La Laurentienne réduira de moitié ses espaces de bureau

La Banque Laurentienne va réduire ses espaces de bureau de moitié au centre-ville de Montréal dans le cadre de son plan stratégique qu’elle dévoilera le 10 décembre prochain.

L’institution financière montréalaise a annoncé, mardi, qu’elle réduirait de 50 % ses espaces de bureau à Montréal, Toronto et Burlington. L’annonce ne concerne pas le réseau de succursales. La direction prévoit une charge de 49 millions de dollars liée à cette décision.

La diminution est de 50 % dans chaque ville, précise Merick Séguin, directeur principal des relations avec les médias. À Montréal, l’annonce ne touche que le siège social au centre-ville.

Les changements n’ont pas encore eu lieu, a dit Yvan Deschamps, chef des finances, lors d’une conférence avec les analystes. « Nous allons commencer le processus de sous-location de cet espace. »

La Laurentienne va donner la priorité au travail à la maison pour les tâches qui le permettent, a dit Rania Llewellyn, présidente et chef de la direction. « Ce sera un important facteur différentiel dans l’attraction des talents. »

La Banque a aussi aboli 64 postes « de tous les niveaux » avant l’annonce. De ce nombre, 40 % sont au Québec. Elle prévoit une charge de 9 millions de dollars à cet égard.

Un plan de restructuration attendu

La Banque Laurentienne tente depuis plusieurs années de transformer ses activités. Un premier plan de transformation de sept ans avait été adopté en 2015. Entrée en fonction en octobre 2020, Mme Llewellyn a promis de présenter un nouveau plan stratégique.

En prévision du plan qu’elle présentera le 10 décembre, la Laurentienne a déclaré qu’elle prévoyait certaines charges au quatrième trimestre de l’exercice 2021, lesquelles devraient entraîner une réduction de 163 millions de son bénéfice après impôts.

Avant impôts, la charge atteint 209 millions, ce qui est plus élevé que le total des charges enregistrées depuis 2015, note Mario Mendonca, de Valeurs mobilières TD, dans une note.

Doug Young, de Desjardins Marché des capitaux, se demande si ces charges ne sont pas un autre chapitre « d’une histoire sans fin ». Les économies annuelles de 20 millions prévues à partir de 2022 sont modestes en comparaison de l’ampleur des charges annoncées, selon lui.

Mme Llewellyn juge, pour sa part, que les décisions prises par la banque étaient « difficiles, mais nécessaires ». « Nous sommes plus confiants que jamais quant à notre avenir. »

Les charges devraient réduire son bénéfice ajusté de 14 millions après impôts. Le bénéfice dilué par action présentée devrait être touché de 3,73 $ et le bénéfice dilué ajusté par action, de 33 cents.

La dirigeante a donné peu de détails sur les éléments qui se trouveraient dans le plan stratégique. La banque, qui publiera également ses résultats le 10 décembre, est dans une période silencieuse.

La Laurentienne a tout de même annoncé qu’elle regrouperait ses deux plateformes numériques en une seule, LBC Direct, à partir de 2022. « Les clients de LBC Digital n’ont pas besoin de prendre de mesures pour le moment, assure M. Séguin dans un courriel. Tous les clients concernés recevront des communications, des conseils et du soutien en temps opportun afin de s’assurer qu’ils puissent continuer à recevoir les meilleurs produits et services possibles de la Banque Laurentienne. »

À la fermeture, l’action de la Laurentienne clôturait en baisse de 1,89 $, ou 4,57 %, à 39,44 $ à la Bourse de Toronto.

Revue boursière

Rebond des marchés

La Bourse de Toronto a mis fin mardi à une séquence de quatre séances de recul grâce au secteur de la finance, qui a profité d’une hausse des rendements obligataires, et à celui de l’énergie, qui a avancé avec le cours du pétrole brut. À New York, les marchés ont fini sur une note contrastée. « Le principal point d’attention est sur les taux d’intérêt », a résumé Sam Stovall, responsable de la stratégie d’investissement du cabinet CFRA. Le marché obligataire a ainsi continué à digérer la reconduction, lundi, du président de la Banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell.

— D’après La Presse Canadienne et l’Agence France-Presse

Couche-Tard

Recul des profits, hausse du dividende

Alimentation Couche-Tard a haussé son dividende trimestriel de près de 26 %, même si son profit net a diminué au plus récent trimestre, malgré une hausse de ses revenus. La société lavalloise versera désormais un dividende de 11 cents par action, plutôt que 8,75 cents par action. Alimentation Couche-Tard a affiché mardi, après la fermeture des marchés, un bénéfice de 694,8 millions US pour son deuxième trimestre, en baisse par rapport à celui de 757,0 millions US de la même période l’an dernier. Les revenus ont grimpé de 33,5 % pour atteindre 14,22 milliards US. — La Presse Canadienne

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