Haltérophilie

L’Ougandais disparu a été retrouvé

L’haltérophile ougandais disparu depuis vendredi d’un camp d’entraînement au Japon a été retrouvé « sain et sauf », a annoncé mardi la police japonaise. Julius Ssekitoleko avait disparu de l’hôtel où il logeait avec son groupe après avoir omis de se présenter à un test de dépistage de la COVID-19. « Il a été retrouvé dans une maison appartenant à des gens en connexion avec lui », a précisé le responsable de la police, ajoutant que le sportif n’avait opposé « aucune résistance ». Ssekitoleko était sur une liste d’attente pour les Jeux, mais a récemment perdu tout espoir de participer pour des raisons de quotas olympiques. — Agence France-Presse

Balle-molle

Les Jeux sont commencés

Les épreuves sportives des Jeux de Tokyo ont débuté avec un match de balle-molle entre le Japon et l’Australie. Les organisateurs souhaitaient marquer symboliquement le coup à Fukushima, dans une zone ravagée par l’accident nucléaire de mars 2011, après qu’un séisme de magnitude 9 et un tsunami eurent provoqué la fusion des cœurs de trois réacteurs de la centrale. — Agence France-Presse

Quatre nouveaux sports et un « ex »

Tokyo — Afin de dynamiser le cursus olympique, le Comité international olympique (CIO) a accordé aux pays hôtes le droit de bonifier le programme habituel des Jeux.

C’est pourquoi à Tokyo 2020, quatre nouveaux venus – l’escalade sportive, le karaté, la planche à roulettes et le surf – ainsi qu’un « ex » – le baseball/balle-molle – seront en vedette.

En vertu de l’agenda olympique 2020 du président Thomas Bach, Tokyo est la première ville à se prévaloir de cette nouvelle flexibilité.

De 28 à Rio de Janeiro en 2016, ces sports ajoutés font passer le programme à 33 sports en compétition au Japon.

Voici un survol.

Baseball/balle-molle

Après une absence de 13 ans, le baseball et la balle-molle font un retour aux Jeux olympiques dans un pays féru de ces deux sports. Il était impensable pour les Japonais de ne pas avoir ces deux disciplines pour leurs deuxièmes Jeux d’été.

Six pays – la Corée du Sud, les États-Unis, Israël, l’Italie, le Japon et la République dominicaine – se disputeront les trois médailles à l’enjeu.

Le Canada, qui ne comptait pas sur ses meilleurs éléments, n’a pas réussi à se qualifier.

À la balle-molle, les représentantes de l’Australie, du Canada, des États-Unis, de l’Italie, du Japon et du Mexique tenteront de monter sur la plus haute marche du podium. Les Canadiennes devraient atteindre la ronde des médailles.

Les deux disciplines seront disputées au stade de baseball d’Azuma, à Fukushima. La balle-molle ouvrira le bal, du 21 au 27 juillet. Le baseball commencera son tournoi dès le lendemain et les matchs de médailles auront lieu le 7 août.

Escalade sportive

Voilà une discipline intrigante, déclinée en trois épreuves : la vitesse, la difficulté et le bloc.

En escalade de vitesse, le défi consiste à atteindre le sommet d’une voie d’escalade de 15 m le plus rapidement possible. L’épreuve est disputée en duels.

La difficulté, aussi appelée escalade de voie, est disputée sur un mur de 15 m de haut. Le grimpeur ayant atteint la plus haute distance en six minutes l’emportera.

Finalement, au bloc, les grimpeurs escaladent un certain nombre de voies fixes sur un mur de 4,5 m dans un temps donné.

Aux Jeux, chaque grimpeur participera aux trois disciplines pour une épreuve combinée. Le classement final sera déterminé en multipliant le classement de chacune d’entre elles, les athlètes ayant obtenu les plus bas pointages remporteront les médailles.

Le Canadien Sean McColl, quadruple champion du monde, sera évidemment à suivre. Alannah Yip sera aussi à Tokyo. Les compétitions auront lieu du 3 au 6 août, au Parc de sports urbains d’Aomi.

Karaté

Le karaté ne fera qu’une brève apparition au programme olympique, puisque Paris, hôte des prochains Jeux d’été en 2024, lui a préféré le breakdance.

Art martial d’origine japonaise, il sera pratiqué par 28 nations à Tokyo. Deux épreuves seront au menu : le kumite et le kata.

Le kumite est en fait un combat contre un adversaire, tandis que le kata consiste en un enchaînement structuré de techniques représentant un combat contre plusieurs assaillants virtuels.

L’Ontarien Daniel Gaysinsky, médaillé d’argent aux Jeux panaméricains de 2019, est l’unique Canadien qualifié pour le tournoi olympique.

Le karaté sera disputé du 5 au 7 août, au Nippon Budokan.

Planche à roulettes

La planche à roulettes est l’une de ces disciplines ajoutées pour viser un auditoire plus jeune par le CIO.

Deux épreuves seront présentées à Tokyo : le parcours de rue et le parc.

Pour le parcours de rue (25-26 juillet, Parc de sports urbains d’Ariake), les planchistes utiliseront les divers obstacles – escaliers, rampes, bordures, bancs, murs et pentes – d’un parcours rectiligne ayant l’aspect d’une rue pour faire étalage de leurs techniques et figures, appelées tricks.

Au parc (3-4 août), les planchistes montreront leur savoir-faire sur le parcours creux rempli de virages techniques et de bowls, qui permettent aux athlètes de réaliser plusieurs figures agrémentées de prises de planche, ou grabs.

Andy Anderson, l’un des planchistes les plus polyvalents, est l’unique Canadien en lice en parc. Les Britanno-Colombiens Matt Berger et Micky Papa représenteront le pays au parcours de rue.

Surf

C’est la planche courte qui a été retenue pour le programme olympique. Le sport est pratiqué sur des planches de 1,8 m à bout pointu, qui facilite les virages. La planche est aussi plus facile à manœuvrer et a tendance à être plus réceptive aux techniques plus dynamiques.

La compétition sera d’abord composée de groupes de quatre ou cinq surfeurs en phase préliminaire, avant des duels à élimination directe dans la phase principale.

Au tour préliminaire, les athlètes auront droit de manœuvrer un maximum de 25 vagues et les pointages de leurs 2 meilleures vagues seront comptabilisés. Cinq juges seront chargés d’évaluer leurs performances.

La compétition aura lieu à la plage de Tsurigasaki, à environ 100 km du Stade olympique, du 25 au 28 juillet, si les conditions le permettent. Des dates de réserve, du 29 juillet au 1er août, permettront de tenir la compétition de façon sécuritaire.

Aucun Canadien n’a réussi à se qualifier en vue de Tokyo 2020 en surf.

— Frédéric Daigle, La Presse Canadienne

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