WestJet mettra à pied plus de 3300 employés

WestJet Airlines a annoncé mercredi qu’elle mettrait à pied 3333 employés dans le cadre d’une restructuration majeure, en cette période où la pandémie de coronavirus a dévasté l’industrie du voyage.

Le transporteur aérien a l’intention de consolider l’activité de ses centres d’appels en Alberta, de restructurer ses bureaux et son personnel de gestion et de sous-traiter ses activités dans les 38 aéroports canadiens où ses services sont offerts, sauf quatre.

« Tout au long de la crise la plus grave de l’histoire de l’aviation, WestJet a pris de nombreuses décisions difficiles, mais essentielles, pour assurer sa pérennité », a affirmé dans un communiqué le président et chef de la direction de WestJet, Ed Sims, qualifiant les changements d’« inévitables ».

La pandémie a vu la compagnie aérienne immobiliser les deux tiers de sa flotte après les fermetures de frontières, qui l’ont incitée à suspendre la plus grande partie de son horaire – y compris tous les voyages internationaux – à la fin de mars. WestJet continue à fonctionner à moins de 10 % de sa capacité.

WestJet a expliqué que la sélection des partenaires de l’aéroport serait réalisée en priorisant des entrevues d’embauche préférentielles pour certains des 2300 employés d’aéroport de l’entreprise qui font maintenant face à des mises à pied.

La ligne aérienne, dont le capital a été fermé dans la foulée de son rachat par la torontoise Onex en décembre, avait embauché 14 000 travailleurs juste avant l’arrivée de la pandémie en mars. Après les mises à pied, WestJet ne comptera plus que 4500 employés.

Les sources de revenus des compagnies aériennes ont diminué à une fraction des niveaux d’avant la pandémie, avec les fermetures de frontières qui perdurent, alors même que la demande de voyages intérieurs commence progressivement à augmenter.

La semaine dernière, moins de 7500 passagers ont atterri aux aéroports canadiens en provenance des États-Unis, une baisse de plus de 98 % par rapport à l’année précédente, selon l’Agence des services frontaliers du Canada.

Le nombre de passagers internationaux a diminué de 95 % par rapport à l’année précédente, a précisé mercredi l’agence.

Les chefs de la direction de 27 entreprises canadiennes dans des secteurs allant de l’aviation aux banques et aux télécommunications ont appelé à une réouverture « mesurée » de l’espace aérien, qui permettrait de reprendre les voyages dans toutes les provinces et entre certains pays.

Le Manitoba et les provinces maritimes continuent de restreindre les voyages interprovinciaux, bien que les quatre provinces de l’Atlantique aient annoncé mercredi des plans pour créer une « bulle » qui permettrait à leurs résidants de voyager dans la région en éliminant la période d’isolement de 14 jours imposée jusque-là.

Les voyageurs arrivant de l’étranger au Canada doivent s’isoler pendant deux semaines.

La semaine dernière, le premier ministre Justin Trudeau a prolongé l’interdiction des voyages non essentiels entre le Canada et les États-Unis au moins jusqu’au 21 juillet.

De leur côté, les pays de l’Union européenne ont commencé à rouvrir leurs frontières entre eux, ainsi qu’avec certains autres pays.

Revue boursière

Le regain de la pandémie inquiète

La Bourse de New York a clôturé en forte baisse mercredi, préoccupée par la hausse exponentielle des contaminations au coronavirus dans maints États et par ses possibles conséquences sur l’économie du pays. Son indice vedette, le Dow Jones, a reculé de 2,71 %, à 25 447,31 points. Le NASDAQ, à forte coloration technologique, a cédé 2,19 %, à 9909,17 points. L’indice élargi S&P 500 a perdu 2,59 %, à 3050,33 points. — Agence France-Presse

Fitch abaisse la note de crédit du Canada à AA+

L’agence Fitch Ratings a abaissé mercredi la note de crédit du pays à « AA+ », évoquant ce qu’elle a appelé « la détérioration des finances publiques du Canada » en raison de la pandémie de COVID-19. Les mesures de santé publique nécessaires pour ralentir la propagation du nouveau coronavirus et la baisse des prix du pétrole « provoqueront une grave récession » au Canada cette année, a expliqué Fitch, prévoyant une contraction économique de 7,1 %. De son côté, le ministre des Finances, Bill Morneau, s’est porté à la défense de l’état des finances du pays, qui est, selon lui, dans une situation financière plus solide que de nombreux autres pays du G7 et du G20. — La Presse canadienne

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