Gastronomie

Soya, miso, saké… et betteraves !

Biographie

Seira Ogawa vient du Japon. 

Elle habite au Québec depuis deux ans et demi. 

Un mois après son arrivée au pays, elle a rencontré celui qui est maintenant son mari, un Québécois pure laine. 

Elle est pâtissière en congé de maternité préventif. Elle est enceinte de son premier enfant.

Q : Depuis votre arrivée au Québec, quels aliments avez-vous découverts ? 

R : Il y a beaucoup de choses que je ne connaissais pas, entre autres, les betteraves. Au Japon, il y a une sorte de pomme de terre qui ressemble aux betteraves. J’en ai acheté une fois, mais j’ai été très surprise en les épluchant. C’était comme du sang ! Les betteraves sont beaucoup plus rouges que les patates que je connaissais. À un certain moment, je me suis même demandé si c’était comestible. Je les ai fait bouillir et j’ai goûté. Pour être honnête, je ne suis pas trop sûre d’avoir aimé ça.

Q : Quels aliments vous manquent le plus depuis votre arrivée au Canada ? 

R : Il y a beaucoup de choses ! Je vais souvent au IGA, mais je trouve qu’il n’y a pas beaucoup de sortes de poisson. Normalement, au Japon, on peut acheter du poisson cru pour les sushis. Ici, c’est plus difficile d’en trouver, à moins d’aller dans une poissonnerie.

Les œufs de saumon, je peux en trouver ici, mais ça coûte assez cher. J’en achète peu et ça me manque.

Il y a aussi les nattō. Ce sont des fèves fermentées. La texture est un peu bizarre, presque gluante. J’en mangeais presque tous les jours au Japon, mais ici, c’est très difficile à trouver. Quand je vais dans des épiceries chinoises, je peux trouver des nattō, mais ça coûte cinq fois plus cher qu’au Japon.

Puis, les tablettes de curry. C’est très pratique pour faire des soupes. On fait bouillir des légumes, de l’eau et on ajoute un morceau de la tablette qui est semblable à du chocolat. De cette manière, on peut manger du curry facilement.

Q : Avant d’arriver au Québec, aviez-vous lu ou entendu parler de la cuisine d’ici ? 

R : Je ne savais rien ! En fait, je me sens mal, car j’avais une image erronée de la cuisine québécoise. Je pensais que le Canada était comme les États-Unis. Je pensais que les Canadiens mangeaient de la pizza et des hamburgers souvent. En fait, c’est complètement différent.

Mon mari est québécois. Souvent, je mange avec ma belle-famille. Quand ma belle-mère prépare le repas, il y a une salade, une soupe, un plat principal, du pain et du fromage. C’est comme si je mangeais dans un grand restaurant chaque fois que je vais dans ma belle-famille.

Q : Que pensez-vous de la cuisine québécoise ?

R : Pour moi, la cuisine québécoise devient une référence. Elle est très intéressante ! Avant, quand je cuisinais, j’utilisais seulement de la sauce soya, du miso et du saké. Je ne connaissais pas vraiment d’autres manières de cuisiner, mais ma belle-mère me montre plein de nouvelles techniques.

Si je compare à ce à quoi je suis habituée, la cuisine québécoise est un peu plus grasse. Mais le goût demeure excellent !

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