Économie

Excédent commercial en avril pour le Canada

Le Canada a affiché un excédent commercial de 594 millions en avril, la pénurie mondiale de puces à semi-conducteur ayant nui tant aux importations qu’aux exportations du secteur automobile, selon Statistique Canada. Ce résultat se compare à un déficit révisé de 1,3 milliard pour le mois de mars. L’économiste Omar Abdelrahman, de la Banque TD, a noté que les perturbations à la chaîne d’approvisionnement mondiale ne s’étaient pas limitées à l’économie canadienne et que le portrait de la demande étrangère sous-jacente à venir du côté des exportations restait solide. Les importations ont diminué de 4,7 % en avril pour s’établir à 49,6 milliards, les importations de véhicules automobiles et de leurs pièces ayant diminué de 22,1 %. En excluant les véhicules et leurs pièces, les importations ont diminué de 1,3 %. Entre-temps, les exportations ont reculé de 1,0 %, à 50,2 milliards, en avril, alors que les exportations de véhicules automobiles et de leurs pièces ont reculé de 18,1 %. En excluant les véhicules automobiles et leurs pièces, les exportations ont grimpé de 1,6 %. — La Presse Canadienne

Justice

20 mois de prison pour un ex-conseiller financier

Une juge de la Cour du Québec vient d’imposer une peine de 20 mois de prison ferme à un ex-conseiller financier de Pointe-Claire, en plus de lui infliger des amendes totalisant 236 000 $.

Michael John Moore avait été reconnu coupable sous 69 chefs d’accusation déposés par l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Du lot, il y avait 34 chefs d’accusation d’exercice illégal de l’activité de courtier en valeurs, 34 chefs d’accusation de placement sans prospectus et 1 chef d’accusation d’entrave à une enquête de l’AMF.

Michael John Moore reçoit l’amende minimale pour chacun des chefs alors que la peine d’emprisonnement est imposée concurremment pour les chefs d’accusation de placement sans prospectus.

« Il y a déjà eu des peines de prison similaires dans le passé, mais il est vrai que cela n’arrive pas fréquemment », commente le porte-parole de l’AMF, Sylvain Théberge.

« Ce sont les facteurs aggravants qui ont pesé dans la balance. »

— Sylvain Théberge, porte-parole de l’AMF

Il souligne la répétition des gestes, l’utilisation d’un avocat de manière à mettre les victimes en confiance et à leur donner l’impression que les gestes faits étaient légaux.

« Michael John Moore a aussi utilisé son titre de courtier en assurance pour amener les victimes à lui accorder leur confiance, sans oublier l’enjeu de l’appropriation de sommes d’argent », précise Sylvain Théberge.

Une entreprise qui n’existe pas

Selon l’enquête de l’AMF, Michael John Moore a notamment proposé des investissements à certains clients en leur promettant des taux d’intérêt plus élevés que ceux offerts par les institutions financières. Il disait que l’argent serait investi auprès d’une entreprise qui, dans les faits, n’existait pas.

Le stratagème élaboré lui a permis de dérober plus de 481 000 $, dont une partie a pu être récupérée par les victimes par l’entremise du Fonds d’indemnisation des services financiers.

Michael John Moore avait déjà écopé d’amendes de 6000 $ en 2010 pour deux infractions d’exercice illégal de courtier en valeurs et d’aide au placement sans prospectus.

Cet ex-conseiller en sécurité financière a été radié de façon permanente par le comité de discipline de la Chambre de la sécurité financière il y a cinq ans. Le comité de discipline avait alors souligné que l’appropriation de fonds constituait l’une des infractions les plus graves qu’un représentant puisse commettre, laquelle porte une sérieuse atteinte à la raison d’être de la profession, et que la confiance entre un représentant et son client était cruciale.

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