Prix du bois d’œuvre, inflation, consommation et mode

Quelques nouvelles économiques du jour

Le prix de référence du bois d’œuvre grimpe à un sommet record

Les acheteurs de maisons et les rénovateurs qui espéraient une baisse des prix au milieu de l’hiver sont plutôt accueillis avec de nouveaux prix record sans précédent pour les panneaux de bois d’œuvre et de lamelles orientées (OSB). Selon l’analyste Hamir Patel, de la Banque CIBC, les prix du bois résineux (épinette, pin et sapin) de l’Ouest ont atteint pour la première fois mardi un cours de clôture de 1000 $ US par millier de pieds-planche, d’après Random Lengths, observateur de l’industrie. Dans un rapport, M. Patel a indiqué que le prix du bois d’œuvre composite en Amérique du Nord avait augmenté d’environ 1 % pour atteindre un sommet historique de 979 $ US, malgré la baisse des ventes en raison du ralentissement saisonnier de la construction et de l’effet du froid extrême au Canada et aux États-Unis sur les scieries et les activités de livraison.

— La Presse Canadienne

L’inflation canadienne a accéléré en janvier

L’inflation d’ensemble au Canada s’est établie à 1 % en janvier par rapport au même mois l’an dernier, son accélération depuis la fin de 2020 étant en voie d’augmenter au cours des prochains mois. La progression annuelle de l’indice des prix à la consommation le mois dernier fait suite à celle de 0,7 % observée en décembre, et s’est révélée légèrement supérieure à celle de 0,9 % attendue en moyenne par les économistes, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv. La croissance de l’indice des prix à la consommation n’a pas dépassé le seuil de 1 % depuis février 2020, alors que l’inflation s’était établie à 2,2 % par rapport à février 2019. Depuis, l’inflation annuelle ne s’était hissée qu’une seule fois à 1 % avant janvier, soit en novembre, la pandémie ayant bousculé les habitudes des consommateurs. Plus la faiblesse des prix persistera, plus il sera probable que les taux d’intérêt restent bas longtemps. La Banque du Canada prévoit de maintenir son taux directeur à 0,25 % d’ici à ce que l’économie se soit remise sur pied et à ce que l’inflation regagne sa cible de 2 %. Les prochains mois pourraient voir l’inflation annuelle gravir jusqu’à la zone de confort de la banque centrale, et même au-delà, mais ce sera uniquement parce que les données se compareront au pire du ralentissement induit par la pandémie, a souligné l’économiste Royce Mendes, de la Banque CIBC.

— La Presse Canadienne

La consommation repart aux États-Unis

L’optimisme semble renaître aux États-Unis, où les dépenses des consommateurs ont bondi en janvier, alors que le président Joe Biden redouble d’énergie pour faire approuver son plan de sauvetage de 1900 milliards, qui fait toutefois craindre une surchauffe de l’économie. Les dépenses des consommateurs américains ont été en janvier supérieures de 5,3 % à celles de décembre, de 7,4 % à celles de janvier 2020, selon les données publiées mercredi par le département du Commerce. Cette hausse est la première après trois mois de baisse. Les comptes en banque des ménages américains ont été un peu renfloués par le plan de relance de 900 milliards adopté fin décembre au Congrès et ratifié par Donald Trump, après des mois de négociations. Les chèques de 600 $ par personne et les allocations chômage prolongées leur ont permis d’acheter des appareils électroniques, meubles et objets pour la maison, livres, instruments de musique, articles de sport et de loisirs. Même les bars et restaurants, qui souffrent particulièrement de la crise, ont vu leurs ventes grimper pour la première fois depuis septembre.

— Agence France-Presse

La mode internationale trinque en 2020

Les grandes multinationales de la mode ont vu leur chiffre d’affaires plonger de 21,8 % sur les neuf premiers mois de 2020 sous l’effet de la pandémie de COVID-19, selon une enquête du centre d’études de la banque Mediobanca publiée mercredi. Une contre-performance qui représente cinq fois plus que le recul subi sur la même période par les grands groupes internationaux du secteur industriel (- 4,3 %). Cette chute s’explique par les mesures de confinement prises partout dans le monde au plus fort de l’épidémie, qui ont conduit à la fermeture de boutiques, à l’arrêt des liaisons internationales et à l’effondrement du tourisme. Le marché de la mode en Europe a connu une baisse de 23,7 % du chiffre d’affaires pendant les neuf premiers mois de 2020, alors qu’en Asie, le recul a été limité à 10,1 % si l’on exclut le Japon. Une lueur d’espoir se dessine cependant pour le quatrième trimestre : les premiers résultats publiés par les entreprises du secteur pour cette période laissent prévoir une hausse des recettes d’environ 17 % comparativement aux trois mois précédents, indique l’étude. Déjà au troisième trimestre, la chute s’est quelque peu atténuée, grâce à une hausse des résultats enregistrés en Chine ainsi qu’en Corée du Sud et à Taiwan.

— Agence France-Presse

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