Montréal

Une fusillade fait un mort et deux blessés au centre-ville

Une fusillade a fait un mort et deux blessés graves mardi soir au centre-ville de Montréal.

Vers 19 h 55, les agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont été appelés à intervenir pour des coups de feu tirés à l’angle des rues Saint-Antoine Ouest et de la Montagne, en face du Centre Bell.

Après des recherches, ils ont fini par localiser la voiture des victimes devant le métro Georges-Vanier, au coin des rues Saint-Antoine et Georges-Vanier.

Les victimes, deux hommes dans la vingtaine, étaient à bord du véhicule. L’un était mort tandis que l’autre a été transporté à l’hôpital dans un état critique.

Suspects recherchés

Selon les premières informations disponibles, au moins une personne à bord d’un véhicule en mouvement aurait ouvert le feu sur eux. Les deux hommes auraient alors pris la fuite au volant avant de s’arrêter un peu plus loin, devant la station de métro Georges-Vanier.

Un peu plus tard, les policiers ont repéré une troisième victime à l’angle des rues Saint-Antoine et Saint-Martin, aussi un homme dans la vingtaine dans un état critique. Ce dernier était tout de même conscient lors de son transport à l’hôpital. Il n’est pas clair pour l’instant s’il a été victime des mêmes agresseurs.

Les enquêteurs tenteront de l’interroger afin de connaître le déroulement des faits. Une enquête est en cours et les suspects à l’origine de la fusillade étaient toujours recherchés mardi soir.

« Il y a plusieurs caméras de surveillance autour du Centre Bell, dans les tours de condos, notamment, qui devront être visionnées », a indiqué un porte-parole du SPVM, Jean-Pierre Brabant.

Un important périmètre policier a été mis en place dans la rue Saint-Antoine Ouest, entre les rues Peel et Georges-Vanier.

Rejets d’arsenic à Rouyn-Noranda

La Fonderie Horne échoue à dissimuler des documents

La Fonderie Horne a échoué dans sa tentative d’empêcher la divulgation de documents au sujet de la teneur en contaminants des matières qu’elle reçoit de ses fournisseurs.

Un citoyen a eu gain de cause dans sa tentative d’obtenir les données sur les tonnages des livraisons de concentrés à la Fonderie Horne, ainsi que sur leur concentration en arsenic, en bismuth, en antimoine, en plomb, en cadmium et en mercure.

Dans une décision rendue le 13 septembre dernier, la Commission d’accès à l’information (CAI) a rejeté la demande de révision de la Fonderie qui tentait de dissimuler ces chiffres pourtant déjà révélés dans le passé.

Marc Nantel, qui milite au sein du Regroupement Vigilance Mines de l’Abitibi-Témiscamingue (REVIMAT), avait demandé ces informations au ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) en juin 2020, pour l’année 2019.

La Fonderie Horne, d’où proviennent les documents, les avait partiellement caviardés, en dépit de la volonté du MELCC de les transmettre au demandeur.

Plus de transparence

Joint mardi, l’avocat spécialisé en droit de l’environnement Rodrigue Turgeon, qui représentait Marc Nantel devant la CAI, estime qu’il s’agit d’une « belle journée pour le droit de l’environnement et le droit à l’information ».

« Ça ne résout pas le fond des problèmes inacceptables entourant [les émissions de] la Fonderie Horne, mais nous estimons qu’avec plus de transparence, le public et les gens de Rouyn-Noranda peuvent aspirer à prendre collectivement de bonnes décisions à l’avenir », affirme l’avocat, en entrevue.

Les informations contenues dans les documents que tentait de dissimuler la Fonderie Horne démontraient que « la majorité de l’arsenic [rejeté dans l’air est] attribuable à une minorité de clients », avait rapporté Radio-Canada en 2019.

On y apprenait que pour l’année 2018, 63 % de l’arsenic reçu à la Fonderie Horne était attribuable à seulement 4 de ses 46 fournisseurs, même si le tonnage provenant de ces fournisseurs ne représentait que 5 % du total des intrants.

Informations essentielles

Or, il est essentiel pour la population de connaître ces informations, estime l’avocat Rodrigue Turgeon puisque, comme le souligne la CAI dans sa décision, il existe « un lien direct entre la composition des matériaux traités par la Fonderie et les émissions dans l’atmosphère ».

« Donc les grands pollueurs comme la Fonderie ne peuvent plus cacher les concentrations des substances qu’elles acceptent dans leurs usines parce que ce sont ces intrants qui ont un impact direct sur la qualité de l’air et sur la santé publique », explique-t-il.

Rappelons que la Fonderie Horne assure qu’elle pourra réduire ses émissions d’arsenic à 15 nanogrammes par mètre cube (ng/m3) d’ici l’été 2027, comme le veut Québec, en investissant 500 millions dans un plan de modernisation. Mais la direction l’avoue : elle ne sait pas quand ni comment la norme québécoise de 3 ng/m3 pourra être atteinte.

Le MELCC a 30 jours pour remettre les données sur les tonnages des livraisons de concentrés à la Fonderie Horne à Marc Nantel.

— Avec Jean-Thomas Léveillé, La Presse

Agriculture

La ministre Bibeau promet la traçabilité des nouveaux OGM

La ministre fédérale de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, admet qu’il était « inapproprié » que des fonctionnaires et une dirigeante d’un lobby agrochimique travaillent au sein du même document Word sur une réforme visant à encadrer une nouvelle génération d’organismes génétiquement modifiés (OGM). Dans la foulée de cette controverse, elle promet aux agriculteurs biologiques la traçabilité des semences issues de l’édition génique.

Lundi, Radio-Canada révélait que le nom d’une dirigeante d’un lobby agrochimique apparaissait comme « auteure » dans les métadonnées de fichiers distribués sous embargo par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) à divers fonctionnaires et intervenants du monde agricole.

Le document de travail présente une nouvelle « directive clé » pour interpréter le Règlement canadien sur les semences. Il propose de soustraire les plantes issues de « l’édition génique » à l’obligation d’être évaluées par le gouvernement avant d’être introduites dans l’environnement canadien, comme on l’exige pour les nouvelles plantes OGM depuis les années 1990.

« On m’a assurée d’une chose, le document original vient bel et bien de l’ACIA, mais néanmoins, je trouve effectivement que ça porte à confusion de travailler sur le même document. Il me semble que ça serait beaucoup plus approprié que les intervenants envoient leurs recommandations dans des mémoires complètement séparés. J’ai eu cette discussion-là avec un dirigeant de l’Agence mardi matin », a-t-elle expliqué en entrevue avec La Presse.

Elle a insisté sur le fait que le document était un « brouillon » utilisé dans le cadre de consultations avec les acteurs de l’industrie. « On ne peut pas dire que c’est l’orientation de l’Agence, c’est une option qui est sur la table », a tenu à préciser la ministre.

Dans sa forme actuelle, le projet de réforme tel que présenté dans le document « n’atteint pas un objectif qui est très important pour le gouvernement, c’est de protéger le secteur bio. Donc cette option-là ne peut pas être retenue […], donc il faut [que l’ACIA] continue à faire ses devoirs », a-t-elle ajouté.

Bibeau tente de rassurer les agriculteurs bios

Il n’y a pas encore de plantes issues de l’édition génique cultivées dans le système agricole canadien. Cette nouvelle technologie permet d’apporter des modifications dans la séquence ADN existante des plantes sans y insérer de gènes étrangers, comme c’est le cas avec les OGM dits traditionnels.

Cette réforme a toutefois été rejetée en bloc par le monde agricole québécois, qui craint de compromettre le processus de certification biologique.

En plus de ne pas utiliser de pesticides de synthèse et d’engrais chimiques, l’agriculture biologique doit garantir qu’elle n’utilise pas d’OGM. Sans mécanisme de déclaration obligatoire avant la mise en marché des futures semences, la filière biologique du Québec redoutait de ne plus être en mesure de répondre à cette obligation.

« L’intégrité des certifications biologiques doit être garantie à la fin des travaux et ça, c’est une directive très claire que j’ai donnée à l’agence », a précisé la ministre Bibeau.

Concrètement, comment le gouvernement canadien parviendra-t-il à assurer aux producteurs biologiques qu’ils ne planteront pas des semences OGM sans le savoir ? La méthode pour y parvenir reste à déterminer, dit-elle.

« Automatiquement, il doit y avoir une façon ou une autre d’assurer la traçabilité, la transparence », promet Mme Bibeau.

Montréal tiendra un sommet sur les chantiers en 2023

Montréal tiendra l’an prochain un grand sommet sur les chantiers routiers afin de trouver des solutions à l’omniprésence des cônes orange dans la métropole, a annoncé mardi l’administration Plante.

L’évènement réunira la ville centre et les arrondissements, mais aussi les grands donneurs d’ouvrage publics et privés.

« On sort de la COVID, on voit les chantiers qui reprennent, donc en 2023, on va pouvoir tenir ce sommet sur les chantiers », a expliqué Émilie Thuillier, responsable des infrastructures au comité exécutif de Valérie Plante, au conseil municipal. « À Montréal, seulement 30 % des travaux dans nos rues sont faits par la Ville et ses arrondissements. Et donc, 70 % [sont réalisés par] d’autres donneurs d’ouvrage. »

Mme Thuillier a assuré que la Ville de Montréal faisait déjà tout en son pouvoir pour coordonner les chantiers le mieux possible. « Est-ce que c’est facile à gérer ? Non ! Parce qu’on est tributaires des changements, des échéances des autres grands donneurs d’ouvrage. » Des équipes spécialisées tentent de limiter les impacts sur les citoyens, a-t-elle dit.

Projet Montréal s’était engagé à tenir un tel sommet dans les six premiers mois d’un deuxième mandat, lequel a débuté en novembre 2021. La semaine dernière, l’opposition avait durement critiqué cette omission.

« On est en train de voir Projet Montréal se tourner les pouces pendant que tout le monde est pris dans le trafic », dénonçait Alan DeSousa, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’infrastructure. « On n’a pas seulement une administration de l’immobilité, on a une administration de l’immobilisme. »

Au moment d’annoncer la tenue du sommet, Mme Thuillier répondait d’ailleurs à une question de M. DeSousa. « Il faut mettre en place aujourd’hui les mesures pour être capable de gérer et de planifier » les chantiers, a-t-il dit.

« La Ville de Montréal prend le leadership », a dit Mme Thuillier. « On souhaite travailler avec les autres donneurs d’ouvrage pour que leurs chantiers soient aussi visibles que ceux de la Ville de Montréal sur l’internet. »

Elle a appelé les Montréalais à s’abonner aux alertes de la Ville afin d’être informés de changements de dernière minute dans les fermetures de rues.

Vaudreuil-Dorion

Un adolescent violemment poignardé devant une école

La Sûreté du Québec (SQ) a ouvert une enquête après la publication en ligne d’une vidéo où on voit un jeune d’âge mineur poignarder violemment un autre adolescent, devant une école de Vaudreuil-Dorion. La victime a été blessée, mais sa vie n’est pas en danger. Le corps policier québécois dit avoir été appelé à intervenir d’urgence, le 12 septembre dernier aux alentours de 13 h, dans un parc de l’avenue Saint-Charles. Les faits se seraient produits dans un skatepark, tout juste devant l’école Cité-des-Jeunes à Vaudreuil-Dorion. « On parle d’une altercation entre deux mineurs qui aurait amené les policiers à intervenir. Sur place, on a procédé à l’arrestation d’un jeune homme, pour agression armée », a expliqué un porte-parole de la SQ, Nicolas Scholtus, à ce sujet. « Les images qui ont été diffusées sur les réseaux sociaux vont être analysées par nos services », a aussi précisé M. Scholtus. Depuis lundi, les vidéos de l’agression au couteau se multiplient en ligne. La Presse a pu en visionner au moins quatre.

— Henri Ouellette-Vézina, La Presse

Trudeau à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies

La visite de deux jours du premier ministre Justin Trudeau à New York, dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations unies, a commencé mardi par une rencontre bilatérale avec Chandrikapersad Santokhi, président du Suriname, qui préside cette année le Caricom, une coalition politique et économique de 15 États membres dans les Caraïbes. Le reste de l’agenda de M. Trudeau à l’ONU est chargé de réunions sur des sujets qui lui tiennent à cœur : les changements climatiques, l’égalité des genres et le développement durable, entre autres. Il participera également à une table ronde avec l’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, sur les vertus de la croissance de l’emploi inclusive. Le premier ministre du Canada participera aussi au sommet Christchurch Call, avec son homologue néo-zélandaise Jacinda Adern et le président français Emmanuel Macron, afin de combattre la propagation de l’extrémisme violent sur le web. Il sera aussi sur place pour des évènements en avant-première des réunions de la conférence « COP15 » sur la biodiversité, prévue en décembre à Montréal.

— La Presse Canadienne

Violence armée à Montréal

Pas d’enquête sur la gestion des fonds versés par Québec

L’administration de Valérie Plante a refusé mardi de mandater la vérificatrice générale de la Ville de Montréal pour qu’elle enquête sur l’utilisation des fonds attribués par Québec pour combattre la violence armée. Il s’agissait d’une demande de l’opposition officielle à l’hôtel de ville, déposée à l’occasion de la réunion du conseil municipal, qui a toutefois été rejetée par l’administration de Projet Montréal. « Nous vivons une crise de la sécurité publique à Montréal », a souligné le chef de l’opposition, Aref Salem. « On n’est pas en train de dire que les fonds ne sont pas dépensés à la bonne place, mais on veut avoir la vérité. Si l’administration n’a rien à cacher, qu’on donne ce mandat à la vérificatrice générale pour avoir l’heure juste. » La présidente du comité exécutif, Dominique Ollivier, piquée au vif, a rétorqué que la gestion des finances publiques par l’administration est « irréprochable ». — Isabelle Ducas, La Presse

Délit de fuite ayant causé la mort à Laval

La suspecte arrêtée à Montréal

Une femme de 29 ans, qui est considérée comme la suspecte du délit de fuite ayant causé la mort d’un homme jeudi dernier à Laval, a été arrêtée mardi soir à Montréal. L’homme de 53 ans, Stéphane Taillon, a succombé à ses blessures au lendemain de l’évènement, qui s’est produit sur la voie de desserte de l’autoroute 15 Nord. Il aurait eu un accrochage avec le véhicule de la suspecte, qui a quitté les lieux en heurtant la victime, dans un cas possible de rage au volant. Le véhicule suspect avait été localisé plus tôt mardi et le Service de police de Laval (SPL), avec l’assistance du Groupe tactique d’intervention du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a procédé à l’arrestation de la suspecte vers 19 h 30. Deux accusations seront déposées mercredi : délit de fuite causant la mort et homicide involontaire coupable, précise la sergente Geneviève Major, du SPL.

— La Presse Canadienne

Montréal

Un piéton entre la vie et la mort après avoir été percuté par un automobiliste

Un piéton a été grièvement blessé à la suite d’une collision avec un automobiliste, mardi soir, à Montréal. L’accident s’est produit vers 19 h 50 à l’angle de l’avenue Letourneux et de la rue Ontario Est, dans le quartier Maisonneuve. Le piéton, un homme dans la quarantaine, a été transporté dans un état critique à l’hôpital, où l’on craint pour sa vie. Le conducteur n’a pas été blessé, mais a été traité pour un choc nerveux, précise l’agent Jean-Pierre Brabant, du Service de police de la Ville de Montréal. Les agents enquêteurs en collision étaient sur place mardi soir pour comprendre les causes et les circonstances de cet évènement.

— La Presse Canadienne

Tuerie en Saskatchewan

Le chef de la Nation crie James Smith rencontrera des ministres fédéraux

Le chef d’une Première Nation de la Saskatchewan qui a été le théâtre d’une série d’agressions mortelles à l’arme blanche plus tôt ce mois-ci se rend à Toronto pour une réunion avec des ministres du Cabinet fédéral. Le chef Wally Burns de la Nation crie James Smith dit que sa communauté est brisée et attristée par la violence. Le 4 septembre, 10 personnes ont été poignardées à mort et 18 autres ont été blessées dans la communauté et dans le village voisin de Weldon, en Saskatchewan. Les suspects, les frères Damien et Myles Sanderson, sont également morts – Damien de blessures non autoinfligées et Myles de « détresse médicale » alors qu’il était détenu par la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Le chef Burns n’a pas indiqué quels ministres il rencontrerait, mais les discussions doivent inclure les traumatismes que les Premières Nations de la Saskatchewan continuent de subir depuis des générations, notamment à cause du système des pensionnats.

— La Presse Canadienne

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