Examen du Mois

Un défi à l’image de sa réputation : remarquable !

Le Club de golf St-Jean-de-Matha est beaucoup plus qu’un parcours de golf et c’est connu. Il s’agit d’un centre de villégiature quatre saisons hors du commun et notre trio d’amateurs l’a ressenti dès son arrivée au club. Tous semblaient prêts pour une journée remarquable au dépaysement assuré !

Club de golf St-Jean-de-Matha

Date de l’examen : 23 juin

Météo : ensoleillé avec passages nuageux, 20 degrés

Temps de jeu : 4 h 10

C’est l’objectif d’une partie de golf, décrocher du quotidien et se laisser emporter par l’ambiance que dégage un club. D’ailleurs un élément qui aide à créer une belle ambiance, et qui est trop souvent négligé, est la proximité des installations avec le pavillon principal. C’est certainement le cas au Club de golf St-Jean-de-Matha où tout se trouve littéralement à moins de 30 pas. Vert de pratique, terrain d’exercice, boutique, restaurant, terrasse, 1er tertre de départ, 10e tertre, bref cette formule gagnante facilite votre préparation d’avant-partie tout autant que l’approche au 19e

À l’aube de son 50e anniversaire, en plus du pavillon principal qui se refera une beauté prochainement, le Club de golf St-Jean-de-Matha peaufine son expérience client. C’est grâce à une cuisine complètement rénovée que l’on proposera une nouvelle expérience gastronomique aux saveurs locales. De plus, un menu bistro évolutif vous est offert de 11 h à 22 h tous les jours. Les golfeurs ainsi que le public extérieur sont invités à venir découvrir et goûter à l’expérience Matha, comme aime le mentionner Jonathan Salvas, directeur des ventes entreprises. « Les valeurs familiales ont toujours fait partie de la recette et c’est le mandat de notre équipe au service. Lorsque vous venez chez nous, on vous invite à faire partie de la famille. »

Votre défi est servi !

Pour employer un vocabulaire culinaire, la mise en bouche de ce tracé de 18 trous est à point, c’est-à-dire que l’on annonce les saveurs sans tout dévoiler. Les trois premiers trous laissent présager un défi relativement étroit avec des verts qui demandent une belle dose d’habileté. « La vitesse des surfaces s’agence parfaitement avec le créneau villégiature du club. Donc, si vous êtes du mauvais côté du trou sur certains verts, vous aurez du fil à retordre, mais il n’y a rien d’impossible, » a expliqué Charles-Étienne Demers. En résumé, l’objectif reste le plaisir et c’est tant mieux !

Le niveau de concentration sur le 3e vert n’était pas optimal pour notre trio d’amateurs et on peut très bien les comprendre. La vue est tout simplement remarquable, tout comme le coup d’œil sur le tertre suivant. D’ailleurs, il n’y a eu aucune hésitation du côté de Ralph D’Iorio et Micheline Cormier quant à leur coup de cœur de la journée. Le départ du 4e trou est époustouflant. Notre golfeur gaucher de la journée était déchiré, mais a plutôt opté pour le 11e et sa chute quasi légendaire. On l’excusera, c’est sans contredit l’une des normales trois les plus connues de la province.

Pour revenir aux défis sur le premier neuf, c’est sans trop s’en rendre compte que l’on affronte consécutivement deux normales 5, deux normales 3 et deux normales 4 pour conclure la première moitié du parcours ne comptant que très peu d’étendues d’eau. La variété du tracé et la mise en valeur de la nature sont le résultat du travail acharné de la famille Salvas, propriétaire du club depuis son ouverture en 1972.

Nos trois amateurs privilégiés ont rapidement compris que le paysage allait quelque peu changer au niveau du défi. Si l’eau est mise en évidence sur le célèbre 11e trou de par son imposante chute, l’élément est tout aussi intimidant aux 12e et 14e trous. Micheline est d’ailleurs la seule du trio à avoir conservé la même balle sur cette portion du parcours. Chapeau ! « C’est un parcours que plusieurs pourraient qualifier de montagneux, mais il n’y a rien d’exagéré. Il y a le 17e qui surprend un peu la première fois (rires), mais sinon, tout est bien équilibré. Ça vaut le détour ! »

Finalement, lorsque les golfeurs et golfeuses profitent du deuxième neuf, un subtil rappel se démarque dans le paysage avec les condos de luxe perchés tout en haut des rochers et qui surplombent le parcours. Un service auquel nos amateurs n’ont pas été en mesure de profiter compte tenu de leur bref séjour, mais ils ont tous trois semblé séduits par cet attrait touristique. « De profiter de la région et d’y rester au sommet de cette façon, ce n’est pas offert dans beaucoup d’endroits au Québec », a indiqué Ralph qui en est à sa première saison complète au golf. « Je me suis senti à l’aise sur le parcours toute la journée. C’est certain que je vais revenir » a-t-il conclu.

TRIO AMATEURS

Ralph D’Iorio : 36 ans, Habite Montréal/Joue au golf depuis 1 an/Handicap : Non-établi/Coups de départ qui ont atteint l’allée : 3/Verts atteints en coups prescrits : 0/Coups roulés : 38/Note d’évaluation du parcours : 8/10

Micheline Cormier : 53 ans/Habite St-Liguori/Joue au golf depuis 28 ans/Handicap : 10/Coups de départ qui ont atteint l’allée : 7/Verts atteints en coups prescrits : 7/Coups roulés : 35/Note d’évaluation du parcours : 8,5/10

Charles-Étienne Demers : 37 ans/Habite Montréal/Joue au golf depuis 26 ans/Handicap : 2/Coups de départ qui ont atteint l’allée : 4/Verts atteints en coups prescrits : 8/Coups roulés : 34/Note d’évaluation du parcours : 8/10

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