Somalie

« Le monde avance tel un somnambule vers une autre famine catastrophique, du type de celles que nous avions promis qu’elles ne se reproduiraient plus. »

— Le directeur de Save the Children pour la Somalie, Mohamud Mohamed Hassan (AFP)

Séisme en Afghanistan

Douleur et résignation dans les villages les plus durement frappés

Amas de pierres partout, murs effondrés, toits écroulés : ravagé par le tremblement de terre qui a frappé le sud-est de l’Afghanistan, le village de Ghurza, dans la province de Paktika durement éprouvée, n’est plus que désolation. Les rescapés du séisme, lequel a fait au moins un millier de morts, n’ont plus d’endroit pour s’abriter et errent dehors, le regard las et résigné. Zaitullah Ghurziwal vivait là sur une parcelle accueillant six familles. Il montre du doigt sa maison en ruine. « J’étais réveillé quand le tremblement de terre s’est produit […] Quand je suis sorti de ma maison, tout était silencieux, parce que les gens étaient ensevelis sous leurs maisons », raconte-t-il à l’AFP. « Il n’y a pas de couvertures, pas de tentes, pas d’abris […]. Nous avons besoin de nourriture et d’eau. Tout notre système de distribution d’eau est détruit. Tout est dévasté, les maisons sont détruites. Les gens ne peuvent que retirer des morts [des décombres] et les enterrer », ajoute-t-il. « Nous avons beaucoup de morts et de blessés. Peu d’entre nous ne sont pas blessés », souligne Zaitullah.

— Agence France-Presse

République démocratique du Congo

Arrestation d’anti-rwandophones « porteurs de machettes »

La police congolaise a annoncé jeudi avoir interpellé des jeunes « porteurs de machettes » qui voulaient s’en prendre aux rwandophones présents à Kinshasa sous prétexte de complicité avec les rebelles du M23 soutenus, selon Kinshasa, par le Rwanda. « Il s’agit des individus qui avaient tenté de troubler l’ordre public et de stigmatiser d’autres personnes vivant à Kinshasa. La police les a interpellés afin que la justice s’occupe de leur cas », a déclaré le chef de la police de Kinshasa. Samedi dernier, une vidéo partagée sur les réseaux sociaux avait créé l’émoi. On y voyait des jeunes « sans titres ni qualité [et] habillés en tenues ressemblant à celles des Forces armées de la République démocratique du Congo procéder à des contrôles de véhicules dans le but d’attenter [à la vie] des paisibles personnes aux faciès nilotiques », a indiqué le major Alpha Landu, porte-parole de la police de Kinshasa.

— Agence France-Presse

COVID-19 

Macao ferme presque tout, à l’exception de ses casinos

Macao a annoncé jeudi une vaste campagne de dépistage et des mesures restrictives afin de lutter contre l’apparition ces derniers jours de cas de COVID-19, les autorités décidant de tout fermer à l’exception des casinos. Cette ancienne colonie portugaise est le seul endroit de Chine où les jeux d’argent sont autorisés. Avec un total de 110 cas enregistrés depuis le début de cette nouvelle vague épidémique, un chiffre très faible et sans comparaison avec ceux enregistrés partout sur la planète, les autorités ont rapidement pris des mesures pour juguler toute transmission. Après un dépistage massif de la population, qui a duré 48 heures et s’est achevé mardi, la ville a ordonné à l’ensemble de ses habitants de se soumettre à une nouvelle série de tests à partir de jeudi. La plupart des lieux publics, dont les écoles, sont contraints de fermer, mais les casinos ne sont pas touchés par les restrictions.

— Agence France-Presse

Variole simmienne

L’OMS appelle à la vigilance et à la transparence

L’OMS a appelé jeudi les pays à la vigilance et à la transparence face à la rare flambée de plus de 3200 cas de variole simienne dans le monde, dans l’attente de décider s’il faut déclencher son plus haut degré d’alerte. Face à cette situation, l’Organisation mondiale de la santé a réuni jeudi des experts internationaux pour déterminer si la situation constitue une « urgence de santé publique de portée internationale », comme c’est le cas pour la pandémie de COVID-19. « L’OMS demande à tous les États membres de nous transmettre des informations », a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. « Dans d’autres épidémies, nous avons parfois vu les conséquences du manque de transparence des pays », a-t-il ajouté. Face à la COVID-19, la Chine, où les premiers cas ont été signalés fin 2019, a été accusée d’avoir manqué de transparence.

— Agence France-Presse

Scientifiques iraniens tués

Plus de 4 milliards US réclamés à Washington

Un tribunal iranien a réclamé jeudi à Washington de verser plus de 4 milliards de dollars pour indemniser les familles des scientifiques nucléaires tués ces dernières années dans des attaques attribuées par Téhéran aux services de renseignements israéliens ou américains, ont rapporté les médias officiels. Le verdict de ce tribunal, publié par l’agence officielle IRNA, et dont la mise en application est hypothétique, vise le gouvernement américain, les anciens présidents Barack Obama et Donald Trump, ainsi que d’autres hauts responsables américains. « Il est clair que le régime sioniste est responsable de ces assassinats », indique le verdict. Le tribunal, qui affirme se baser sur des enquêtes criminelles et des déclarations de responsables israéliens, accuse Washington de soutenir l’État hébreu de manière « directe et indirecte ».

— Agence France-Presse

Amérique latine

« Catastrophe éducative » après la pandémie

Quatre enfants sur cinq d’Amérique latine et des Caraïbes vont être incapables de comprendre un texte simple à la fin de l’école primaire en raison de la « catastrophe éducative » provoquée par la pandémie, selon les projections de plusieurs organismes internationaux rendues publiques jeudi.  

Dans un rapport intitulé « Deux années plus tard : sauver une génération », la Banque mondiale, l’UNICEF et l’UNESCO estiment que quatre enfants sur cinq en Amérique latine âgés d’environ 10 ans ne vont pas être en mesure de comprendre un texte simple en raison du retard lié à la pandémie de COVID-19.  

Seule l’Afrique se trouve dans une situation plus mauvaise.  

Longue fermeture

Le rapport rappelle que la pandémie de COVID-19 a provoqué la plus longue fermeture d’écoles dans le monde, les élèves ayant perdu environ une année et demie de cours. Cela peut signifier un « recul de plus de dix ans », selon le texte.  

La région « affronte une crise éducative sans précédent qui pourrait compromettre le développement futur [des] pays », souligne Carlos Felipe Jaramillo, vice-président de la Banque mondiale pour l’Amérique latine et les Caraïbes.  

« Le fait qu’une grande majorité d’élèves de sixième [entre 10 et 11 ans] n’arriveront peut-être pas à comprendre ce qu’ils lisent interroge sur le bien-être futur de millions d’enfants […] ce qui amplifie le risque de creuser encore davantage les inégalités » dans la région, ajoute M. Jaramillo.  

« Trop d’enfants n’ont pas pu retourner à l’école à temps complet, et nombre de ceux qui y sont retournés sont perdus. Dans les deux cas, ils n’apprennent pas », déplore Jean Gough, directrice de l’UNICEF pour l’Amérique latine et les Caraïbes. « Et cette catastrophe se poursuit jour après jour. »

Le rapport préconise de remettre l’éducation dans les priorités des politiques publiques.

— Agence France-Presse

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