Opinion

Cri du cœur pour la vaccination

Deuxième dose officiellement reçue ! La puce 5G passe un peu serré dans l’aiguille, mais en poussant bien fort, elle finit par entrer dans le bras ! Tellement fier de faire partie de la secte pédosataniste qui va établir un nouvel ordre mondial !

Sur une note plus sérieuse, cette publication se veut un cri du cœur pour un appel à la vaccination. À quelques semaines de l’ouverture de la campagne de vaccination à la population générale, il m’apparaît primordial que tous soient sensibilisés à l’importance de se faire vacciner.

J’ai vu trop de patients souffrir de ce virus. J’en ai intubé. J’en ai également vu mourir. J’en ai transféré à Trois-Rivières, parce que nos étages débordaient. J’en ai envoyé mourir à petit feu à l’École nationale de police du Québec, parce que notre hôpital n’avait même plus les ressources physiques, matérielles et humaines pour qu’ils meurent chez nous. J’ai vu de jeunes adultes en santé, sans condition chronique et sans tabagisme sous-jacent, essoufflés juste en parlant, même plusieurs semaines après avoir contracté la maladie.

J’ai vu des personnes perdre le goût et l’odorat pendant des mois. Ça peut avoir l’air niaiseux, mais la vie est plate quand on ne goûte rien et qu’on ne sent rien. Est-ce que ça revient un jour ? On ne le sait pas trop, chez certains, oui, chez d’autres, non. On ne sait pas grand-chose, en fait. Les connaissances évoluent au fil du temps. L’avion se construit en plein vol, pour paraphraser notre premier ministre.

Les conséquences collatérales sont tout aussi désastreuses. Le nombre de consultations pour des troubles anxieux et dépressifs explose, et les ressources en santé mentale sont nettement insuffisantes. Certains restaurateurs et commerçants, faute de revenus suffisants, doivent fermer leurs portes. Et que dire des professeurs qui, en plus de devoir travailler avec des classes surpeuplées et composer avec des troubles de comportement et d’apprentissage, doivent jouer à la police du masque. Les exemples sont trop nombreux pour être énumérés un à un.

Plus que jamais, l’heure est à la solidarité. Les vaccins sont sûrs et efficaces, et constituent la seule porte de sortie durable à cette crise qui n’en finit plus.

Pour que nos vies normales reprennent leur cours, il faut qu’une proportion importante de la population soit immunisée, afin que la transmission soit minimale.

La vaccination permet de se protéger soi-même, mais aussi de protéger les autres, en diminuant les chances d’être un vecteur du virus. C’est la raison pour laquelle je considère que se faire vacciner est un geste altruiste. Notre société, gangrénée par la culture de l’individualisme tout-puissant et du je-me-moi, a besoin de plus d’altruisme. Souhaitons que cette sortie de crise nous permette de retrouver, collectivement, un peu de notre humanité perdue en chemin.

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