Opinion

Femmes, une force unie à construire

La démonstration a été faite au Canada et ailleurs que, pour la première fois en 30 ans, les femmes vivent un recul sans précédent. Le Projet Prospérité, en partenariat avec Pollara, a fait une récente étude pancanadienne qui confirme cette nouvelle réalité. Heureusement, plusieurs propositions ont déjà été mises de l’avant pour remédier à cette situation.

La démonstration a été faite au Canada et ailleurs que, pour la première fois en 30 ans, les femmes vivent un recul sans précédent. Le Projet Prospérité, en partenariat avec Pollara, a fait une récente étude pancanadienne qui confirme cette nouvelle réalité. Heureusement, plusieurs propositions ont déjà été mises de l’avant pour remédier à cette situation.

Parmi celles-ci, on retrouve principalement l’importance d’incorporer l’analyse différenciée selon les sexes dans les nouvelles politiques publiques ou toute initiative liée à la reprise économique, l’importance d’offrir des services de garde d’enfants de qualité pour permettre aux femmes de poursuivre leur carrière, ou encore la promotion des sciences, technologies, ingénieries et mathématiques (STIM) auprès des femmes. Toutes d’excellentes idées. Et nous sommes certaines que d’autres propositions innovantes émergeront pour nous permettre de faire face à la crise actuelle et à ses impacts.

Cependant, la transformation de la vie des Canadiennes nécessite que nous devenions une force unie. C’est pourquoi nous croyons qu’un réseau pancanadien de femmes professionnelles, d’universitaires, de chercheures, d’entrepreneures, d’étudiantes peut être cette force. Un réseau qui travaille avec des objectifs communs peut être cette force.

Un réseau de femmes canadiennes, incluant Québécoises et Premières Nations, peut être cette force.

C’est pourquoi plus de 60 femmes du Québec et de partout au Canada, partageant la vision de Pamela Jeffery, se sont jointes à elle pour créer Le Projet Prospérité. Depuis mai, ces leaders travaillent avec passion et détermination pour la prospérité des Canadiennes.

Ce que nous souhaitons, c’est que des berges du Pacifique à celles de l’Atlantique, en passant par les Prairies, le Québec, l’Ontario, que toutes les Canadiennes, qu’elles soient des Premières Nations, Métis, Noires, Asiatiques, Sud-asiatiques, Arabo-musulmanes, d’une minorité ethnoculturelle ou religieuse, handicapées, LGBTQ, prospèrent.

Les visionnaires du Projet Prospérité font le pari que nous pouvons y arriver. Bien sûr en faisant preuve d’audace. Mais surtout en s’épaulant pour faire de notre nombre une force. Devenons une force articulée.

Prospérité réclamée

Au Québec, plusieurs programmes, dont celui de la perception automatique des pensions alimentaires et le programme de services de garde éducatifs à l’enfance ont fait une différence marquée dans la progression des femmes vers l’accès à une sécurité économique, voire leur prospérité. Ces gains pour l’avancement des femmes se sont souvent réalisés grâce à la solidarité des politiciennes et des femmes dans la société civile. Le Québec est un exemple de solidarité sociale souvent cité par le reste du Canada.

Quoique les avancées sociales du Québec soient reconnues, 20 ans plus tard, les femmes du Canada n’ont pas fait les mêmes gains et n’ont encore pas accès aux mêmes programmes.

Nous saluons l’initiative du premier ministre du Canada qui a annoncé la semaine passée son intention de créer un nouveau programme de services de garde d’enfants. Mais il nous faut progresser ensemble et plus rapidement.

Nous connaissons les statistiques, les réalités. Nous avons les experts pour parler des enjeux socio-économiques que vivent les femmes de façon générale. Il en est de même du racisme systémique des Femmes Noires et Premières Nations ainsi que des discriminations que vivent toutes les femmes faisant partie de groupes minoritaires.

On parle de relance économique, de rebâtir. Nous, nous parlons de construire une société québécoise, canadienne, ensemble. Une société qui nous ressemble. Ambitieuse, paritaire, inclusive et prospère. Nous le pouvons et nous le devons.

Nous sommes Le Projet Prospérité. Une initiative pancanadienne née de la situation engendrée par la COVID-19 qui a pour but de veiller à ce que les femmes ne régressent pas, mais bien au contraire, qu’elles prospèrent.

Ce projet a été fondé par plus de 60 femmes visionnaires de partout au Canada, dont 7 du Québec. Ensemble, soyons une force. Bâtissons un réseau pancanadien de femmes au service des femmes, pour faire progresser la société. C’est une invitation à vous toutes de vous joindre à nous.

Plus que jamais, nous avons besoin les unes des autres.

*Cosignataires, visionnaires fondatrices et visionnaires du Québec, et membres de comités du Projet Prospérité : Christiane Bergevin, présidente, Bergevin Capital et administratrice de société ; Françoise Bertrand, administratrice de société, présidente du conseil d’administration, VIA Rail Canada ; Maria Duarte, associée déléguée, EY ; Anne-Marie Hubert, associée directrice pour l’Est du Canada, EY ; Pamela Jeffery, fondatrice, Le Projet Prospérité ; Monette Malewski, fondatrice et présidente, Groupe M Bacal ; Heather Munroe-Blum, administratrice de société et présidente du conseil d’administration, Placements RPC ; Élise Nobileau-Forget, conseillère stratégique senior et coach exécutif, Edgenda ; Madeleine Paquin, présidente et chef de la direction, Logistec ; Deborah Trudeau, présidente, International Women’s Forum et vice-présidente principale, Trudeau Corp. ; Ruth Vachon, présidente-directrice générale, Réseau des Femmes d’affaires du Québec

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Femmes, une force unie à construire

La démonstration a été faite au Canada et ailleurs que, pour la première fois en 30 ans, les femmes vivent un recul sans précédent. Le Projet Prospérité, en partenariat avec Pollara, a fait une récente étude pancanadienne qui confirme cette nouvelle réalité. Heureusement, plusieurs propositions ont déjà été mises de l’avant pour remédier à cette situation.

Parmi celles-ci, on retrouve principalement l’importance d’incorporer l’analyse différenciée selon les sexes dans les nouvelles politiques publiques ou toute initiative liée à la reprise économique, l’importance d’offrir des services de garde d’enfants de qualité pour permettre aux femmes de poursuivre leur carrière, ou encore la promotion des sciences, technologies, ingénieries et mathématiques (STIM) auprès des femmes. Toutes d’excellentes idées. Et nous sommes certaines que d’autres propositions innovantes émergeront pour nous permettre de faire face à la crise actuelle et à ses impacts.

Cependant, la transformation de la vie des Canadiennes nécessite que nous devenions une force unie. C’est pourquoi nous croyons qu’un réseau pancanadien de femmes professionnelles, d’universitaires, de chercheures, d’entrepreneures, d’étudiantes peut être cette force. Un réseau qui travaille avec des objectifs communs peut être cette force.

Un réseau de femmes canadiennes, incluant Québécoises et Premières Nations, peut être cette force.

C’est pourquoi plus de 60 femmes du Québec et de partout au Canada, partageant la vision de Pamela Jeffery, se sont jointes à elle pour créer Le Projet Prospérité. Depuis mai, ces leaders travaillent avec passion et détermination pour la prospérité des Canadiennes.

Ce que nous souhaitons, c’est que des berges du Pacifique à celles de l’Atlantique, en passant par les Prairies, le Québec, l’Ontario, que toutes les Canadiennes, qu’elles soient des Premières Nations, métisses, noires, asiatiques, sud-asiatiques, arabo-musulmanes, d’une minorité ethnoculturelle ou religieuse, handicapées, LGBTQ, prospèrent.

Les visionnaires du Projet Prospérité font le pari que nous pouvons y arriver. Bien sûr en faisant preuve d’audace. Mais surtout en s’épaulant pour faire de notre nombre une force. Devenons une force articulée.

Prospérité réclamée

Au Québec, plusieurs programmes, dont celui de la perception automatique des pensions alimentaires et le programme de services de garde éducatifs à l’enfance, ont fait une différence marquée dans la progression des femmes vers l’accès à une sécurité économique, voire leur prospérité. Ces gains pour l’avancement des femmes se sont souvent réalisés grâce à la solidarité des politiciennes et des femmes dans la société civile. Le Québec est un exemple de solidarité sociale souvent cité par le reste du Canada.

Quoique les avancées sociales du Québec soient reconnues, 20 ans plus tard, les femmes du Canada n’ont pas fait les mêmes gains et n’ont pas encore accès aux mêmes programmes.

Nous saluons l’initiative du premier ministre du Canada qui a annoncé la semaine passée son intention de créer un nouveau programme de services de garde d’enfants. Mais il nous faut progresser ensemble et plus rapidement.

Nous connaissons les statistiques, les réalités. Nous avons les experts pour parler des enjeux socio-économiques que vivent les femmes de façon générale. Il en est de même du racisme systémique des femmes noires et des Premières Nations ainsi que des discriminations que vivent toutes les femmes faisant partie de groupes minoritaires.

On parle de relance économique, de rebâtir. Nous, nous parlons de construire une société québécoise, canadienne, ensemble. Une société qui nous ressemble. Ambitieuse, paritaire, inclusive et prospère. Nous le pouvons et nous le devons.

Nous sommes Le Projet Prospérité. Une initiative pancanadienne née de la situation engendrée par la COVID-19 qui a pour but de veiller à ce que les femmes ne régressent pas, mais bien au contraire, qu’elles prospèrent.

Ce projet a été fondé par plus de 60 femmes visionnaires de partout au Canada, dont 7 du Québec. Ensemble, soyons une force. Bâtissons un réseau pancanadien de femmes au service des femmes, pour faire progresser la société. C’est une invitation à vous toutes de vous joindre à nous.

Plus que jamais, nous avons besoin les unes des autres.

*Cosignataires, visionnaires fondatrices et visionnaires du Québec, et membres de comités du Projet Prospérité : Christiane Bergevin, présidente, Bergevin Capital et administratrice de société ; Françoise Bertrand, administratrice de société, présidente du conseil d’administration, VIA Rail Canada ; Maria Duarte, associée déléguée, EY ; Anne-Marie Hubert, associée directrice pour l’Est du Canada, EY ; Pamela Jeffery, fondatrice, Le Projet Prospérité ; Monette Malewski, fondatrice et présidente, Groupe M Bacal ; Heather Munroe-Blum, administratrice de société et présidente du conseil d’administration, Placements RPC ; Élise Nobileau-Forget, conseillère stratégique senior et coach exécutif, Edgenda ; Madeleine Paquin, présidente et chef de la direction, Logistec ; Deborah Trudeau, présidente, International Women’s Forum et vice-présidente principale, Trudeau Corp. ; Ruth Vachon, présidente-directrice générale, Réseau des Femmes d’affaires du Québec

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