Allemagne

Les brasseurs craignent la pénurie de gaz

La consommation de bière en Allemagne a repris au premier semestre après une chute liée à la COVID-19, mais le spectre d’un arrêt de l’approvisionnement en gaz plane désormais sur les brasseries, qui redoutent des arrêts de production. « Sans gaz, les rayons des supermarchés restent vides », a averti lundi la fédération des brasseurs, très dépendants de cette énergie fossile pour la production. L’industrie alimentaire est, derrière l’industrie chimique, le secteur le plus gourmand en gaz, utilisé notamment lors du maltage, première étape dans la fabrication de la bière. « L’industrie de la bière continue de travailler en mode de crise », avertit Holger Eichele, président de la fédération des brasseurs. Il est aujourd’hui « impossible » de remplacer le gaz comme principale source d’énergie, et l’ampleur du choc énergétique « n’est pas encore estimable », ajoute-t-il. Plusieurs brasseries ont déjà augmenté leurs prix en réaction à la hausse des coûts de production avant la guerre en Ukraine. Les fournisseurs des brasseries dont la production dépend également du gaz souffrent aussi, à commencer par les fabricants du verre des bouteilles. — Agence France-Presse

Groupe Akiem

La Caisse confirme son intérêt pour une filiale de la SNCF

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) est entrée en négociations exclusives avec la SNCF et le groupe allemand DWS concernant la cession du groupe Akiem, a confirmé l’institution par communiqué lundi matin. Akiem est le premier acteur du marché de location de locomotives de fret en France et en Europe.

Les termes de l’offre de CDPQ n’ont pas été dévoilés publiquement.

Le quotidien économique Les Échos avait ébruité l’intérêt de la Caisse pour Akiem la semaine dernière. Il affirmait que la SNCF avait obtenu des offres de la part de candidats donnant une valeur entre 2,5 et 3 milliards d’euros (entre 3,2 et 3,9 milliards de dollars canadiens) à la filiale.

Akiem a enregistré des revenus de 220 millions d’euros (environ 280 millions canadiens) et un bénéfice avant intérêt, impôt et amortissement d’environ 150 millions d’euros (presque 200 millions canadiens) en 2021.

L’entreprise possède un parc de plus de 600 locomotives, 46 trains de passagers et quelque 250 employés. La Caisse a souligné que 75 % du parc d’Akiem est électrique.

« Akiem propose une réponse durable aux défis de décarbonation du transport – une solution qui nous a séduits dès le départ », commente Emmanuel Jaclot, premier vice-président et chef des infrastructures. Akiem sert 80 clients dans 21 pays.

La propriété d’Akiem se partage à parité entre la SNCF et DWS.

Avant d’être acceptée, l’offre de la CDPQ est soumise aux procédures de consultation existant au sein du Groupe SNCF et d’Akiem. Les autorités de la concurrence auront également leur mot à dire.

« Nous sommes enchantés de la perspective d’engagement de la CDPQ qui permettrait à Akiem de poursuivre ses investissements afin de soutenir sa croissance sur le long terme en Europe, sur les marchés de la location de locomotives et de trains de passagers », a indiqué Fabien Rochefort, président du Groupe Akiem.

« De par sa taille et son positionnement sur l’ensemble de la chaîne de valeur, notamment la maintenance, Akiem dispose d’avantages compétitifs importants pour tirer profit de la croissance attendue du marché de la location de locomotives à l’échelle de l’Europe », a dit de son côté Emmanuel Jaclot, premier vice-président et chef des infrastructures de la CDPQ, dans le même communiqué.

L’an dernier, la Caisse avait acquis Ermewa, une autre filiale de la société ferroviaire française. Elle est aussi coactionnaire d’Eurostar avec la SNCF.

La Caisse aime la France

L'attrait de la Caisse pour les sociétés françaises ne se limite pas à la SNCF. Le gestionnaire d’actifs des régimes publics de retraite et d’assurance a doublé en cinq ans ses sommes investies en France à près de 15 milliards d'euros (environ 20 millions canadiens), a souligné le quotidien français en mai dernier.

« Nous avons de fortes aspirations en Europe et en France en particulier. Nous avons un vrai intérêt pour y déployer des capitaux », avait alors confié le patron Charles Emond aux Échos.

Ses investissements dans l'Hexagone ont connu des hauts et des bas, comme ses participations dans le train Eurostar qui a nécessité une injection de capitaux ou encore la baisse de 1,5 milliard de dollars en quelques mois à peine de la valeur de son placement dans Alstom.

— Avec La Presse Canadienne

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