Bombardier, Desjardins, tourisme et États-Unis

D’autres nouvelles économiques du jour

La menace d’une grève s’intensifie chez Bombardier

La menace d’un conflit de travail entre Bombardier et 1800 de ses travailleurs québécois s’intensifie : ceux-ci sont appelés à se prononcer sur un vote de grève dès la semaine prochaine puisque les négociations pour renouveler leur contrat de travail ne progressent pas suffisamment au goût de leur syndicat. Si le président et chef de la direction de l’avionneur, Éric Martel, affichait de l’optimisme au cours des derniers jours, l’Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale (AIMTA) voit les choses d’un autre œil. « L’employeur a plutôt choisi de nous soumettre une offre globale que nous refusons d’aller vous présenter puisque l’augmentation des salaires, l’impartition et l’indexation aux rentes des retraités sont toujours en litige », est-il expliqué dans un bulletin distribué aux membres vendredi.

C’est le 17 mai que les salariés des usines de Dorval et de Saint-Laurent se prononceront. Un débrayage ne serait pas automatique, précise l’AIMTA à ses membres.

— Julien Arsenault, La Presse

Le Mouvement Desjardins dévoile un excédent

Le Mouvement Desjardins a affiché un excédent avant ristournes aux membres en baisse de 35 % pour son premier trimestre, alors que ses revenus totaux ont diminué de 5,5 %. La coopérative de Lévis a vu son excédent s’établir à 519 millions pour le trimestre clos le 31 mars, alors qu’il avait été de 798 millions lors de la même période en 2021. Desjardins a attribué ce recul à de plus importants investissements dans des projets stratégiques, « notamment en matière de transformation numérique et de sécurité », ainsi qu’à une hausse de la sinistralité dans son secteur de l’assurance de dommages. Les revenus d’exploitation de la coopérative ont progressé de 267 millions pour atteindre 5,05 milliards, mais un accroissement des pertes de placement a eu pour effet de faire diminuer les revenus totaux, qui sont passés de 3,03 milliards l’an dernier à 2,87 milliards au plus récent trimestre. Le retour aux membres et à la collectivité s’est chiffré à 118 millions au premier trimestre, en hausse de 15,7 % par rapport à celui de 102 millions de la même période l’an dernier.

— La Presse Canadienne

Le tourisme rebondit au Canada, mais…

Le secteur canadien du voyage et du tourisme se rapprochera cette année de ses niveaux d’activité prépandémiques, mais il ne renouera pas avec les chiffres de 2019 avant l’année prochaine, alors que la demande refoulée est libérée partout dans le monde, a indiqué vendredi le Conseil mondial du voyage et du tourisme. Le groupe de commerce international prévoit que la production économique des voyages et du tourisme au Canada atteindra 138 milliards en 2022, soit 88 % de sa valeur d’avant la pandémie. Cette somme devrait atteindre 157 milliards en 2023, pratiquement à égalité avec celle de 158,1 milliards de 2019. Selon la directrice générale du Conseil, Julia Simpson, les entreprises peuvent enfin pousser un soupir de soulagement alors que le secteur se remet de deux années de restrictions frontalières et de demande en chute libre. L’industrie canadienne du tourisme a perdu 300 000 de ses 1,7 million d’emplois en 2020, avant d’en récupérer plus du tiers l’an dernier.

— La Presse Canadienne

La confiance des Américains se détériore considérablement

La confiance des consommateurs américains s’est fortement dégradée en mai, dans toutes les catégories de population, et l’indice la mesurant est tombé à son plus bas niveau depuis août 2011. L’indice a ainsi perdu 9,4 % par rapport à avril, et tombe à 59,1 points, selon l’estimation préliminaire de l’Université du Michigan publiée vendredi. Cette détérioration a surpris les analystes, qui s’attendaient à un recul beaucoup moins fort, et tablaient sur un indice à 63,5 points. Le recul concerne tant la perception des conditions économiques actuelles que les perspectives pour les mois à venir, et est généralisé, quel que soit « le revenu, l’âge, l’éducation, la géographie et l’affiliation politique », indique Joanne Hsu, économiste responsable de cette enquête. L’inflation, qui avait atteint en mars son plus haut niveau depuis 40 ans, a un peu ralenti en avril aux États-Unis, mais est restée très élevée, à 8,3 % sur un an. Le président Joe Biden a érigé ce problème en « priorité nationale », mais le président de la banque centrale (Fed), Jerome Powell, a averti que la faire ralentir ne serait pas indolore.

— Agence France-Presse

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