Prison de Rivière-des-Prairies

Deux agents correctionnels agressés par des prévenus reliés aux gangs de rue

Deux agents correctionnels ont été blessés après avoir été agressés par des individus reliés aux gangs de rue, jeudi matin, à l’Établissement de détention de Rivière-des-Prairies. Selon nos informations, les évènements sont survenus peu avant 10 h, dans un secteur où sont incarcérés des membres de gangs de rue ou leurs relations. Les autorités estiment que l’un des instigateurs de la rixe est Akim Bilodeau Joseph, une relation des gangs de rue d’allégeance bleue. Le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, Mathieu Lavoie, montre du doigt le fait qu’il manquerait actuellement environ 25 % des effectifs à l’Établissement de détention de Rivière-des-Prairies. « Il faudrait que la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, se préoccupe davantage de la situation dans les prisons où les actes de violence se multiplient. Le gouvernement manque actuellement de reconnaissance envers le travail des agents correctionnels », affirme-t-il.

— Daniel Renaud, La Presse

LaSalle

Un enquêteur du SPVM violemment attaqué

Un enquêteur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a été violemment agressé par un suspect mercredi, devant le domicile d’une victime. C’est l’agent Sanjay Vig, lui-même attaqué l’année dernière, qui s’est présenté le premier pour porter secours à son collègue.

Le sergent-détective de la Section des enquêtes criminelles Ouest s’est rendu seul dans un logement de LaSalle à Montréal pour livrer une assignation à témoigner à une victime.

Il s’est plutôt retrouvé devant le suspect. L’homme dans la jeune vingtaine lui aurait répondu que la femme n’était pas là.

Le présumé agresseur serait un membre de la famille de la victime, confirment nos sources. Il aurait frappé le policier à la tête alors que ce dernier se dirigeait vers son véhicule.

Blessé à un œil et souffrant d’une commotion cérébrale, le sergent-détective en question a été retrouvé au sol à l’intersection des rues Saint-Patrick et Stirling. Il était confus lors de son transport à l’hôpital.

« Alors que son agresseur prenait la fuite, il a réussi à se rendre à son véhicule pour joindre son superviseur, qui a contacté le 911. Ses blessures ne mettent pas sa vie en danger et il a obtenu son congé de l’hôpital au début de la nuit », ont précisé les relations médias du SPVM.

C’est Sanjay Vig qui s’est rendu sur place peu après l’appel. L’agent avait lui-même été attaqué et désarmé l’année dernière dans le secteur de Parc-Extension, une affaire qui avait fait grand bruit.

À la suite de cette agression, Mamadi III Fara Camara avait été arrêté par erreur, puis libéré en pleine salle d’audience six jours plus tard. Ali Ngarukiye, l’homme accusé d’avoir agressé l’agent Vig, avait ensuite été arrêté.

Le suspect doit être localisé et il n’y a toujours aucune arrestation dans ce dossier.

« L’enquête suit son cours et il est trop tôt pour se prononcer sur les causes de l’agression », a confirmé le SPVM.

Des attaques plus fréquentes, dénonce la Fraternité

L’agression a été vivement dénoncée par Yves Francœur, président de la Fraternité des policiers et des policières de Montréal. « Les attaques envers nos agents de la paix sont de plus en plus fréquentes et notre travail de plus en plus imprévisible. »

Il se dit conscient de l’inquiétude suscitée par une telle attaque dans le voisinage, avec un suspect toujours en fuite.

« Un individu qui s’attaque à un représentant du système judiciaire n’aura aucune gêne à s’attaquer à autrui. On sait que tous les efforts sont déployés pour localiser cet individu. »

— Yves Francœur, président de la Fraternité des policiers et des policières de Montréal

Le policier aurait-il dû être accompagné pour livrer une citation à comparaître (« subpoena ») ? « Ça dépend des circonstances. C’est généralement laissé au jugement des policiers eux-mêmes », a répondu M. Francœur.

Le syndicat a demandé au SPVM de dépêcher des représentants en santé et sécurité du travail pour émettre des recommandations.

« Il arrive que des policiers se déplacent seuls pour la remise d’une assignation à témoin », ont répondu par courriel les relations médias du corps policier.

— Avec la collaboration de Daniel Renaud, La Presse

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