CAROLINE OUELLETTE

#13

Attaquante

5’11’’

Lance de la gauche

Née le 25 mai 1979 à Montréal

Pilier de l’équipe canadienne depuis presque deux décennies, Caroline Ouellette possède un curriculum vitae bien rempli. En plus d’avoir remporté quatre médailles d’or en autant de participations aux Jeux olympiques, Ouellette a terminé sur la plus haute marche du podium à six reprises au Championnat du monde – sans compter ses six médailles d’argent. Actuellement à sa septième saison dans la Ligue canadienne de hockey féminin, la triple lauréate de la coupe Clarkson est devenue l’an dernier la joueuse la plus prolifique de l’histoire du circuit, devançant son ancienne coéquipière au sein de l’équipe nationale, Jayna Hefford. Nous avons discuté avec l’athlète de 36 ans pour en apprendre un peu plus sur elle – autant sur la patinoire qu’à l’extérieur.

Étant une pionnière de la LCHF, à quel point es-tu fière d’être encore là aujourd’hui et de pouvoir connaître ce nouveau partenariat avec les Canadiens ?

On y a rêvé depuis plusieurs années. J’ai grandi dans une époque où il n’y avait pas beaucoup de filles qui jouaient au hockey. Au début des années 1990, si tu étais une fille qui voulait jouer au hockey, soit tu jouais avec les garçons, soit tu ne jouais pas. À huit ou neuf ans, je regardais souvent les Canadiens de Montréal, Mats Naslund était mon joueur préféré et je rêvais de jouer pour les Canadiens. C’est pour ça que lors de l’annonce du partenariat, je sentais que je réalisais un rêve de jeunesse.

Est-ce que c’est bizarre de jouer dans un aréna baptisé en son honneur ?

(rires) C’est vraiment drôle comment ça s’est fait. En revenant des Jeux olympiques de Vancouver, une personne au sein de l’administration de l’arrondissement Rosemont-La Petite Patrie m’avait contacté et avait invité ma famille et moi à une assemblée générale et voulait m’offrir un cadeau. Moi je pensais que ça allait être des fleurs ou quelque chose du genre, mais pas à ce qu’on renomme une patinoire à mon nom. C’est là où je jouais dans ma jeunesse. J’étais tellement fière, mais c’est surtout la réaction de mes parents qui m’a marquée. Ils ont fait tellement de sacrifices pour me permettre de vivre ma passion à fond.

Ayant étudié en techniques policières, as-tu déjà pensé laisser tomber le hockey pour te concentrer là-dessus ? Serais-tu tenté de recommencer ?

Dans ma jeunesse j’avais deux passions : le hockey et côté travail, je rêvais de devenir policière. J’étais très fière d’avoir réussi à obtenir mon diplôme en techniques policières au Collège Ahuntsic avant d’aller à l’École nationale de police à Nicolet. Quand j’ai gradué, je savais que les Jeux de Salt Lake City approchaient, mais j’avais déjà amorcé le processus d’embauche au sein de la police de Montréal et j’avais réussi tous les tests. J’avais même une promesse d’embauche. Mais j’avais également été nommée au sein des finalistes pour obtenir un poste au sein de l’équipe nationale olympique. J’ai donc déménagé à Calgary, fait l’équipe olympique et gagné l’or à Salt Lake. Cette expérience a tellement été magique et plus grandiose que je l’aurais imaginé que c’est là que j’ai réalisé que je ne pourrais pas travailler à temps plein et espérer être sur l’équipe nationale. J’ai encore beaucoup d’amis qui sont policiers et j’adore entendre leurs histoires, mais je veux rester dans le hockey.

Sans nommer toutes tes réalisations, tu as pas mal tout gagné ce qu’il y avait à gagner. Reste-t-il quelque chose à ajouter à ton tableau de chasse ?

J’aimerais retourner un jour aux Jeux olympiques, mais à titre d’entraineur. C’est mon prochain rêve et le prochain objectif que je voudrais atteindre.

Possèdes-tu un talent caché ?

Je sais assez bien me débrouiller dans une cuisine. Je sais préparer un très bon steak de thon.

As-tu un ou des rituels d’avant-match ?

Pas vraiment, mais si je connais un bon match, je vais essayer de refaire les mêmes trucs que j’ai fait la veille. Que ce soit manger la même chose ou garder la même routine pour me préparer. Si je me sens bien une journée, je vais vouloir répéter l’expérience.

Quel joueur des Canadiens te fait le plus penser à toi sur la glace ?

Peut-être Tomas Plekanec parce que je trouve qu’il est constant et qu’il est aussi bon offensivement que défensivement. Je ne suis pas toujours comme ça, mais j’essaie d’être ce genre de joueuse sur laquelle on peut compter chaque match.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.