France

1 an

C’est la période de prison ferme que devra purger l’ex-premier ministre de la France François Fillon, qui s’est vu infliger lundi à Paris quatre ans de prison dans l’affaire des emplois fictifs de son épouse Penelope, une décision qu’il va contester. Le couple Fillon a été condamné pour avoir détourné 924 989 euros (1,27 million de dollars canadiens) de fonds publics et de sommes venant de la Revue des Deux Mondes. (AFP)

Nouvelles restrictions anti-COVID-19

Pékin aux airs de ville fantôme

Des millions de Pékinois travaillaient à domicile lundi à la suite d’un nouveau tour de vis anti-COVID-19, donnant à la capitale chinoise de 22 millions d’habitants des allures de ville fantôme. La Chine fait face depuis deux mois à sa pire vague épidémique depuis la flambée initiale du début de 2020. Même si les chiffres de contamination restent minimes à l’échelle mondiale, les autorités appliquent strictement leur politique du zéro COVID-19 et confinent des villes entières dès l’apparition de quelques cas. Après Shanghai – ville la plus peuplée du pays – confinée depuis début avril, Pékin fait depuis une semaine l’objet de restrictions aux déplacements et de nombreux lieux publics (restaurants, cafés, salles de sport, gymnases…) sont fermés. Pékin avait annoncé lundi 49 nouveaux cas de contamination depuis la veille. La situation sanitaire dans la capitale est « grave et compliquée », a relevé devant la presse un responsable de la ville, Xu Hejian, appelant les habitants à ne pas quitter Pékin, sauf raison impérieuse. — Agence France-Presse

« Beergate » au Royaume-Uni

Le chef de l’opposition démissionnera en cas d’amende

Le chef de l’opposition britannique Keir Starmer s’est engagé lundi à démissionner s’il reçoit, comme le premier ministre Boris Johnson, une amende pour avoir enfreint les règles anti-COVID-19 en partageant bières et curry avec une équipe de son parti. Celui qui n’a cessé d’appeler au départ du chef du gouvernement ces dernières semaines se retrouve aujourd’hui lui-même menacé, deux ans après avoir repris les rênes du Parti travailliste, alors affaibli par une défaite historique, et amorcé un recentrage. Son sort est suspendu à une enquête de police, ouverte au moment même où il avait enregistré ses premiers succès électoraux significatifs. « Je suis absolument clair sur le fait qu’aucune loi n’a été violée », a martelé devant la presse le chef travailliste. « Mais si la police décide de m’infliger une amende, bien sûr, je ferai ce qu’il y a à faire et je démissionnerai », a-t-il affirmé après plusieurs jours de flottement et de nouvelles fuites sur le « beergate », venu concurrencer plusieurs mois de « partygate » embarrassant pour le pouvoir. — Agence France-Presse

Philippines 

Marcos Junior, fils de l’ex-dictateur, remporte la présidentielle

Ferdinand Marcos Junior, fils du défunt dictateur du même nom, a remporté mardi (heure locale) une victoire écrasante à la présidentielle aux Philippines, réinstallant son clan familial au sommet du pouvoir 36 ans après la révolte populaire qui l’en avait chassé. Selon des résultats portant sur plus de 90 % des circonscriptions, Marcos Junior, surnommé « Bongbong », obtenait près de 30 millions de voix, soit environ deux fois plus que sa principale rivale, la vice-présidente sortante Leni Robredo, une avance impossible à rattraper. Dans la capitale, ses partisans euphoriques lançaient des feux d’artifice et parcouraient les rues en agitant des drapeaux philippins. Le triomphe de Marcos Junior intervient après une campagne électorale marquée par des torrents de désinformation et par le soutien sans faille du président autoritaire sortant Rodrigo Duterte, dont la popularité reste très élevée. La journée de lundi a été marquée par des violences, avec au moins quatre personnes tuées dans des attaques de bureaux de vote.

— Agence France-Presse

Émeute dans une prison d’Équateur

Plus de 40 prisonniers meurent, une centaine d’autres s’évadent

Au moins 43 prisonniers sont morts lors d’affrontements entre bandes rivales lundi dans une prison d’Équateur, d’où une centaine d’autres détenus ont pu s’évader à la faveur des violences. « Quarante-trois détenus sont pour l’heure décédés », a annoncé le bureau du procureur général sur son compte Twitter, tandis que le ministre de l’Intérieur, Patricio Carrillo, a annoncé 41 morts lors d’une conférence de presse. « Il est possible que le nombre [de décès] augmente », a commenté M. Carrillo. Ces violences ont eu lieu dans la prison de Bellavista, dans la province de Santo Domingo de los Tsachilas, environ 80 km à l’ouest de Quito. Si les autorités n’ont donné aucun chiffre sur le nombre total d’évadés, 112 d’entre eux ont pu être « recapturés », mais 108 étaient toujours « portés manquants » lundi dans l’après-midi, selon le chef de la police, le général Fausto Salinas. Les affrontements, souvent d’une extrême violence, sont récurrents dans les prisons équatoriennes, où près de 350 détenus ont trouvé la mort depuis février 2021.

— Agence France-Presse

Bolivie

Une bousculade dans une université fait 4 morts et 70 blessés

Quatre étudiants sont morts et 70 autres ont été blessés lundi dans une université du sud-est de la Bolivie lors d’une bousculade déclenchée par l’explosion d’une bombe lacrymogène pendant une assemblée élective, a-t-on appris auprès de sources officielles. Entre 400 et 500 étudiants s’étaient rassemblés dans un gymnase d’une université de Potosí pour procéder aux élections du conseil des étudiants, a indiqué à la presse le recteur de l’université, Pedro López. Selon la police, alors que les débats étaient animés entre deux groupes d’étudiants, une grenade lacrymogène a été lancée, provoquant un mouvement de panique. « Nous avons les décès confirmés de quatre personnes, 70 sont blessées et cinq sont aux soins intensifs », a indiqué la procureure de la région andine, Roxana Choque. Les personnes décédées sont mortes « par asphyxie » et les blessés ont des polycontusions ou des fractures, a-t-elle précisé. Le ministre de l’Intérieur, Eduardo del Castillo, a indiqué qu’une enquête avait été ouverte. Les affrontements entre étudiants ne sont pas rares en Bolivie. — Agence France-Presse

Finlande

Soutien écrasant à une candidature à l’OTAN

Plus des trois quarts des Finlandais soutiennent désormais une candidature à l’OTAN, selon un nouveau sondage publié lundi, à quelques jours de la décision attendue d’Helsinki. D’après le sondage publié par la télévision publique Yle, 76 % des Finlandais – un record – souhaitent que le pays rejoigne l’OTAN, comparé à 60 % en mars. Comme en Suède, l’invasion russe de l’Ukraine a fait basculer l’opinion publique, jusque-là très partagée. Avant l’invasion de l’Ukraine, les partisans d’une adhésion à l’OTAN en Finlande végétaient autour de 20-30 % ces dernières années. Le président finlandais Sauli Niinisto doit officiellement annoncer sa position personnelle sur une adhésion à l’OTAN le 12 mai, et les experts s’attendent à l’officialisation de la candidature finlandaise dans les prochains jours. Une majorité est également acquise au Parlement : selon un pointage publié la semaine dernière par les médias finlandais, 121 des 200 membres du Parlement sont en faveur d’une adhésion. Seuls dix interrogés sont contre. — Agence France-Presse

Royaume-Uni

Le prince Charles remplace la reine pour le discours du Trône

La reine Élisabeth II sera absente ce mardi pour le discours du Trône au parlement, rendez-vous solennel de la démocratie britannique, et sera remplacée par le prince Charles, a annoncé le palais de Buckingham lundi soir en évoquant les « problèmes de mobilité » de la monarque. « La reine continue d’avoir des problèmes de mobilité épisodiques et, après consultation avec ses médecins, a décidé à contrecœur de ne pas participer au discours du Trône », a indiqué le palais dans un communiqué. C’est la première fois en plus de 60 ans que la reine de 96 ans ne lira pas le discours du Trône, écrit par le gouvernement pour présenter ses priorités. C’est aussi la première fois que le prince Charles, héritier de la couronne, la remplacera.  La reine Élisabeth II n’a manqué ce rendez-vous que deux fois, lorsqu’elle était enceinte en 1959 et en 1963. Cette absence, l’année des célébrations du jubilé de platine pour ses 70 ans sur le trône, marque une nouvelle étape symbolique dans le transfert progressif des tâches de la souveraine au prince Charles, qui la représente déjà à l’étranger depuis plusieurs années. — Agence France-Presse

Rapport de l’ONU

Une chance sur deux que le seuil de + 1,5 °C soit dépassé d’ici 5 ans

Il y a une chance sur deux pour que la température mondiale annuelle moyenne soit temporairement supérieure de 1,5 °C aux valeurs préindustrielles pendant l’une des cinq prochaines années au moins, a indiqué l’ONU mardi. Un franchissement temporaire de ce seuil sur une année n’est toutefois pas synonyme d’un dépassement durable de ce seuil, au sens où l’entend l’Accord de Paris sur le climat. Cet accord vise à contenir l’augmentation de la température moyenne mondiale nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et si possible à 1,5 °C. D’après un nouveau bulletin sur le climat de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) des Nations unies, la probabilité d’un dépassement temporaire du seuil de 1,5 °C n’a cessé d’augmenter depuis 2015, année où ce risque était proche de zéro. Pour les années comprises entre 2017 et 2021, la probabilité de dépassement était de 10 %. Mais il n’y a qu’une faible probabilité (10 %) que la moyenne quinquennale dépasse le seuil de + 1,5 °C. « Le chiffre de 1,5 °C n’est pas une statistique choisie au hasard. Il indique le point à partir duquel les effets du climat seront de plus en plus néfastes pour les populations et pour la planète entière », a expliqué le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas.

— Agence France-Presse

Sri Lanka

L’ex-premier ministre évacué et placé en sécurité par l’armée

L’armée du Sri Lanka a évacué mardi avant l’aube le premier ministre démissionnaire Mahinda Rajapaksa de sa résidence officielle à Colombo pour le placer en lieu sûr après que des milliers de manifestants ont forcé un des portails du complexe.

« L’ancien premier ministre et sa famille ont été évacués en lieu sûr par l’armée », a déclaré à l’AFP un haut responsable de la sécurité.

Après avoir forcé le principal portail de la résidence, les manifestants ont tenté de prendre d’assaut la bâtisse principale de deux étages où le frère du président, Gotabaya Rajapaksa, s’était retranché avec sa famille.

« Au moins 10 bombes incendiaires ont été lancées dans le complexe », a précisé le haut responsable.

Toujours selon ce haut responsable, la police a opposé un mur de gaz lacrymogènes et tiré des coups de semonce en l’air pour empêcher la foule de passer les trois entrées du complexe datant de l’ère coloniale, symbole clé du pouvoir de l’État.

Manifestations

Au lendemain de la journée la plus meurtrière de ces dernières semaines qui a conduit à sa démission, l’ex-premier ministre a été placé en sécurité dans un lieu qui n’a pas été divulgué. Les affrontements entre ses partisans et des manifestants antigouvernementaux, lundi, ont fait cinq morts, dont un député, et près de 200 blessés.

Les manifestants et les chefs religieux sri-lankais reprochent à l’ancien premier ministre d’avoir incité les partisans du clan familial à attaquer les manifestants antigouvernementaux pacifiques, provoquant des représailles.

Le pays est en proie depuis plusieurs semaines à des manifestations dénonçant l’incapacité du gouvernement à faire face aux pénuries de nourriture, carburant et médicaments marquant la plus grave crise économique qu’il ait connu depuis son indépendance en 1948.

État d’urgence

Des dizaines d’habitations appartenant à des partisans des Rajapaksa ont été incendiées ailleurs dans le pays, soumis à un couvre-feu.

Vendredi, le président Rajapaksa avait décrété l’état d’urgence pour la deuxième fois en cinq semaines, accordant des pouvoirs étendus aux forces de sécurité, les autorisant notamment à arrêter des suspects et à les détenir pendant de longues périodes sans supervision judiciaire. Il autorise également le déploiement de militaires pour maintenir l’ordre, en renfort de la police.

— Agence France-Presse

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