Hockey

Un Trifluvien d’origine à la tête de la Fédération internationale ?

Trois-Rivières — Ce sera peut-être un Trifluvien qui prendra les guides de la Fédération internationale de hockey (IIHF), le 25 septembre.

Installé en France depuis des décennies, Luc Tardif est l’un des cinq candidats à la succession de René Fasel. Il a été le dernier à se lancer dans la course, mais il assure avoir des chances de gagner son pari.

« J’ai été sollicité par des fédérations pour me présenter. Le plus dur a été de me convaincre moi-même de me lancer ! Mais une fois que j’ai décidé d’embarquer, j’ai mis le maximum d’efforts pour que ça fonctionne. Pourquoi attendre au vestiaire alors qu’il y a un grand match qui se joue juste à côté ? », a dit Tardif, un peu plus de deux mois après avoir déposé son bulletin de candidature.

« À titre de trésorier, j’ai été impliqué dans les grosses négociations comme les Jeux olympiques, la LNH. Ça fait presque une décennie que je siège au comité exécutif, je connais bien les dossiers, alors je pense avoir les outils pour prendre la relève. Maintenant, on va voir comment la joute va se dérouler. Ça fait 27 ans qu’il n’y a pas eu d’élection ! Il n’y a pas de mode d’emploi… »

À défaut de suivre un canevas, Tardif a fait campagne en faisant le tour des fédérations.

« J’avais mes idées, mais je voulais co-construire mon programme avec les fédérations. J’ai fait 80 heures de consultation. La communication est au cœur de mes valeurs. »

— Luc Tardif

Il y aura 104 bulletins de vote à dépouiller le 25 septembre, au congrès en Russie. Les fédérations qui participent à au moins trois championnats ont deux votes, les autres, un seul. À chaque tour de scrutin, celui ayant obtenu le moins de votes sera éliminé et le scrutin se poursuivra jusqu’à ce qu’un candidat obtienne la majorité.

« Je pense franchir le premier tour. Par la suite, tout va dépendre de la répartition des votes. C’est une joute, il y aura peut-être des petites mises en échec, mais à la fin, on va tous travailler ensemble, on a du pain sur la planche ! » a expliqué Tardif.

« Les cinq candidats, on se connaît bien. On a même déjà commencé à placer certaines choses pour la suite. Je n’ai pas de pression, je me suis lancé à la toute fin. Mais bon, l’appétit vient en mangeant ! »

S’il est élu, Tardif dit vouloir mettre l’accent sur la symbiose à l’intérieur de la fédération, sur la diplomatie dans la répartition des revenus et sur le développement.

« Nous faisons partie d’une belle et grande famille. C’est important d’être à l’écoute. Ma vision, c’est une fédération citoyenne », lance-t-il.

« Nos gros évènements nourrissent la totalité des autres divisions et il y a de plus en plus de besoins, alors c’est quelque chose qu’il faut bien encadrer, tout en lançant de nouveaux produits pour générer davantage de revenus. On se doit, par exemple, d’utiliser un peu plus la technologie moderne. Je veux aussi qu’on soit irréprochables dans la lutte contre le dopage, et sur la violence. »

Les quatre autres candidats sont le Danois Henrik Bach Nielsen, le Tchèque Petr Bříza, le Biélorusse Sergej Gontcharov et l’Allemand Franz Reindl. Ce dernier serait le favori.

Tardif, qui est à la tête de la Fédération française de hockey sur glace depuis 2006, est âgé de 68 ans. C’est un ancien joueur des Ducs de Trois-Rivières, dans la LHJMQ, qui a ensuite été un buteur vedette à Chamonix et à Rouen chez les pros, en France, où il vit depuis 1975.

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