Actualités économiques

Ventes de véhicules, Bombardier, syndicalisation et OMC

Quelques nouvelles économiques du jour

Hausse des ventes de véhicules en avril

Les ventes d’automobiles au Canada ont augmenté de 254 % en avril, par rapport au même mois l’année dernière, qui avait vu les ventes plonger en raison des confinements des premières semaines de la pandémie de COVID-19. Selon les estimations compilées par la firme spécialisée DesRosiers Automotive Consultants, les ventes d’automobiles canadiennes ont totalisé 162 455 unités le mois dernier, contre seulement 45 833 unités en avril 2020. DesRosiers a expliqué que le mois d’avril 2020 avait marqué le nadir des ventes d’automobiles au pays l’an dernier, et que par conséquent, il n’était pas étonnant que le mois d’avril 2021 montre un si grand rebond. Cependant, il a noté que le taux de ventes désaisonnalisé du mois dernier avait glissé à 1,66 million de véhicules, ce qui était inférieur aux 1,91 million de ventes de véhicules rapportées en mars. La firme a souligné que le marché automobile canadien continuait d’être affecté par les perturbations dans l’approvisionnement en micropuces utilisées dans les véhicules.

— La Presse Canadienne

Bombardier va céder sa participation restante de 3,1 % dans Alstom

Le groupe canadien Bombardier a annoncé mardi son intention de vendre sa participation restante (3,1 % du capital) dans le groupe français Alstom qu’il avait obtenue en lui cédant en janvier ses activités ferroviaires. Bombardier a indiqué dans un communiqué qu’il allait céder plus de 11,5 millions d’actions du constructeur ferroviaire dans le cadre d’un placement auprès d’un groupe d’investisseurs, valorisé à 527,2 millions d’euros (près de 780 millions de dollars) en Bourse mardi. Le constructeur ferroviaire français est devenu fin janvier le numéro deux mondial du secteur, loin derrière le Chinois CRRC, en bouclant le rachat de la division Transport de Bombardier pour 5,5 milliards d’euros. Bombardier avait tiré un produit net de 3,6 milliards de dollars américains de cette vente, y compris environ pour 600 millions de dollars d’actions d’Alstom. Alstom a changé dans l’opération d’actionnaire de référence, la Caisse de dépôt et placement du Québec détenant désormais 17,5 % de son capital, tandis que Bouygues est descendu à environ 6 %.

— Agence France-Presse

Une première ferme Lufa se syndique

Les travailleurs d’un premier établissement des Fermes Lufa, spécialisées en agriculture urbaine, viennent de se syndiquer. Ce sont les Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), affiliés à la FTQ, qui les ont syndiqués. Ils sont une quinzaine d’employés à travailler dans ces serres, à faire l’entretien et la récolte des cultures. Mais la section locale 501 des TUAC ne s’en cache pas : elle a des ambitions pour d’autres établissements. Les Fermes Lufa exploitent quatre serres : trois à Montréal, dans Ahuntsic, Anjou et Saint-Laurent, et celle de Laval. Elles font dans l’agriculture urbaine, cultivent sur des toits d’édifices et ont tissé des partenariats avec des producteurs locaux. Plusieurs enjeux intéressent les nouveaux syndiqués, parmi lesquels la santé-sécurité au travail, les promotions à l’interne en tenant compte de l’ancienneté, les salaires et la possibilité d’avoir son mot à dire au sein de l’entreprise, a expliqué en entrevue mardi Sami Dellah, représentant de la section locale 501 des TUAC et négociateur. L’employeur, Les Fermes Lufa, n’a pas voulu commenter la syndicalisation de ses travailleurs en tant que telle. Il a toutefois fait parvenir une déclaration sur son engagement envers la communauté. « Depuis notre fondation, nos employés et la communauté ont toujours été au cœur de notre mission de bâtir un système d’alimentation durable et local. Cela ne changera jamais ! Nous avons la chance de compter sur une équipe compétente et engagée dans la réussite des Fermes Lufa et c’est pour nous une grande source de fierté », a fait savoir l’employeur.

— La Presse Canadienne

L’OMC en territoire paritaire

La directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a nommé mardi ses quatre adjoints, parmi lesquels deux femmes, une première pour l’institution. Ngozi Okonjo-Iweala, elle-même première femme et première Africaine à diriger l’institution située à Genève, a choisi l’Américaine Angela Ellard et la Costaricaine Anabel González comme adjointes, ainsi que le diplomate français Jean-Marie Paugam et le Chinois Xiangchen Zhang, récemment nommé vice-ministre du Commerce, selon un communiqué. « C’est la première fois dans l’histoire de notre organisation que la moitié des directeurs généraux adjoints sont des femmes. Cela souligne mon engagement à renforcer notre organisation avec des dirigeants de talent tout en arrivant à équilibrer les genres au sein de la direction », a souligné Mme Okonjo-Iweala. La Rwandaise Valentine Sendanyoye Rugwabiza était jusqu’à présent la seule femme à avoir occupé un poste de directrice générale adjointe à l’OMC, d’octobre 2005 à septembre 2013, lorsque Pascal Lamy était directeur général de l’organisation. Angela Ellard est une spécialiste du commerce international qui a fait l’essentiel de sa carrière au Congrès américain comme conseillère. De son côté, Anabel González a, entre autres, été ministre du Commerce extérieur du Costa Rica, mais a aussi travaillé à la Banque mondiale et à l’OMC, où elle a été directrice du département d’agriculture et de matières premières. Chaque adjoint s’occupe de plusieurs domaines recouvrant les différents champs de compétence de l’OMC.

— Agence France-Presse

Washington presse les fabricants de puces taïwanais d’approvisionner les constructeurs américains

Les États-Unis font pression sur les fabricants de semi-conducteurs taïwanais pour qu’ils allouent une partie de leur approvisionnement aux constructeurs automobiles américains confrontés à une pénurie de composants cruciaux, a déclaré mardi la secrétaire américaine au Commerce, Gina Raimondo. Washington cherche également des moyens de stimuler la production nationale d’une gamme de composants industriels pour réduire sa dépendance à l’égard des fournisseurs étrangers, en particulier ceux de Chine, a-t-elle déclaré lors d’un évènement organisé par Americas Society. Les fonderies de puces de haute technologie taïwanaises comptent parmi les plus grandes et les plus avancées au monde, la Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC) étant leader sur ce marché. « Nous travaillons dur pour voir si nous pouvons amener les Taïwanais et TSMC, une grande entreprise du pays, à donner la priorité aux besoins de nos constructeurs automobiles », a indiqué Mme Raimondo, arguant qu’il y avait « de très nombreux emplois américains en jeu ». Les responsables d’autres pays exhortent également Taïwan à contribuer à résoudre la crise des puces, dont la grande majorité est produite en Asie.

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.