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Envolées d’équilibriste à Bromont

Si on vous dit Bromont, vous répondrez ski, vélo de montagne, parc aquatique. Ce sont d’excellentes réponses, mais levons quand même les yeux au ciel ; non par exaspération, mais pour découvrir une autre facette du secteur, plus aérienne.

Enfantin et aérien

En amont du très sympathique parc aquatique, des activités de montagne annexes et familiales ont été prévues par la station locale, dont certaines permettent de prendre un peu de hauteur, et ainsi d’occuper les visiteurs lors des journées plus fraîches ou nuageuses.

La nouveauté de l’année, c’est un petit parcours d’équilibre sur sangle (slackline), au-dessus d’un tapis de copeaux de bois, qui s’adresse avant tout aux enfants et aux ados. « Ce n’est pas pour les experts, mais plus pour les enfants à partir de 5 ans. Ils peuvent se tenir à des cordes au-dessus des sangles pour s’aider », prévient Amélie Desrochers, chef d’équipe, animation et évènements, qui nous présente les autres activités aériennes, comme le petit mur d’escalade haut de 7,3 m (soit 24 pi) avec auto-assureurs et grosses prises, ou le trampoline-bungee.

Sa collègue Annie Poirier, conseillère principale, marketing et communication, pointe les autres options menant en hauteur, comme la balade en télécabine ou, pour ceux qui veulent allier l’aquatique à l’aérien, la « corde de Tarzan », rouverte cette année pour les détenteurs d’un billet d’accès aux jeux d’eau – elle consiste à se lâcher dans un bassin après s’être pendu à une corde. Vertige en vue ? On peut tout bêtement observer les autres s’envoler, puisque des spectacles d’oiseaux de proie seront proposés les fins de semaine dès le 17 juillet.

Où : à Bromont, montagne d’expérience

Pour qui : les enfants et la famille

Combien : à partir de 19 $ en prévente pour les activités de montagne (qui comprennent aussi le disque-golf et la luge de montagne), à partir de 41 $ en prévente pour le parc aquatique. Les deux billets peuvent être combinés.

Oiseaux de proie : 10 $

Défis pour ninjas des bois

À deux pas du parc aquatique, une drôle de structure montée sur pieux a poussé dans une clairière : il s’agit du Divertigo, un module monstre d’une douzaine de mètres de haut (40 pi environ) équipé d’une quarantaine de jeux d’hébertisme et d’équilibre pour les ninjas en herbe, de tyroliennes, d’un simulateur de chute libre, d’un mur d’escalade, d’une grande balançoire et de deux sangles tendues (slacklines), dont une perchée au sommet. « C’est dans un style plus urbain, comme on en voit davantage en Nouvelle-Angleterre », explique le propriétaire, Marco Patry, qui a inauguré le projet en 2019.

Le principe : quatre étages, avec une difficulté croissante à mesure que l’on grimpe. Ici, pas de parcours tout tracé, on dispose de 90 minutes pour papillonner d’une épreuve ou d’un étage à l’autre et se lancer dans les défis que l’on souhaite, à base de planches, de cordes, de pneus, d’étriers, d’échelles et autres, qui feront tout pour entraver votre progression. Facile, difficile ? Tout dépend de l’âge et des étages, ce qui permet de rendre l’activité familiale. « Il y aura peut-être une minorité de chevronnés, 5 % ou 10 %, qui ne seront pas rassasiés, mais la grande majorité des gens y trouvent leur compte », assure M. Patry.

La structure peut accueillir jusqu’à 40 personnes en même temps, le concept de déplacement libre réduisant les formations de queue leu leu. Les harnais, équipés d’un système de blocage empêchant le dégagement des deux mousquetons simultanément, procurent aussi une autonomie et une sécurité accrues. On est moins au contact des arbres que lors d’un parcours de type Arbraska, mais cela permet de varier par rapport aux parcours classiques. « Nous sommes aussi les premiers à avoir jumelé hébertisme et jeu d’évasion », précise M. Patry, Divertigo offrant un défi d’une heure avec des énigmes à résoudre.

Où : 150, rue Champlain, Bromont, à deux pas du parc aquatique

Pour qui : tout le monde, mais tailles minimales requises

Combien : à partir de 35 $ en prévente pour l’ensemble du module et activités (1,83 m, ou 6 pi, le bras tendu), à partir de 19 $ en prévente pour les deux premiers étages (1,57 m, ou 5,2 pi, le bras tendu). Rabais pour les groupes. Défi d’évasion 40 $, âge de 10 ans minimum

BackBone, entre escalade et lâcher-prise

On pourrait le réduire à un centre d’escalade consacré au bloc (grimpe courte sans encordement), mais Backbone est bien plus que ça. La philosophie des lieux est plutôt tournée vers l’esprit communautaire entretenu par la famille Marseille qui a fondé le projet, ainsi que le... lâcher-prise ! « On ne se prend pas au sérieux, on ne vise vraiment pas la performance, lance Frédérique Marseille, instigatrice de la salle. On voulait aussi restituer l’ambiance des voyages que l’on a faits en Amérique centrale ou en Asie du Sud-Est. »

Car c’est aussi dehors que ça se passe : dans un grand terrain aux herbes folles, on découvre une forêt de hamacs, un spa, un coin à barbecue et des recoins où s’installer pour une jasette ou une sieste. Ainsi qu’un terrain de volley-ball de plage et un parc de sangles tendues de tous types : rodéo, acrobatique et une longue de 50 m (un demi-terrain de soccer !). Également : un café-bar, avec boissons et repas, dont un ensemble prêt à cuire sur le barbecue.

Avec sa situation éloignée des centres urbains, chose moins courante pour un centre de bloc, Backbone répond aux besoins des grimpeurs locaux qui, à part Orford, bénéficient de peu d’aménagements officiels en milieu naturel. « Il y a plein de sites en Estrie, mais ils sont presque tous situés sur des terrains privés, pour lesquels il faudrait développer des accords d’accès », nous apprend Thomas Blant, gérant des lieux, qui travaille aussi sur ces dossiers.

En attendant, on peut se faire les jointures sur les 45 problèmes (petites « voies » de bloc) de la salle, de tous niveaux, et régulièrement repensés. La clientèle cible : les milléniaux et la tranche d’âge des 16-45 ans. Les plus jeunes sont les bienvenus, mais gardez à l’esprit que ce n’est ni une salle de jeu pour enfants ni une garderie.

Où : 100, rue du Rubis, Bromont

Pour qui : plutôt les adultes, familles bienvenues

Combien : 18 $ l’entrée adulte, 10 $ pour les enfants

Sillonner les sommets

Une autre façon de prendre de la hauteur, cela peut être tout simplement de se rendre sur des belvédères de montagne pour croquer une vue. Le parc des Sommets est justement strié de 140 km de sentiers aménagés pour le vélo tout terrain ou les marcheurs. Nous avons suivi la piste de randonnée baptisée le Coureur des bois, qui permet d’accéder aux épaules du mont Bernard et de jouir d’un coup d’œil sur une partie des Cantons-de-l’Est.

Accessible à tous et de facture classique, cette piste traverse des bois agréables, avec des aménagements pour aider à passer les passages accidentés, et finit sur de petites terrasses aménagées avec des tables rustiques, idéales pour un pique-nique en famille. On a apprécié le fait que sentiers de vélo de montagne et de randonnée se croisent sans forcément se suivre. En tout cas, les nombreux cyclistes rencontrés en chemin avaient l’air de bien s’amuser. Promis, la prochaine fois, on se mettra en selle pour revisiter les lieux à deux roues.

Où : au départ du stationnement P7, rue O’Connor, à Bromont

Pour qui : les familles, marcheurs et cyclistes

Combien : accès à partir de 9,57 $ (randonnée) ou 16,52 $ (vélo de montagne) pour adultes, tarifs réduits ou gratuits pour enfants

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