionnée pour servir de pilier à la reprise économique du Québec et du Canada tout en apportant les innovations en santé dont le monde a besoin. »

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