Fidelity achète du SNC-Lavalin

Un important gestionnaire de fonds communs de placement et actionnaire de SNC-Lavalin a récemment bonifié son investissement dans le cabinet montréalais d’ingénierie qui change d’identité.

Fidelity Investments a acheté au cours d’une séance le mois dernier pour approximativement 16 millions de dollars d’actions.

Les gestionnaires chez Fidelity ont fait l’acquisition d’un total de 412 850 actions le 3 août, indique un document déposé ce mois-ci auprès des autorités réglementaires.

Cette transaction a déclenché l’obligation de préciser aux autorités que la participation de Fidelity dans SNC-Lavalin s’élève dorénavant à 11,4 %.

Après la Caisse de dépôt et placement du Québec, Fidelity est le plus important actionnaire institutionnel chez SNC-Lavalin.

Après une longue descente au cours des dernières années, l’action de SNC-Lavalin a fortement rebondi depuis un an. En hausse de 83 % jusqu’ici cette année, le titre est passé de 23 $ au début du mois de janvier à plus de 44 $ pour se trouver aujourd’hui à un sommet des 52 dernières semaines à la Bourse de Toronto. Un plancher boursier de 15 $ avait été atteint en 2019 au pire de la débâcle.

L’action de SNC-Lavalin s’échange désormais sous le symbole « ATRL » en Bourse à la suite de l’annonce la semaine dernière du changement de nom de l’entreprise qu’on devra appeler AtkinsRéalis.

Cette modification se veut une étape de plus dans la transformation et le repositionnement de l’entreprise après des allégations de fraude et de corruption, des dépassements de coûts, et une acquisition mal avisée liée au secteur pétrolier.

L’action a pris 1 % lundi à Toronto dans ce qui était la toute première séance boursière de l’entreprise sous le symbole ATRL, ce qui lui confère une capitalisation boursière de 7,7 milliards de dollars.

Dix des douze analystes qui suivent officiellement les activités de l’entreprise recommandent l’achat du titre. La cible moyenne des experts se situe à 47,50 $, l’équivalent d’un rendement potentiel d’environ 8 % par rapport au cours boursier actuel.

Une résurgence du nucléaire serait un facteur de différenciation évident pour SNC, avec une série d’occasions potentielles, soulignait l’analyste Benoit Poirier, chez Desjardins, dans une note publiée le mois dernier.

Cet expert précisait notamment que la direction se montrerait particulièrement optimiste pour le segment nucléaire avec plusieurs facteurs favorables comme la situation en Ukraine/Russie, qui a renforcé la tendance à la sécurité énergétique, et la croissance rapide de la demande d’électricité attendue au cours des prochaines années sous l’effet de l’adoption accélérée des véhicules électriques.

Il ajoutait que l’un des principaux arguments de vente du réacteur Candu – SNC-Lavalin est dépositaire de la technologie – est qu’il s’agit de l’une des seules technologies de réacteur au monde utilisant de l’uranium naturel, évitant ainsi le processus d’enrichissement, ce qui réduit les coûts et l’éloigne des armes nucléaires.

Il ne faut toutefois pas s’attendre à une croissance exponentielle à court terme, selon Benoit Poirier, car la mise en œuvre de ces projets prend du temps.

Benoit Poirier note par ailleurs que la division nucléaire dégage de fortes marges, ce qui permet à l’entreprise de se différencier de ses homologues canadiens Stantec et WSP. L’entreprise dispose, selon lui, d’une expertise nucléaire unique et l’industrie présente des barrières élevées à l’entrée.

Revue boursière

Dans l’attente de la Fed

La Bourse de Toronto a clôturé lundi sur un recul, tirée vers le bas par les pertes des secteurs des technologies et des métaux de base, pendant que les grands indices américains ont terminé la journée essentiellement au même niveau que vendredi dernier, incapables de trouver une direction à la veille du début de la réunion de la banque centrale américaine (Fed).

— D’après La Presse Canadienne et l’Agence France-Presse

Les patrons des pétrolières s’attendent à une hausse

Les dirigeants de certaines des plus grandes sociétés de combustibles fossiles au monde se réunissent cette semaine au Canada, unis dans leur position voulant que le « pic pétrolier » ne soit pas à la veille de les mettre en faillite. Alors que le cours de référence du baril de pétrole brut West Texas Intermediate dépasse le seuil des 90 $ US – son plus haut niveau depuis novembre l’an dernier –, des dirigeants et des représentants gouvernementaux du monde entier se réunissent à Calgary pour le 24e Congrès mondial du pétrole. L’évènement est l’une des plus grandes conférences sur le pétrole et le gaz naturel au monde et il n’a pas eu lieu au Canada depuis 2000. — La Presse Canadienne

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