Ananas : un nouvel outil au service des hôteliers

Les membres de l’industrie hôtelière québécoise peuvent désormais compter sur la plateforme Ananas pour suivre les actualités du milieu et trouver des partenaires susceptibles d’optimiser leurs affaires.

Ananas est un projet créé par l’Association des hôtels du Grand Montréal (AHGM), soucieuse de mettre ses contacts et ses connaissances au service de ses membres. Les membres de l’AHGM peuvent désormais consulter le magazine en ligne et le répertoire de partenaires et de fournisseurs de l’association sur la même plateforme.

Un magazine en ligne

Le magazine en ligne Ananas couvre l’actualité du domaine hôtelier à travers des articles originaux rédigés par l’AHGM ou par ses partenaires. Ces billets couvrent plusieurs champs d’intérêt, du marketing à la construction en passant par le design et les tendances. Une présentation ludique et illustrée guide le lecteur dans sa découverte du sujet et mentionne également les ressources qui lui seront utiles s’il souhaite aller plus loin. « La pandémie a forcé plusieurs organisations à revoir leur modèle d’affaires, et nous avons nous-même dû réfléchir à de nouvelles façons de communiquer. En raison de l’absence de touristes dans les hôtels, notre ancien magazine papier n’était plus pertinent et nous l’avons suspendu », explique Eve Paré, présidente-directrice générale de l’AHGM.

Un répertoire pour tous les besoins de l’industrie

Le répertoire Ananas, en ligne lui aussi, rassemble quant à lui tous les partenaires et les fournisseurs en mesure de servir les besoins des hôteliers. Ces ressources sont classées en six catégories thématiques et une trentaine de sous-catégories susceptibles d’évoluer selon les prochains besoins de l’industrie. Chaque page du répertoire décrit les services de l’entreprise en question et indique ses coordonnées.

La création d’une liste rassemblant toutes les ressources utiles aux hôteliers est une demande qui a été exprimée par les membres de l’AHGM à plusieurs reprises. « Cet outil devrait donc répondre à leurs attentes, d’autant plus en ce moment, car la pandémie a fortement heurté l’industrie, et il n’y a pas de meilleur moment pour un hôtel pour revoir ses approvisionnements et sa liste de fournisseurs », dit Eve Paré. Une infolettre bimensuelle informe les abonnés des nouvelles parutions sur le magazine en ligne et des ajouts au répertoire.

Jérôme Ferrer, chef exécutif de l’Europea

Si l’accent du sud-ouest de la France de Jérôme Ferrer trahit ses origines hexagonales, le chef réputé est tout de même devenu un des meilleurs ambassadeurs de la gastronomie et des produits du terroir québécois. À la tête du Restaurant Jérôme Ferrer par Europea, à Montréal, le chef doit, à l’instar de ses confrères, se réinventer et composer avec les mesures sanitaires.

Depuis la réouverture de l’Europea, vous proposez Épicure Land ? En quoi cela consiste-t-il ?

Nous avons développé ce concept temporaire en réponse à la pandémie de COVID-19. Épicure Land, c’est comme une aventure en immersion totale. Il s’agit d’un parcours gourmand en cinq stations qui cherche à surprendre tous les sens. On remet aux clients un passeport qui leur permet de « traverser » ce parcours gastronomique en cinq services. Nous voulions que le tarif soit très abordable pour une famille. Il est de 50 $ pour les adultes, et cela comprend une boisson alcoolisée au choix, et de 25 $ pour les enfants de moins de 15 ans, qui reçoivent un mocktail. Les masques et le gel hydroalcoolique sont fournis, et nous offrons, à la fin de l’expérience, un sac-cadeau à tous les clients.

Vous vous définissez toujours comme un chef, ou plutôt comme un entrepreneur ?

Je suis et je resterai toujours avant tout un chef… dans sa cuisine. Je me dis que les clients qui paient pour découvrir la cuisine d’un chef s’attendent à ce qu’il soit présent en cuisine, au moins, de la même façon que l’on peut s’attendre, lorsqu’on assiste à un spectacle, à voir l’artiste. Cela dit, je porte également une casquette d’entrepreneur et, à ce titre, je dois sans cesse me réinventer et m’adapter, comme je le fais actuellement en raison de la pandémie. Être entrepreneur, c’est aussi savoir rebondir et réagir à toutes les situations.

Quels sont les plus grands défis liés à cette situation hors norme ?

Je dirais qu’il faut tout simplement être capable de continuer à faire son métier. Dans notre cas, on a dû repenser complètement notre modèle pour assurer notre survie, ce qui s’est traduit par la fermeture du restaurant le midi, faute de rentabilité, et aussi par le lancement d’Épicure Land. De plus, l’absence des touristes, d’ici ou d’ailleurs, et de la clientèle d’affaires, l’ensemble des mesures sanitaires mises en place, et le fait que nous sommes très peu aidés rendent évidemment les choses très difficiles, et ce, au jour le jour. Mais jusqu’à quand ?

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