Les Québécois à suivre au repêchage de la LNH

Zachary Bolduc aimerait aboutir chez le Canadien

Lorsqu’on lui demande dans quelle équipe il aimerait le plus aboutir au repêchage de la LNH, le 23 juillet, Zachary Bolduc n’hésite pas une seconde : « Honnêtement, l’équipe que je préférerais, ce serait le Canadien », répond-il.

Le jeune homme enchaîne : « Il y a beaucoup de gens qui parlent du fait que c’est dur pour un Québécois de jouer à Montréal, du fait qu’il y a de la pression. Mais moi, je pense que la pression, ça fait partie du monde du hockey et il faut apprendre à gérer ça. »

Bolduc est classé au 17rang des patineurs nord-américains au sein de la liste finale de la Centrale du recrutement de la LNH en vue du prochain repêchage. À moins d’une transaction, le Tricolore ne devrait pas parler avant la fin du premier tour. L’encan annuel est toutefois loin d’être une science exacte. Tout peut arriver.

« Ce serait un rêve pour moi. En plus, je réussis à m’imaginer un peu dans cette organisation. »

– Zachary Bolduc

Le Trifluvien a été un choix de premier tour, au 14e rang, de l’Océanic de Rimouski en 2019. Il a connu une impressionnante première saison chez les juniors à 16 ans, avec 52 points en 55 rencontres au sein d’une équipe qui était dans la course pour la Coupe du Président avant que ne se pointe la pandémie. Il évoluait notamment avec le premier choix de la LNH en 2020, Alexis Lafrenière.

Puis, cette année, le rapide joueur de centre a été affligé par les blessures dans une saison déjà raccourcie en raison de la COVID-19. Il a notamment été blessé à un genou et à une épaule en plus de subir une opération pour une appendicite. À travers tout ça, il a tout de même amassé 29 points en 27 matchs.

« C’est vraiment une année qui a été difficile et ardue pour moi, laisse-t-il entendre. Je n’ai vraiment pas été chanceux. C’était la première fois de ma carrière que je subissais une blessure et on dirait que là, je les ai toutes subies dans la même année.

« J’ai quand même fait des apprentissages, malgré le fait de ne pas avoir joué énormément de matchs. C’est sûr que je sais au fond de moi que je peux jouer du meilleur hockey que ce que j’ai joué cette année. Mais je pense que j’ai réussi à grandir en tant que personne et en tant que leader avec mes coéquipiers. »

Aucun stress

Cette année, alors que la formation de l’Océanic était moins compétitive que la saison passée, Bolduc s’est concentré sur l’apprentissage. Il affirme avoir amélioré sa constance, ses batailles à un contre un et son positionnement en zone défensive.

« Je n’avais aucun stress en lien avec le repêchage, lance-t-il. Pour moi, c’était vraiment une année que j’attaquais d’un point de vue de l’apprentissage. Je savais qu’on n’avait pas la même équipe que l’année précédente et je savais que ça allait être plus dur pour moi et pour l’équipe. J’étais vraiment prêt à ce qui s’en venait à moi. »

« Ça ne s’est pas tout à fait déroulé comme je le souhaitais, mais j’ai réussi à grandir et à prendre de la maturité. »

– Zachary Bolduc

Jusqu’à maintenant, Bolduc s’est entretenu avec 30 des 32 équipes de la LNH. Au bout du fil, il dégage l’impression d’être un jeune homme calme et réfléchi, tout sauf nerveux en vue de la séance de sélection.

« Le rang ne m’importe pas vraiment. Je veux tomber dans une équipe qui a un plan pour moi, qui a des objectifs précis pour moi. »

« J’ai mon plan »

Si de nombreux joueurs visent à faire leur place dans la LNH le plus rapidement possible, Bolduc, lui, ne veut brûler aucune étape. Il préfère la patience.

« J’ai mon plan, dit-il. Quand je vais arriver dans la LNH, je vais être prêt. Je veux avoir un impact. Je ne veux pas arriver trop vite et ne pas être tout à fait prêt. Le plan pour moi serait de passer deux autres années dans la LHJMQ, puis une année dans la Ligue américaine ou vraiment proche de la LNH. À 21 ans, j’aimerais avoir un poste et un impact avec l’équipe. »

« Ce que je dis souvent, c’est que pour moi, c’est un pas de plus vers mon rêve, mais ce n’est que le début de ma jeune carrière, ajoute-t-il. Le gros du travail reste à faire pour atteindre mes objectifs. »

Préparer le souvenir

Le jour de l’encan, le 23 juillet, les Bolduc se réuniront avec quelques amis dans la cour de la demeure familiale, question de « rendre cette journée-là spéciale » même si l’évènement est présenté virtuellement.

« Mon père est un peu plus stressé que moi, mais je pense que tout le monde est vraiment excité à l’arrivée de cette journée-là », dit le jeune homme.

« Ça va être une journée incroyable dont on va se souvenir toute notre vie. »

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