Le chiffre du jour

8,3 %

L’inflation a un peu ralenti aux États-Unis en avril, ce qui laisse espérer que le pire est passé, mais cela n’apporte qu’un léger soulagement. Le ralentissement est en effet ténu : en avril, sur un an, l’inflation s’est établie à 8,3 %, plus que prévu, contre 8,5 % en mars, selon l’indice des prix à la consommation publié mercredi par le département du Travail. La hausse des prix reste proche du plus haut niveau depuis 40 ans qu’elle avait enregistré le mois dernier. Les seuls prix de l’alimentation connaissent leur plus forte hausse sur un an depuis avril 1981 (+ 9,4 %).

— Agence France-Presse

Bornes électriques, Scotia et Alstom

Électrification des transports

Les constructeurs d’automobiles veulent plus de bornes

Certains des plus grands constructeurs automobiles du Canada espèrent que le gouvernement fédéral aura plus d’ambition et de coordination dans ses initiatives de recharge des véhicules électriques, sans quoi, d’ici la fin de la décennie, il ne convaincra pas autant de consommateurs qu’il le souhaite de faire l’achat d’un véhicule électrique. L’Association canadienne des constructeurs de véhicules, qui représente Ford, General Motors et Stellantis, a publié mercredi une liste de recommandations au gouvernement du Canada qui s’attardent notamment à l’actuel réseau de bornes de recharge des véhicules électriques. Le président de l’Association, Brian Kingston, note que le gouvernement canadien souhaite une forte progression des ventes de véhicules électriques de tourisme d’ici 13 ans au Canada, mais déplore l’absence d’un plan complet sur l’infrastructure de recharge nécessaire pour soutenir cette ambition. À l’heure actuelle, le Canada compte environ 16 000 bornes de recharge dans 6800 emplacements, dont 90 % au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique.

— La Presse Canadienne

Environnement

La Scotia quitte l’Association canadienne des producteurs pétroliers

La Banque Scotia n’est plus membre de l’Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP), un lobby pétrolier et gazier. La banque entretenait une relation de longue date avec l’ACPP et a été le commanditaire en titre du symposium annuel sur l’énergie du groupe pendant de nombreuses années. La Banque Scotia a refusé de fournir une raison pour sa décision, mais a confirmé dans un courriel qu’elle n’avait pas renouvelé son adhésion à l’ACPP en 2022. La Scotia était la seule grande banque canadienne membre de l’ACPP. Lors de sa dernière assemblée générale annuelle, le mois dernier, la Banque Scotia a été critiquée par ses actionnaires pour ne pas avoir agi assez rapidement en matière de changements climatiques. Des militants de Greenpeace ont également tenté de perturber la réunion, critiquant la Banque Scotia pour son adhésion à l’ACPP et son financement du secteur des combustibles fossiles.

— La Presse Canadienne

Résultats financiers

Alstom reste optimiste malgré des pertes

Déjà handicapée par la digestion de Bombardier Transport, Alstom a été rattrapée par le conflit en Ukraine, qui l’a obligée à déprécier sa participation dans le constructeur ferroviaire russe Transmashholding. Cela a fait plonger ses comptes dans le rouge en 2021-2022, mais la direction reste optimiste. Alstom a publié mercredi une perte nette de 581 millions d’euros (794 millions CAN) pour son exercice décalé (clos fin mars), contre un résultat positif de 247 millions (338 millions CAN) lors de l’exercice précédent. Élément marquant du compte de résultat : Alstom a passé une dépréciation de 441 millions d’euros (602 millions CAN) correspondant à la valeur comptable de sa participation de 20 % dans Transmashholding. D’autres charges exceptionnelles ont concerné des restructurations des activités héritées de Bombardier en Allemagne et en Suisse. Depuis un an, l’action d’Alstom a perdu plus de la moitié de sa valeur à Paris. Cette débandade boursière a fait fondre environ de moitié l’investissement de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) dans Alstom. La CDPQ avait investi 4,1 milliards CAN quand le géant français avait acheté Bombardier Transport. La valeur du bloc d’actions n’est plus que d’environ 2 milliards CAN en vertu du cours actuel de l’action d’Alstom.

— D’après l’Agence France-Presse

Cryptomonnaies

Le terra, censée être arrimée au dollar, s’effondre

Le terra, une cryptomonnaie dite stable, censée être arrimée au cours du dollar américain, a perdu plus de la moitié de sa valeur en 24 heures, semant un vent de panique dans le marché des cryptoactifs. Selon le site spécialisé CoinGecko, le terra (UST), normalement proche de 1 dollar, est tombé mercredi à environ 30 cents. Il s’échangeait en début d’après-midi à 43 cents, en baisse de 53,5 % par rapport à son cours de la veille. En principe, le cours d’une cryptomonnaie dite stable est lié à celui d’une devise traditionnelle, ce qui garantit aux investisseurs une certaine pérennité dans l’univers très volatil des cryptomonnaies. Mais la stabilité de certaines de ces cryptomonnaies n’est pas assurée par des réserves en devises, mais par un algorithme qui réalise des arbitrages en fonction de l’offre et de la demande d’une autre cryptomonnaie. C’est le cas du terra, qui est adossé au cryptoactif développé par la Luna Foundation Guard, une organisation qui dit vouloir « promouvoir une économie décentralisée ». Or, ce jeton numérique a lui-même dégringolé depuis le début de la semaine sous l’impact d’une vague de liquidations. Il sombrait mercredi de près de 95 %, à 1,69 $ US, selon CoinGecko.

— Agence France-Presse

Manhattan

Seulement 8 % des employés sont de retour à temps plein

Le Partnership for New York City, un groupe de défense des intérêts des entreprises, a publié cette semaine une série de données montrant que même les plans les mieux conçus pour un retour à temps plein au bureau restent entravés par les cas de COVID-19 et une main-d’œuvre réticente à reprendre ses trajets quotidiens.

Seulement 8 % des employés de bureau de Manhattan sont de retour dans les tours cinq jours par semaine, et 28 % sont encore entièrement à distance, selon la nouvelle enquête du groupe auprès de plus de 160 grands employeurs de New York.

Un jour de semaine moyen, 38 % des employés de bureau de Manhattan sont au poste, un chiffre qui, selon les employeurs, devrait passer à 49 % d’ici septembre. Dans l’enquête menée par le groupe en janvier, de nombreux employeurs ont déclaré qu’ils pensaient que la présence quotidienne dépasserait 50 % d’ici avril.

Le résultat le plus important de la nouvelle enquête, selon la présidente du partenariat, Kathryn Wylde, est que 78 % des entreprises ont adopté un modèle hybride, permettant un mélange de travail à distance et en personne. C’est un bond en avant par rapport aux 6 % d’avant la pandémie.

« C’est un revirement complet. C’est assez révolutionnaire, a déclaré Mme Wylde. Les employeurs sont venus à cette position en se débattant et en rageant. Ils ne sont pas ravis. Ils pensent que c’est en étant au bureau que les gens apprennent. »

De nombreuses entreprises réalisent que leur volonté de ramener les employés au bureau se heurte à l’agitation estivale : 30 % des entreprises interrogées proposent une flexibilité supplémentaire pour les mois à venir, comme les vendredis d’été ou la possibilité de travailler entièrement à distance en août. Et puis il y a ceux qui essaient de rendre le bureau plus attrayant. Près des deux tiers des entreprises offrent des incitations aux travailleurs pour qu’ils reviennent au bureau, dont 43 % qui offrent des repas gratuits ou à prix réduit.

Cet article a été initialement publié dans The New York Times.

— The New York Times

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