Afrique

43 %

Le nombre de morts causées par la COVID-19 en Afrique est passé à 6273 la semaine du 5 au 11 juillet, contre 4384 décès la semaine précédente, soit une hausse de 43 %, selon l’Organisation mondiale de la santé. Le continent fait face à des pénuries d’oxygène et de lits en soins intensifs. (AFP)

Afghanistan

Les talibans offrent une trêve contre 7000 des leurs

Les talibans ont proposé un cessez-le-feu de trois mois en échange de la libération de 7000 de leurs prisonniers par les autorités afghanes, a indiqué jeudi un membre de l’équipe gouvernementale de négociations avec les rebelles. « C’est une exigence considérable », a déclaré à la presse Nader Nadery, ajoutant que les talibans demandaient également que les noms des dirigeants du mouvement soient retirés d’une « liste noire » de l’ONU. Il a également souligné que la précédente libération de 5000 d’entre eux l’an dernier, qui était la condition posée à l’ouverture des pourparlers interafghans, avait déjà été « une exigence difficile » à remplir et qu’ensuite « la violence n’avait pas cessé et s’était au contraire accrue ». Les talibans se sont emparés ces deux derniers mois d’importantes portions rurales du territoire afghan, à la faveur d’une offensive lancée parallèlement au retrait définitif des troupes étrangères d’Afghanistan.

— Agence France-Presse

Le Liban sans gouvernement

Le premier ministre désigné Saad Hariri jette l’éponge

Le premier ministre désigné au Liban, Saad Hariri, a annoncé jeudi renoncer à former un gouvernement près de neuf mois après sa nomination et au moment où le pays est confronté à la pire crise socio-économique de son histoire. M. Hariri devait mettre en place une équipe censée lancer des réformes indispensables pour débloquer notamment des aides internationales cruciales. Son échec a suscité des critiques de l’ONU, de la France et des États-Unis. Des heurts ont éclaté dans la soirée entre les forces de sécurité et des dizaines de manifestants qui se sont rassemblés dans la foulée de l’annonce de M. Hariri. Ce dernier a indiqué à la presse avoir rencontré jeudi le président Michel Aoun, qui réclamait des amendements à la liste du gouvernement auxquels il s’opposait. Plus de la moitié de la population vit actuellement sous le seuil de pauvreté et le pays, à court de devises, fait face à de nombreuses pénuries (médicaments, carburant, électricité, etc.).

— Agence France-Presse

Afrique du Sud

Le bilan s’alourdit, l’armée envoyée à Johannesburg

Le bilan des violences en Afrique du Sud s’est alourdi jeudi à 117 morts, alors que Johannesburg, la plus grande ville du pays, retrouvait un calme relatif après le déploiement de soldats et commençait à déblayer les gravats des destructions. La mégalopole est « calme », a affirmé la ministre de la présidence Khumbudzo Ntshavheni, attribuant la diminution du nombre d’incidents au déploiement de soldats en renfort de la police. Au total, 117 personnes ont été tuées, dont 91 dans la province du Kwazulu-Natal (Est) où les violences ont commencé il y a six jours. Quelque 2203 personnes ont été interpellées. La police enquête sur 12 personnes soupçonnées d’être derrière le déchaînement de violence de ces derniers jours. « L’une d’entre elles a déjà été arrêtée et la surveillance a été accrue sur les 11 autres », a déclaré Mme Ntshavheni, dénonçant « un sabotage économique ». Les premiers incidents ont éclaté la semaine dernière au lendemain de l’incarcération de l’ex-président Jacob Zuma, condamné à 15 mois de prison ferme pour outrage à la justice. Ils se sont étendus sur fond de chômage endémique et de nouvelles restrictions anti-COVID-19. À plusieurs endroits, des Sud-Africains parfois armés ont décidé de faire justice eux-mêmes contre les pillards, au risque d’augmenter les violences.

— Agence France-Presse

France

La tour Eiffel rouvre ce vendredi

Privée de touristes en raison de la crise sanitaire depuis fin octobre, sa plus longue fermeture d’après guerre, la tour Eiffel rouvre ses portes au public vendredi, enveloppée dans un nuage d’incertitudes sanitaires, économiques et financières. « La Dame est prête, elle a donné un grand spectacle [mercredi] soir pour se préparer », a résumé à l’AFP le président de la société d’exploitation (SETE), Jean-François Martins. C’est en effet une semaine chargée pour la Dame de fer, théâtre mercredi soir du feu d’artifice du 14-Juillet, dont l’installation l’avait bien occupée les jours précédents. Et vendredi vers 13 h, la structure en fer accueillera ses premiers touristes français ou étrangers, pour la première fois depuis huit mois et demi. Avec une capacité d’accueil réduite à 50 %, soit 13 000 visiteurs maximum par jour, en raison notamment de la jauge sanitaire imposée dans les ascenseurs. Après 260 jours sans visiteur et un recours massif au chômage partiel pour les 350 employés, « il y a une vraie attente du personnel », explique le patron de la tour Eiffel. « On a vérifié les ascenseurs, la billetterie, comment faire respecter les gestes barrières… » Et dès mercredi, conformément à ce qu’a annoncé le président Emmanuel Macron pour les lieux de loisirs et de culture rassemblant plus de 50 personnes, le laissez-passer sanitaire sera obligatoire pour accéder au monument.

— Agence France-Presse

Présidentielle américaine

Un général craignait que Trump imite Hitler pour garder le pouvoir

Dans les ultimes semaines de Donald Trump à la Maison-Blanche, le plus haut chef militaire américain s’est inquiété de la possibilité que le président recoure à l’armée pour se maintenir au pouvoir, allant jusqu’à comparer la rhétorique du milliardaire à celle d’Adolf Hitler, selon un livre de deux journalistes du Washington Post.

« Les coups d’État, ce n’est pas mon truc ! », a réagi M. Trump dans un communiqué cinglant.

Le général Mark Milley a comparé les jours de vive tension durant lesquels Donald Trump affirmait de façon erronée avoir remporté la présidentielle à l’évènement de l’incendie du Reichstag en 1933, exploité par les nazis pour éliminer les forces d’opposition politiques et mettre en place un régime totalitaire en Allemagne.

« On vit un moment comme celui du Reichstag », aurait déclaré à ses collaborateurs le chef d’état-major américain, selon ce nouveau livre intitulé I Alone Can Fix It : Donald J. Trump’s Catastrophic Final Year.

Disant avoir « l’estomac noué » par les fausses affirmations de Trump, le général Milley aurait assimilé sa rhétorique à « la parole d’évangile du Führer », assurent Carol Leonnig et Philip Rucker. Les deux journalistes précisent avoir interviewé plus de 140 personnes pour rédiger leur ouvrage.

Un porte-parole du général Mark Milley a refusé de confirmer ces déclarations.

Toujours selon les auteurs du livre, le militaire, du rang le plus élevé au Pentagone, s’est, à plusieurs reprises, inquiété de l’éventualité qu’un coup d’État soit en préparation du côté de partisans de Donald Trump.

Les pro-Trump, comme des « chemises brunes »

Juste après avoir participé le 10 novembre 2020 à une réunion de sécurité centrée sur la Million MAGA March, rassemblement pro-Trump contestant les résultats de l’élection de la semaine précédente, Mark Milley a confié craindre une descente « de chemises brunes dans les rues », en référence à la formation paramilitaire du Parti national-socialiste.

Dans les semaines suivantes, le chef d’état-major américain a abondamment consulté les responsables militaires américains pour étudier les éventuelles chances qu’aurait Trump, en s’appuyant sur les hommes qu’il avait placés au Pentagone, à la CIA et au FBI, de conserver le pouvoir par la force.

Ces entretiens l’ont finalement rasséréné. « C’est l’Amérique. C’est solide. Les institutions ploient, mais ne se brisent pas », aurait-il conclu.

« Si j’avais voulu faire un coup d’État, le général Mark Milley aurait été une des dernières personnes que j’aurais appelées », a écrit Donald Trump, en expliquant l’avoir nommé à la tête de l’état-major tout simplement car « le général le plus surévalué de la planète, James Mattis, ne le supportait pas ».

« J’agis souvent contrairement aux conseils de gens que je ne respecte pas », a dit l’ex-président, en précisant avoir également perdu tout respect pour le général Milley.

— Agence France-Presse

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