Testé Nest Hub 2e génération

Usager, tu dors…

Outre une basse plus puissante, le Nest Hub de deuxième génération de Google réserve une surprise : il détecte la qualité de votre sommeil sans que vous ayez à porter un bracelet. Bon, l’utilité de ces observations n’est pas évidente, et il est moins amusant que son rival d’Amazon, mais on a ici un réveil-matin futuriste très séduisant.

On aime

À première vue, il n’y a pas une grande différence entre le Google Nest Hub lancé en mai 2019 et la nouvelle version offerte depuis mardi dernier. Il s’agit dans les deux cas, pour résumer, d’un haut-parleur intelligent branché sur l’Assistant Google, auquel on a greffé un petit écran de 7 pouces.

On l’allume, et le premier changement saute aux oreilles : la basse est nettement plus riche, 50 % selon Google, rendant l’écoute de musique et de vidéos bien plus agréable.

Mais assez parlé de son, c’est une autre fonction qui fait bien plus jaser : celle de la détection du sommeil. L’idée de Google, et elle est plutôt brillante, c’est que cette fonction offerte par les bracelets à la Fitbit et la plupart des montres intelligentes se heurte à un problème : il faut garder ces dispositifs au poignet toute la nuit pour leur permettre de faire leur travail.

Le Google Nest Hub, lui, utilise un détecteur de mouvements. Après avoir placé le petit appareil à votre chevet dans la bonne position, il déduit votre temps de sommeil et votre rythme respiratoire. D’autres capteurs vont évaluer le nombre de fois que vous toussez ou ronflez, la température ambiante et la luminosité.

Et Google le précise : il n’y a pas de caméra sur le Nest Hub. Les données brutes sont traitées sur l’appareil, seuls les « évènements du sommeil » – bref, son analyse – sont envoyés dans les serveurs de Google. La fonction peut être désactivée, tout comme le micro, qui a son interrupteur mécanique à l’arrière.

Alors, qu’est-ce qu’on apprend avec cette technologie ? Chaque matin, le Nest Hub vous donne le temps de sommeil, vous permet de voir sur des graphiques les moments où vous avez toussé, ronflé ou vous vous êtes levé.

Le sommeil est analysé graphiquement selon l’horaire, sa qualité et sa durée. Au bout de quatre jours, il aura des conseils (comme « Il n’y a pas de régularité dans vos habitudes de sommeil ! ») et vous pourrez ensuite voir en un seul tableau le résumé de votre semaine.

La principale fonction visuelle du Nest Hub, c’est d’être un cadre numérique sur lequel s’affichent les photos que vous avez choisies à partir de Google Photos. La nuit, sa luminosité est tamisée pour n’afficher que l’heure, très discrètement. On peut commander une série d’actions, gérer par exemple les appareils domotiques, voir la météo ou le titre de la chanson qui joue, suivre le compte à rebours de la minuterie que vous avez demandée.

Ce petit écran est capable de faire jouer la série, le film ou la vidéo de votre choix sur Netflix, Disney+ ou YouTube. Toutes les interactions habituelles avec les haut-parleurs intelligents sont ici possibles, mais elles donnent en plus un petit extra visuel. On peut également l’utiliser pour téléphoner à un contact et interpeller tous les autres appareils Google de la maison.

On aime moins

Établir que le sommeil est de bonne ou de mauvaise qualité, comme prétend le faire le Nest Hub, est presque impossible sans des capteurs pour la fréquence cardiaque ou la résistance de la peau. Résultat : il est facile de leurrer cet appareil. Il nous a donné à quelques reprises un verdict de « sommeil reposant » tout à fait erroné.

Regarder un film, une série ou une vidéo sur un si petit écran, et avec une qualité sonore tout de même limitée, ce n’est pas l’expérience du siècle.

Malgré les assurances de Google quant au respect de la confidentialité, il y a un certain malaise à donner à ce géant encore plus de données, surtout quand elles sont aussi intimes.

L’accès à l’agenda est encore limité à votre compte Google. Pas de compatibilité ici avec les serveurs Exchange ou iCloud.

On achète ?

On peut avoir des réserves à mettre sur sa table de chevet ce petit observateur qui dissèque nos nuits. On le comprend très bien. Mais malgré les limites de ses analyses, il donne un aperçu assez juste de vos habitudes de sommeil et peut apporter une certaine aide, ne serait-ce qu’en ciblant quelques lacunes.

L’ajout d’éléments visuels aux informations données par un haut-parleur intelligent est incontestablement utile. Mais à ce chapitre, nous accordons encore une longueur d’avance à Amazon, dont l’Echo Show est plus polyvalent, plus dynamique, et offre un son incontestablement meilleur.

Nest Hub 2e génération

Fabricant : Google

Prix : 129,99 $

Note : 4 sur 5

Clins d’œil technologiques

Réalité assistée

La famille Guillemot aime décidément Montréal. Après Ubisoft, c’est au tour d’une autre entreprise fondée par un des cinq frères, Christian, de s’installer dans la métropole québécoise, a-t-on annoncé cette semaine. AMA commercialise un logiciel de « réalité assistée », XpertEye, qui permet à un expert – médecin, ingénieur, enseignant – de tout voir à travers les lunettes connectées ou le téléphone de la personne sur place, d’annoter l’image et de diffuser des informations. Un mélange de Google Glass et de Teams, quoi. « La personne à distance devient comme mon avatar, résume David Racicot, responsable des activités commerciales pour les Amériques, qui prend la tête du bureau montréalais. L’ambulancier d’Airmedic porte par exemple ces lunettes, le médecin voit ce qui se passe et pose un diagnostic. »

Camp techno

Pour la deuxième année, le camp Découverte techno, qui avait permis en 2020 à quelque 230 jeunes de 11 à 16 ans de s’initier ou de se perfectionner en informatique, revient en mode virtuel. Les nouveautés, c’est que les cours ne durent qu’une heure au lieu de 90 minutes, sur cinq jours, au coût de 100 $, et ont été divisés en trois niveaux de difficulté. Les visites à distance dans des entreprises technos, en fin d’après-midi, sont offertes gratuitement. « Les animateurs et animatrices sont tous des étudiants de cégep ou d’université en informatique, précise Éliane Béliveau, coordonnatrice. Pour moi, c’était important que les jeunes puissent se projeter dans un parcours scolaire pas si lointain, avec des modèles très concrets. »

Cortana

On a beau s’appeler Apple, Google ou Microsoft et valoir des milliards en Bourse, on n’est pas à l’abri d’un échec retentissant. Apple l’a appris à ses dépens le mois dernier alors qu’un juge en Californie a autorisé un recours collectif contre le « clavier papillon », particulièrement fragile, qui a équipé les MacBook entre 2015 et 2019. Cette semaine, Microsoft a dû baisser pavillon et reconnaître que son assistant vocal Cortana n’a simplement pas fait le poids devant Siri, Alexa et l’Assistant Google. Microsoft a confirmé « la fin du support » sur iOS et Android pour Cortana, qui n’est déjà plus offert dans les deux boutiques d’applications. Beau prix de consolation, Cortana demeure accessible sur Windows, soit 76,6 % des ordinateurs de bureau.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.