Télévision

Une vie française pour Léa Olivier

Les tribulations de Léa Olivier, diffusées sur le Club Illico depuis près d’un an, sont désormais dans l’œil des jeunes Français. Samedi dernier, des téléspectateurs de l’Hexagone, mais aussi de Belgique, de Suisse et d’Haïti, ont pu regarder le premier épisode de La vie compliquée de Léa Olivier sur Teletoon+, chaîne jeunesse du diffuseur national français Canal+, qui en a acquis les droits. La série québécoise est présentée en version originale et doublée en français international. Réalisée par Martin Cadotte et scénarisée par Rachel Cardillo (avec Sébastien Bertrand) à partir des romans à succès de Catherine Girard-Audet, La vie compliquée de Léa Olivier raconte les hauts et les bas d’une adolescente qui doit apprivoiser une nouvelle école et une nouvelle ville, Montréal. Laurence Deschênes (O’, La Bolduc) y tient la vedette, appuyée entre autres par Thomas Delorme, Léanne Désilets, Sam-Éloi Girard et Laurie Babin. — Charles-Éric Blais-Poulin, La Presse

Services étendus

Zones d’ombre pour les bibliothèques

Les jeunes qui comptaient sur la bibliothèque municipale de leur quartier pour lire, étudier ou naviguer sur l’internet devront patienter. Même si Québec autorise désormais l’accès restreint aux espaces de travail, le réseau attend toujours des consignes claires avant d’étendre ses services.

Est-ce que seuls les élèves et les étudiants pourront fréquenter les bibliothèques ? Pourront-ils circuler dans les rayons ? Le décret ministériel, en vigueur depuis samedi, donne lieu à de nombreuses interprétations.

« Les modalités relatives à l’application de cette mesure sont présentement en discussion et feront l’objet de précisions ultérieurement, a expliqué Robert Maranda, responsable des relations de presse au ministère de la Santé et des Services sociaux. Il n’est pas possible pour le moment de dire quand. »

En début de journée, Le Devoir avait été informé par ce même Ministère que toute la population pourrait profiter de l’ensemble des services offerts dans les bibliothèques publiques, mais la Santé publique a ensuite rectifié le tir. Seule la clientèle étudiante serait visée par le décret.

Le 6 janvier, alors qu’il annonçait le couvre-feu pour dompter la pandémie de COVID-19, François Legault avait dévoilé des assouplissements pour soutenir les jeunes dans leurs efforts scolaires. « On va permettre, tout en respectant les distanciations, d’aller étudier dans les bibliothèques municipales, a dit le premier ministre du Québec. L’objectif, entre autres, qui est visé est de permettre aux enfants qui n’ont pas l’internet haute vitesse à la maison d’y avoir accès. Et dans certains cas d’avoir une place tranquille pour étudier et pour lire. »

La population devra attendre

L’Association des bibliothèques publiques du Québec (ABPQ), qui redoutait une fermeture complète des établissements, a été prise de court par l’annonce d’un élargissement des services.

Lundi après-midi, elle était en mesure de fournir davantage de précisions que le gouvernement sur les modalités futures.

« La clientèle des élèves et des étudiants aura accès aux postes informatiques ainsi qu’aux places assises, comme les fauteuils de lecture et les tables de travail afin d’étudier ou de suivre leurs cours en ligne. Toutefois, il est à noter que l’accès aux collections ou à tout autre espace demeurera interdit. »

— Extrait d'un communiqué de l'Association des bibliothèques publiques du Québec

Pour l’instant, le reste de la population ne pourra pas profiter de nouveaux services, a précisé Marie-Rose Desautels, porte-parole de l’ABPQ. Cette directive émane du ministère de la Culture et des Communications.

Seuls les prêts sans contact et sur rendez-vous sont – et resteront – permis pour l’ensemble des usagers.

À la bibliothèque Marc-Favreau, dans Rosemont, des panneaux bloquaient toujours l’accès aux rayons et aux postes de travail lors du passage de La Presse. « On attend des consignes de la ville-centre, nous a indiqué la jeune préposée. Ça risque de ne pas ouvrir avant deux semaines. »

Une fois que des règles claires auront été fixées, il appartiendra aux bibliothèques et aux municipalités de décider si elles élargissent ou non leurs services.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.