Guatemala

« Nous comprenons que les États-Unis veulent expulser des gens, […] mais ce que nous ne comprenons pas, c’est qu’ils nous envoient tous les vols contaminés. »

— Alejandro Giammattei, président du Guatemala, a accusé Washington de lui renvoyer des migrants porteurs du coronavirus, mettant à rude épreuve le système de santé, déjà fragile. (AFP)

États-Unis  Géorgie

Une troisième arrestation en lien avec le meurtre d’Ahmaud Arbery

La police a annoncé jeudi l’arrestation de l’auteur d’une vidéo montrant la mort d’un jeune joggeur noir, qui a suscité beaucoup d’émoi aux États-Unis. William Bryan, 50 ans, a été placé en détention et inculpé pour meurtre dans le cadre de l’enquête sur la mort d’Ahmaud Arbery, tué le 23 février dernier le long d’une route de Brunswick, en Géorgie. La police de l’État doit donner une conférence de presse vendredi matin. Il s’agit de la troisième interpellation dans ce dossier, qui a ravivé les tensions raciales dans cet État au long passé ségrégationniste. Pendant les semaines suivantes, la police locale n’a procédé à aucune arrestation. Une vidéo du drame, devenue virale, a relancé l’affaire au début du mois de mai. À la suite de la diffusion de l’enregistrement, la police locale a été dessaisie du dossier, qui a été confié à des enquêteurs de l’État. Deux jours plus tard, les deux personnes qui apparaissent dans la vidéo sont arrêtées et inculpées : Gregory McMichael, 64 ans, et son fils Travis, 34 ans.

— Agence France-Presse

États-Unis

Trump se retire du traité « Ciel ouvert » et s’en prend à Moscou

Donald Trump a annoncé jeudi le retrait américain du traité « Ciel ouvert » (Open Skies en anglais), qui permet de vérifier les mouvements militaires et les mesures de limitation des armements des pays signataires, accusant la Russie de le violer. C’est le troisième accord international duquel le président américain décide de retirer les États-Unis, après le traité sur le programme nucléaire iranien, dénoncé en 2018, et le traité INF sur les missiles terrestres de moyenne portée, abandonné en 2019. « La Russie n’a pas respecté le traité », a déclaré le président à la presse dans les jardins de la Maison-Blanche avant son départ pour le Michigan, où il doit visiter une usine pour montrer que l’économie américaine repart après la pause imposée par le coronavirus et le confinement. « Donc tant qu’ils ne le respecteront pas, nous nous retirerons », a-t-il ajouté, confirmant ainsi des informations du New York Times. M. Trump n’a pas fermé la porte à une renégociation de ce traité signé par 34 pays et entré en vigueur en 2002.

— Agence France-Presse

Aide humanitaire

Oxfam quitte 18 pays et supprime 1450 postes

L’organisation non gouvernementale Oxfam fermera 18 bureaux dans le monde et supprimera près de 1500 emplois, soit près du tiers de ses effectifs, sous l’effet d’une baisse de ses ressources financières en raison de la pandémie de coronavirus. Oxfam a expliqué dans un communiqué publié mercredi soir que la crise sanitaire avait accéléré la réorganisation de ses activités internationales, prévue depuis 2018. Les confinements mis en place dans de nombreux pays ont contraint l’ONG à fermer ses locaux et à annuler des évènements lui permettant de collecter des fonds, d’autant que sa santé financière était fragilisée du fait d’une baisse de dons à la suite du scandale provoqué par les révélations de sévices sexuels commis par certains de ses employés en 2010 à Haïti. Oxfam conservera donc une présence dans 48 pays seulement, et assure que cette restructuration lui permettra de mieux viser certains pays où elle pense que son action a le plus d’effet.

— Agence France-Presse

Italie

Le retour de l’apéro en terrasse inquiète les autorités

Avec la fin du confinement et un beau soleil de printemps, les Italiens reviennent inévitablement au spritz entre amis et aux apéros en terrasse, ce qui suscite l’inquiétude des autorités sur une possible résurgence de l’épidémie de nouveau coronavirus. « Ce n’est pas le moment pour la fête ou la “movida” ! », a prévenu le premier ministre, Giuseppe Conte. « Pendant la phase actuelle, il est plus que jamais nécessaire de respecter les distances de sécurité et de porter des masques quand cela s’impose », a-t-il souligné mercredi soir devant les médias locaux, et de nouveau jeudi matin sur le même sujet dans une adresse au Sénat. Après une épidémie meurtrière qui a fait plus de 32 000 morts, traumatisé la population et mis l’économie à genoux, la péninsule se déconfine progressivement depuis le 4 mai. Les Italiens sortent prudemment de deux mois d’un strict enfermement, goûtant un peu de liberté retrouvée et avides de reprendre une vie sociale un tant soit peu ordinaire.

— Agence France-Presse

Australie

Un virus traqué jusque dans les égouts

Pour lutter contre le coronavirus, l’Australie a lancé cette semaine un vaste programme visant à descendre dans les égouts pour traquer toute trace de coronavirus dans les eaux usées, afin de prévenir un nouveau foyer épidémique.

La ville de Melbourne, dans le sud-est du pays, a ainsi commencé à analyser les eaux usées et les excréments pour détecter d’éventuelles traces du virus.

En fonction des résultats, une politique ciblée de dépistage et de traçage des personnes porteuses du coronavirus sera mise en œuvre dans les quartiers concernés.

Selon Nicholas Crosbie, de Melbourne Water, son entreprise, responsable de la gestion des eaux de la ville, espère contrôler les échantillons de 71 % des habitants de Victoria, l’un des États les plus peuplés de l’île-continent.

« L’objectif est d’être vigilant et de détecter des cas non déclarés ou une réapparition » du virus, explique-t-il.

Les eaux usées de Paris, de Tokyo, d’Amsterdam, de Valence (Espagne) et du Massachusetts ont également été analysées, mais souvent à plus petite échelle. Cette politique a cependant prouvé son efficacité.

Moins coûteux et efficace

Aux yeux des autorités, l’analyse des eaux usées est un moyen peu coûteux et efficace de suivre l’évolution de l’épidémie.

Des hydrographes descendent des seaux dans les canalisations afin de prélever des échantillons. Ces derniers sont ensuite analysés dans un laboratoire chargé de détecter toute trace de virus.

« Nous savons que le coronavirus est excrété dans les selles jusqu’à six semaines après l’apparition des premiers symptômes », explique M. Crosbie.

Il tient cependant à préciser qu’il n’y a aucun risque de contracter le virus par l’eau traitée, car il est éliminé lors du traitement des eaux usées.

L’analyse de ces dernières est déjà employée pour détecter des maladies comme la poliomyélite et la présence de drogues comme la cocaïne.

« Comparativemement aux tests cliniques, c’est très rentable, mais cela ne remplace pas du tout la surveillance clinique, souligne-t-il. L’intérêt de tout ça est de cibler plus efficacement la surveillance clinique. »

Si la présence du virus est détectée dans un échantillon, il est ensuite possible de remonter jusqu’au quartier où il a été prélevé, mais pas jusqu’au domicile d’où il provient.

— Agence France-Presse

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