Environnement

Quelques grands enjeux environnementaux

Les enjeux liés à l’environnement à l’échelle planétaire s’avèrent nombreux. Survol de quelques-uns d’entre eux.

Les changements climatiques

Les changements climatiques constituent certainement l’un des plus grands défis environnementaux de notre époque. Au cours du dernier siècle, le climat planétaire a été perturbé par l’augmentation de la température de la surface de la Terre. Ce réchauffement est en grande partie attribuable à l’accroissement de la concentration des gaz à effet de serre (GES), découlant des activités humaines. Or, ce réchauffement global de la planète est la principale cause des bouleversements climatiques qui se manifestent de plus en plus. Il favorise en effet le développement de phénomènes météorologiques extrêmes tels que les ouragans, les inondations et les sécheresses. Les villes côtières et les petits États insulaires se trouvent notamment de plus en plus vulnérables à ces conditions météorologiques extrêmes. Si le réchauffement se poursuit, les changements climatiques s’accéléreront, ce qui aura d’importantes répercussions pour l’humanité et l’ensemble des écosystèmes de la planète.

La perte de la biodiversité

La préservation de la biodiversité représente une autre grande urgence environnementale. Celle-ci s’avère fondamentale pour la survie de toutes les espèces animales et végétales. Dans l’équilibre fragile de chaque écosystème, la disparition d’une seule espèce peut en effet compromettre la survie de celles qui dépendaient d’elle. Malheureusement, au cours du dernier siècle, des milliers d’espèces en danger ont disparu, et ce phénomène continue de s’accélérer. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 41 % des amphibiens, 14 % des oiseaux et 26 % des mammifères sont menacés d’extinction au niveau mondial. C’est également le cas pour 36 % des requins et des raies, 33 % des coraux constructeurs de récifs et 34 % des conifères. Pollution, destruction des habitats, surpêche, agriculture intensive, utilisation de produits chimiques, arrivée d’espèces invasives, braconnage… Les responsables de cette hécatombe qui touche un nombre toujours plus important d’espèces se révèlent multiples.

La surexploitation des ressources naturelles

Depuis des millénaires, l’espèce humaine exploite les ressources naturelles de la planète pour assurer ses besoins et son développement. Aujourd’hui, alors que la population mondiale approche les 8 milliards d’individus, cette exploitation est telle que certaines de ces ressources sont en train de s’épuiser. À force de surexploitation, l’être humain est notamment quasiment arrivé au bout de ses réserves en hydrocarbures. Les mers et océans se révèlent également menacés par la surpêche. L’industrie de la pêche a en effet atteint une telle intensité que de nombreuses espèces ne peuvent se renouveler. Certaines sont même considérées en voie d’extinction comme le thon rouge. De même, de nombreuses forêts sont en train de disparaître. Selon le WWF, 6,5 millions d’hectares de forêt naturelle disparaissent chaque année, ce qui équivaut à 17 terrains de soccer par minute. La surexploitation des ressources naturelles a donc de graves conséquences pour l’environnement.

La disponibilité de l’eau

La disponibilité de l’eau se positionne comme un autre enjeu environnemental mondial. La santé des êtres humains, des espèces sauvages et des écosystèmes dépend en effet de l’approvisionnement en eau saine en quantité suffisante. Or, même si la surface de la Terre en est recouverte à 70 %, l’eau douce représente moins de 3 % de cette abondante ressource et une grande partie de celle-ci se trouve aux pôles, à l’état de glace. Ainsi, moins de 1 % de l’eau douce de la planète s’avère accessible pour la population mondiale, sous forme de cours d’eau et de nappes souterraines. Au cours des dernières décennies, sa consommation a toutefois considérablement augmenté, en raison notamment de la croissance de la population mondiale. Cela laisse donc entrevoir des pénuries grandissantes dans plusieurs régions du globe. Cela est d’autant plus vrai que cette ressource rare se révèle inégalement répartie sur la planète. Moins de 10 pays se partagent 60 % de la totalité du stock.

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