Leadership

Des lits disponibles

Chaque semaine, La Presse présente conseils, anecdotes et réflexions pour leaders, entrepreneurs et gestionnaires.

LE GESTE

Des chambres pour les patients

Christiane Germain veut mettre l’hospitalité de Germain Hôtels au service des hôpitaux et du personnel de la santé qui lutte contre la pandémie. Face à une situation de plus en plus difficile, « nous voulons faire partie de la solution. Nous le ferons sans hésiter », a écrit sur LinkedIn la coprésidente de Germain Hôtels. « Il y a des milliers de lits de libres à Montréal actuellement dans les hôtels, note-t-elle en entrevue avec La Presse. [Hier] matin, j’écoutais le ministre de la Santé et c’est quelque chose qu’il regarde. » Mme Germain voit cette offre comme son effort de guerre. Selon les besoins des patients, et l’équipement nécessaire, des étages dans les hôtels pourraient leur être destinés. « L’idée n’est pas de dire : on va louer nos chambres, précise-t-elle. Mais plutôt de se mettre ensemble et de trouver des solutions. On doit tous faire un effort. »

LA RÉSOLUTION

Courses à l’agenda

Ce sont les seules réunions à l’agenda hebdomadaire de Vicky Boudreau qui ne sauteront jamais. Réunions qu’elle a baptisées « meetings avec le département de santé mentale ». Depuis près de cinq ans, la cheffe de la direction et partenaire fondatrice de la firme Bicom Communications s’accorde des moments pour courir de 20 à 30 kilomètres par semaine. « Pour respecter ces rendez-vous, prendre soin de moi devait devenir aussi important qu’une réunion avec un client, explique-t-elle. Des fois, ça ne me tente pas d’aller courir, mais comme c’est une réunion inscrite à l’agenda, je dois y aller ! » Vicky Boudreau fait d’une pierre deux coups : elle branche des livres audio dans ses oreilles. « De psychologie, de business, dit-elle. Je cours, je prends soin de moi et j’apprends des choses. » L’idée de s’accorder du temps a germé après une discussion avec une amie à qui elle venait de confier qu’elle était fatiguée. « Elle m’a dit : “« Tellement de monde compte sur toi, tu ne peux te permettre de ne pas prendre soin de toi.” » Ça a changé ma perception. S’occuper de nous n’est pas un luxe, car il faut être en mesure de soutenir nos employés. »

LA CITATION

« Si 14 ans à la mairie de Québec ne m’avaient pas transformé, avec ce qu’on a connu, je ne serais pas humain. Quand tu vis la fusillade de la mosquée, s’il y a des choses que tu n’avais pas comprises quant à la différence, tu les comprends là. J’ai beaucoup plus d’empathie, car j’ai beaucoup compris la détresse de nos concitoyens des communautés culturelles. Et j’ai beaucoup côtoyé la pauvreté. Je sors de ce travail-là et je sais qu’il y a encore beaucoup de gens dans la misère. Mais ça, je vais tenter de voir ce que je peux faire éventuellement, parce que ça m’attriste et ça demeure douloureux. »

— Régis Labeaume, ex-maire de Québec

(Source : Les dix de 2021, à ICI Radio-Canada)

DIVERSITÉ

Plafond Zoom

On connaît le plafond de verre. Le télétravail, propulsé à cause de la pandémie, fait maintenant craindre un « plafond Zoom » à de plus en plus d’employés. Principalement, les femmes et les gens issus des minorités. Selon le regroupement Future Forum, 81 % des employés noirs et 87 % des employés asiatiques aux États-Unis souhaitent ainsi retourner dans un modèle de travail hybride, comparativement à 75 % des employés blancs, rapporte ebn. La question est double. D’un côté, certains groupes estiment qu’il est plus facile de se faire valoir, d’avoir du mentorat, de prouver qu’ils sont productifs en personne et d’être considérés pour une promotion en présentiel. De l’autre, travailler à distance permet d’éviter les gestes et commentaires racistes, misogynes, de mauvais traitements et, enfin, de concilier travail et famille. Au pays de Joe Biden, on estime qu’il y aura 36 millions de télétravailleurs d’ici trois ans et que « les femmes et les minorités seront plus susceptibles de choisir de travailler à distance », note la psychologue industrielle Elora Voyles, de la plateforme d’engagement des employés TINYpulse.

(Source : ebn)

LE CHIFFRE

90 %

C’est la propoortion d’employés de BMO en Amérique du Nord qui ont fait un don à Centraide en novembre et décembre 2021, pour un total de 26 millions de dollars. « La valeur des dons personnels que nos employés font chaque année témoigne de la puissance de notre raison d’être », dit Darryl White, chef de la direction de BMO Groupe financier et coprésident de la campagne Centraide du Grand Montréal 2021, dans un communiqué. « Les employés de BMO ont très clairement montré qu’ils avaient le cran d’agir pour contribuer à réduire les inégalités dans notre société en tirant parti du dynamisme de la reprise économique pour réaliser des progrès. »

QUI A DIT ?

« Il y a une volonté que je n’ai jamais vue aussi réelle de changer les choses. Je suis contente de faire partie de ça. »

Réponse : Chantal Machabée, nommée vice-présidente aux communications du Canadien de Montréal

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