La Maison de la chanson, le statut de l’artiste, les Ballets Jazz et des bourses

Tour d’horizon des nouvelles d’ici et d’ailleurs qui animeront les discussions.

Avenir de la bibliothèque Saint-Sulpice

La Maison de la chanson intéresse QuÉbec

La vocation de l’édifice de la bibliothèque Saint-Sulpice a été évoquée lors de l'étude des crédits budgétaires 2021-2022, mardi matin. Le budget pour une étude de faisabilité a été accordé à un projet de Maison de la chanson, a expliqué la ministre de la Culture, Nathalie Roy. « Je trouvais que c’était extrêmement intéressant comme avenue possible. Pour ce qui est des autres groupes, on étudie les suggestions qui nous sont faites », estime Mme Roy. La possibilité d’un laboratoire informatique destiné aux adolescents a été abandonnée par la Coalition avenir Québec. La ministre Roy s’est montrée préoccupée par le budget élevé. « On parle de plus de 225 % en termes de dépassements de coûts. » La ministre souhaite que le projet bénéficie au plus de monde possible. « C’est un joyau architectural et on souhaite que ça retrouve une vocation culturelle, on veut y faire entrer des humains plutôt que des ordinateurs. » Le projet de Maison de la chanson et de la musique porté par l’animatrice Monique Giroux serait « unique et très beau », a insisté la ministre.

— Mayssa Ferah, La Presse

Québec ne réformera pas le statut de l’artiste

Le gouvernement Legault fait volte-face et renonce à respecter son engagement électoral de réviser les lois sur le statut de l’artiste au cours du présent mandat, une initiative très attendue par le milieu culturel, qui en a fait une priorité. C’était pourtant une promesse électorale ferme de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui forme le parti au pouvoir depuis 2018. C’était aussi une priorité de la politique culturelle adoptée par le gouvernement libéral précédent, et soutenue par la suite par le gouvernement caquiste. Au moment de lancer sa consultation sur la réforme du statut de l’artiste, la ministre de la Culture, Nathalie Roy, était pourtant catégorique, affirmant alors : « C’est une promesse électorale et on va la remplir. » Mardi, bombardée de questions par l’opposition, la ministre Roy a refusé mordicus de renouveler l’engagement qui avait été fait dans le passé, par son parti et par elle-même, de légiférer dans ce dossier avant la fin du présent mandat. Plus question, a-t-elle insisté, de s’enfermer dans quelque échéancier que ce soit. Elle ne veut pas de « date », pas d’« agenda ».

— La Presse Canadienne

Alexandra Damiani, nouvelle directrice artistique de BJM

La compagnie montréalaise BJM – Les Ballets Jazz de Montréal a annoncé mardi la nomination d’Alexandra Damiani au poste de directrice artistique. Celle-ci succédera en juin à Louis Robitaille, qui a occupé ce poste pendant 23 ans avant de tirer sa révérence il y a quelques mois. Originaire de France, Mme Damiani a œuvré de 2005 à 2015 au sein de la compagnie new-yorkaise Cedar Lake Contemporary Ballet, où elle a été maîtresse de ballet, puis directrice artistique. Elle y a travaillé avec des chorégraphes de renommée internationale comme Sidi Larbi Cherkaoui, Crystal Pite et Hofesh Schecter. Elle a aussi apporté son expertise dans le milieu du cinéma et de la télévision et a joué le rôle de la maîtresse de ballet dans le film Black Swan de Darren Aronofsky. Plus tôt dans son parcours professionnel, elle a dansé comme soliste à New York avec Donald Byrd/The Group et la compagnie Complexions, et a aussi fait carrière à Montréal, au sein de la compagnie RUBBERBANDance et aux Ballets Jazz de Montréal, entre 2002 et 2005.

— Iris Gagnon-Paradis, La Presse

Conseil des arts et des lettres du Québec

12 millions de plus pour les bourses destinées aux artistes

Québec double le montant des bourses pour les artistes dans le programme du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), une « aide concrète » qui donnera un coup de main au milieu culturel durement touché par la pandémie. Le gouvernement injecte 12 millions de dollars supplémentaires dans le programme pour l’année 2021-2022, a annoncé la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy. L’enveloppe des bourses atteint dorénavant 25,5 millions de dollars. En février 2020, le Conseil assouplissait les critères d’admissibilité du programme de bourses. On accordait ainsi un soutien financier pour chacune des étapes du développement des œuvres et une augmentation des sommes maximales de plusieurs volets. De plus, l’autoproduction est désormais considérée comme un des modèles d’affaires de prédilection. « Avec ces crédits supplémentaires, le Conseil sera dorénavant en mesure de mieux répondre aux besoins liés à ces multiples compétences et de contribuer à l’amélioration de la situation financière des artistes », se réjouit Anne-Marie Jean, présidente-directrice générale du CALQ.

— Mayssa Ferah, La Presse

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