Science

À petites doses

Quelques milligrammes de toute l'actualité scientifique de la semaine

Vagues de chaleur

Une hausse de 200 %

Les citadins ont été parmi les premiers à constater la justesse des prévisions de Syukuro Manabe, chercheur en météorologie. Une récente étude d’une équipe de chercheurs de l’Université de Californie a permis de quantifier le nombre de personnes qui ont été affectées par la hausse des températures dans les principales villes de l’Afrique subsaharienne, du Moyen-Orient et du sud de l’Asie. Ils ont ainsi pu établir le nombre de personnes touchées par des vagues de chaleur extrême, et pendant combien de jours. En 1983, 40 milliards de jours-personnes par année étaient touchés par des vagues de chaleur. Ce chiffre est passé à 119 milliards en 2016, une hausse de 200 %. Les résultats de cette étude ont été publiés dans Proceedings of the National Academy of Sciences.

Quiz

Mangera-t-on plus de poissons en 2050 ?

La réponse est oui. Et ce ne sera pas nécessairement une bonne nouvelle, du moins, tout dépendra des espèces de poissons qui seront consommées dans 29 ans. Des chercheurs de l’Université Stanford, en Californie, ont estimé que la consommation de poissons pourrait augmenter de 80 % d’ici 2050. Mais il sera difficile d’augmenter la production par l’entremise de fermes d’élevage, estiment les scientifiques. L’élevage du saumon, par exemple, s’avère plutôt nocif pour l’environnement. Les chercheurs croient plutôt qu’il faudrait manger plus de sardines, une espèce hautement nutritive. La hausse de consommation sera le résultat de deux phénomènes : une augmentation de la population mondiale et une réduction de la consommation de viande. L’étude a été publiée dans la revue Nature Communications.

Le chiffre

0,57

En 1970, le Japonais Syukuro Manabe a prédit que la température moyenne mondiale gagnerait 0,57 degré Celsius entre 1970 et 2000. Le nouveau lauréat du prix Nobel de Physique et chercheur en météorologie avait vu juste puisque le climat s’est réchauffé de… 0,54 degré Celsius. Y a-t-il toujours des climatosceptiques dans la salle ?

La dépression pourrait mener à la démence

Selon une étude réalisée par des chercheurs américains de l’Université de Californie, une dépression dans la vingtaine pourrait accroître le risque de souffrir de démence à un âge avancé. En effet, la cognition d’une personne serait affectée une dizaine d’années après un épisode dépressif, ce qui pourrait augmenter le risque de « chute cognitive » menant à la démence. Cependant, les auteurs de l’étude publiée dans le Journal of Alzheimer’s Disease reconnaissent eux-mêmes que leurs conclusions méritent d’être étudiées plus à fond. Jusqu’ici, la science a plutôt démontré que ce sont les épisodes dépressifs passé la cinquantaine qui augmentent le plus le risque de démence.

Un laxatif peut aider contre les trous de mémoire

Des chercheurs du département de psychiatrie de l’Université Oxford ont mené une recherche inédite sur les effets d’un laxatif prescrit habituellement pour des problèmes de constipation chronique. Le prucalopride agit notamment sur la sérotonine, un neurotransmetteur impliqué dans la dépression. Après six jours de traitement avec ce médicament, les participants avaient une activité cérébrale à la hausse et une amélioration de la mémoire de 5 % par rapport à ceux qui avaient reçu un placebo. Il faudra attendre cependant que d’autres études confirment cette hypothèse avant de vous précipiter à la pharmacie. La recherche a été publiée dans la revue Translational Psychiatry.

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