Parti conservateur du Québec

Duhaime fait une démonstration de force au Centre Vidéotron

Le Parti conservateur du Québec a tenu son plus gros rassemblement de la campagne électorale vendredi soir au Centre Vidéotron, à Québec. Plus de 2000 personnes se sont massées dans le hall de l’amphithéâtre et des centaines d’autres ont dû regarder le discours d’Éric Duhaime sur un écran géant installé dans le stationnement. Cette démonstration de force clôt une semaine qui avait mal commencé pour le chef conservateur.

« Éric, Éric, Éric », scandaient les partisans, agitant des fleurdelisés. La foule était en délire lorsqu’il a fait son entrée dans la salle. Plusieurs dizaines de candidats conservateurs – 70 selon le parti – étaient alignés derrière lui sur la scène. Ils étaient venus d’un peu partout au Québec.

« Vous êtes en train de partir une vague. On la voit, on la sent », s’est exclamé Éric Duhaime.

Lors du lancement de la campagne des conservateurs le 21 août, la candidate et comédienne Anne Casabonne avait blagué qu’il faudrait louer le Centre Vidéotron pour accueillir les nombreux partisans de la formation. Au moins 800 personnes étaient alors entassées dans la salle du Complexe Capitale Hélicoptère à Québec.

Le rassemblement à Beauceville la semaine suivante avait attiré encore plus de personnes, environ 1400, selon les estimations du parti. Cette fois, il y avait environ 3000 personnes massées à l’intérieur et à l’extérieur du Centre Vidéotron.

Michel Boudreault a confié à La Presse être venu assister à son tout premier rassemblement par conviction, « pour les valeurs de démocratie » véhiculées par le parti. Martine Gravel, bénévole pour la campagne de Christian Gauthier, candidat dans Lotbinière-Frontenac, était déjà allée à ceux de Beauceville et de Victoriaville.

« Nous sommes des gens simples, de cœur et de conviction. »

— Martine Gravel, mère qui milite pour la première fois de sa vie

Sa fille a dû reprendre sa 5e secondaire, après avoir échoué durant la pandémie, démotivée par l’école à distance. D’autres portaient fièrement leurs gilets du « convoi de la liberté » qui a paralysé le centre-ville d’Ottawa l’hiver dernier.

DES FLÈCHES LANCÉES

Éric Duhaime répète souvent que les régions de Québec et de la Beauce sont les épicentres de la vague conservatrice qu’il espère voir déferler sur le Québec le 3 octobre. Il n’a pas manqué d’aborder la question du troisième lien prévu entre Québec et Lévis dans son discours, puis celle des travaux du pont Pierre-Laporte, deux enjeux locaux chers aux électeurs de la région.

« Monsieur Legault, on ne vous lâchera pas. Vous allez déposer les études avant que le monde vote », a-t-il martelé sous les acclamations de ses partisans.

Il est revenu également sur sa performance de la veille au Face-à-Face 2022 de TVA, le premier débat télévisé de la campagne électorale, et s’est attaqué au passage au chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois. Puis il a décoché une autre flèche à l’endroit de la Coalition avenir Québec et des médias.

« Contrairement à M. Legault, on n’a aucun candidat issu des médias et on ne les a pas subventionnés à coup de 300 millions », a lancé l’ex-animateur de radio, semblant oublier qu’il a lui-même travaillé dans les médias. La foule l’a applaudi.

DUHAIME INVITE À VOTER PAR ANTICIPATION

Ce grand rassemblement a donné un regain d’énergie au chef conservateur après un début de semaine difficile. Il avait dû passer plusieurs jours à s’expliquer pour des taxes municipales et scolaires impayées. Dans son autocar de campagne, on l’a senti affecté pendant plusieurs jours par cette histoire.

« Plus on va monter, plus les attaques de nos adversaires vont devenir virulentes et vicieuses. »

— Éric Duhaime, chef du Parti conservateur

Il a ajouté que la Coalition avenir Québec fouillait « dans les poubelles » du parti « au sens propre et au figuré ».

Il a terminé son discours par un appel au scrutin, comme il le fait chaque fois, sauf qu’il a insisté cette fois-ci sur le vote par anticipation, dans une semaine. « La sortie de vote est cruciale, a-t-il souligné. Nos adversaires se fient sur le fait que vous n’irez pas voter. Ils disent que vous êtes du monde qui chiale, mais qui n’agit pas. On va leur montrer qu’on chialait, qu’on va agir et qu’on va gouverner. »

Lina Pilote, qui n’a pas voté depuis 20 ans, compte mettre son X à côté du nom de Marie Pelletier, la candidate conservatrice dans La Prairie. Elle est devenue bénévole pour sa campagne et dit avoir observé un changement au fil des semaines. « Les gens n’osaient pas s’afficher avant », constate-t-elle.

Reste à voir combien de conservateurs québécois Éric Duhaime réussira à faire sortir du placard le 3 octobre.

Transport interurbain

QS propose un réseau ferroviaire public à 10,7 milliards

Gabriel Nadeau-Dubois promet d’investir 10,7 milliards de dollars sur huit ans afin de créer « Québec rail », une société d’État qui aurait pour mandat d’assurer un transport public par train entre les principales villes du Québec. Il n’a pas été en mesure vendredi de préciser comment Québec solidaire (QS) était parvenu à chiffrer cet engagement.

Ce projet, qui figure dans le « Plan vision 2030 » de Québec solidaire, est la « pièce maîtresse d’une révolution dans les transports au Québec », a-t-il dit. Le parti de gauche propose également d’investir 2 milliards dans un premier mandat pour créer « Québec bus », un réseau de 11 lignes qui permettrait de se déplacer sans utiliser la voiture là où il n’y a pas de service par train.

Québec solidaire énumère cinq lignes ferroviaires où Québec rail offriraient d’abord des services : Matane-Québec, Québec-Montréal, Québec-Sherbrooke, Sherbrooke-Montréal et Montréal-Gatineau. Ces lignes – 1140 km de rails au total – existent déjà, explique Gabriel Nadeau-Dubois. Certaines sont de compétence québécoise, d’autres de compétence fédérale.

Dans tous les cas, le gouvernement devrait négocier avec les entreprises qui les détiennent afin de les mettre à jour, de construire des voies de contournement afin de laisser passer des trains de marchandises et pour négocier le droit de passage de trains électriques publics.

« On a travaillé avec plusieurs experts. […] On a fait nos devoirs. Cette proposition-là est réaliste avec les emprises de rail existantes », a affirmé vendredi M. Nadeau-Dubois.

« Il faut prendre en considération qu’on ne construit aucun nouveau tronçon avec ce projet-là. On n’a pas à construire de nouveaux rails. Ce sont des estimations qui sont basées sur les investissements nécessaires pour rénover ou améliorer certaines parties des tronçons existants, [et des] investissements qui permettent de construire des infrastructures manquantes, par exemple des gares. »

— Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire

DÉTAILS DU COÛT

Le chef parlementaire de QS n’a pas été en mesure d’expliquer comment il avait déterminé le coût de 10,7 milliards, qui serait un investissement initial pour lancer Québec rail d’ici 2030 sur les cinq premiers tronçons. Son candidat dans la circonscription de Taschereau à Québec, Etienne Grandmont, a également affirmé qu’on « n’est pas à Génies en herbe », alors que le parti était questionné sur le coût d’acquisition ou de construction des trains électriques qu’il souhaite déployer.

« Notre projet est réaliste », a assuré M. Nadeau-Dubois. « On ne rédigera pas les appels d’offres aujourd’hui avec vous, mais on aurait un préjugé favorable pour que ces trains soient construits au Québec », a-t-il ensuite affirmé.

M. Nadeau-Dubois a rappelé que chaque tronçon prévu pour « Québec rail » est distinct, et qu’il n’existe pas un scénario unique pour développer ce nouveau réseau.

« Prenons le tronçon Québec-Matane. On va conclure le partenariat avec le CN, qui est propriétaire de ce segment-là. On va mettre de l’argent sur la table pour réhabiliter les rails. […] Notre service sera complémentaire au service actuel de VIA Rail », a-t-il expliqué.

« Ce qu’on propose n’est pas un monopole public. Il y aura encore des opérateurs privés. VIA Rail pourra continuer s’il le souhaite de pouvoir opérer où ils ont du service. »

— Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire

Après le point de presse, le parti avait expliqué aux journalistes qu’il a évalué le coût de leur projet entre 7 et 11 millions de dollars du kilomètre. « Cette estimation inclut l’achat des trains et les infrastructures [comme la] mise à niveau et [la] poste de nouvelles voies, ainsi que le développement des gares. »

UN RÉSEAU PUBLIC PAR BUS

Québec solidaire propose également de développer d’ici quatre ans 11 lignes de bus interurbain exploitées par une société d’État, qui compléterait le réseau là où il n’y a pas de service sur rail. Selon le parti de gauche, il s’agirait d’une toile de plus de 4000 km de routes. Une entreprise privée comme Orléans Express ne pourrait plus opérer sur une ligne où Québec bus irait, notamment sur le corridor Montréal-Québec.

Pour lancer Québec bus, le parti de Gabriel Nadeau-Dubois prévoit investir 2 milliards au cours d’un premier mandat. Cela permettrait au gouvernement, dit-on, d’opérer entre Montréal et Rouyn-Noranda, dans la région de l’Abitibi, entre les régions de Lanaudière et des Laurentides, sur la route 132, entre Montréal et Québec, Sherbrooke et Québec, Québec et Saguenay, Québec et Sept-Îles, en Gaspésie et à Chibougamau.

Hôpital de Joliette

« Le problème n’est pas réglé », rétorquent les Atikamekw à Legault

Non, « le problème du racisme systémique n’est pas réglé », à l’hôpital de Joliette et ailleurs, rétorque la Nation atikamekw à François Legault. La famille de Joyce Echaquan réfute les déclarations du chef caquiste, qui a affirmé en plein débat des chefs que les mesures déployées depuis sa mort avaient permis de « régler » la situation.

« Tant que le gouvernement ne reconnaîtra pas le racisme systémique, le dossier ne sera pas réglé. On invite les différents partis politiques à relire le Principe de Joyce. C’est ainsi que nous pourrons parler de réconciliation et de guérison. Il y a encore du chemin [à faire] », affirme le chef de Manawan, Sipi Flamand.

Aux yeux de sa communauté, le premier ministre sortant « envoie une image que pour lui, la mort tragique de Joyce Echaquan est chose du passé et que maintenant, tout est parfait ». « Tant et aussi longtemps que le gouvernement couvrira la réalité par une ligne de parti, des évènements semblables risquent de se répéter et des plaintes continueront de nous être rapportées », s’indigne la Nation atikamekw.

Lors d’un échange sur le racisme systémique avec la cheffe libérale, Dominique Anglade, jeudi, le chef de la CAQ a déclaré que « le problème qui est arrivé avec Mme Joyce [Echaquan] à l’hôpital de Joliette, il est maintenant réglé ».

Le Grand Chef de la Nation atikamekw, Constant Awashish, dit quant à lui comprendre l’« impression » de François Legault d’« avoir réglé le problème en ayant pris quelques décisions et posé quelques actions ».

« Nous reconnaissons ces quelques gestes qui démontrent un certain niveau de volonté, mais le problème demeure et il est impératif de le régler de façon pérenne. Cela commence par la reconnaissance de l’existence du racisme systémique, en adoptant le Principe de Joyce tel qu’il a été rédigé. »

— Constant Awashish, Grand Chef de la Nation atikamekw

LA FAMILLE DÉMENT LES PROPOS DE LEGAULT

La famille de Joyce Echaquan s’est dite « stupéfaite » lorsque François Legault a soutenu jeudi avoir rencontré le conjoint de la défunte, Carol Dubé. Selon la famille, M. Legault prétend « faussement » qu’il a discuté avec lui et que M. Dubé lui aurait confirmé que le problème était réglé. M. Dubé et le premier ministre sortant se sont plutôt croisés de manière « fortuite », lors de la visite du pape François à Québec, cet été.

« Il est déplorable que le premier ministre se permette de placer des mots dans la bouche de M. Dubé à des fins purement électoralistes », lit-on dans une déclaration transmise par l’avocat de la famille, Me Patrick Martin-Ménard. « Sa façon d’aborder le problème et de s’en laver les mains par pensée magique reflète une vieille mentalité et reproduit la dynamique à l’origine des problèmes ayant mené au décès de Mme Echaquan en premier lieu », ajoute-t-on.

Pour le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), Ghislain Picard, il est malheureux que François Legault puisse « se permettre des écarts comme ça avec une confiance presque aveugle ».

« Oui, des actions ont été posées et des décisions ont été prises, mais est-ce que la situation a vraiment changé ? Je n’ai pas vu quoi que ce soit qui me fait la démonstration qu’on est devant un revirement de situation. Et c’est ça que ça prenait », explique-t-il en entrevue. « C’est un gouvernement qui marche dans l’allégresse. On veut banaliser une situation », regrette-t-il encore.

« Allez à l’hôpital de Joliette. D’abord, tous les employés ont reçu une formation. On a intégré dans la direction des personnes qui viennent des communautés autochtones. La situation a complètement changé [depuis la mort de Joyce Echaquan] », avait dit jeudi soir M. Legault, lors du débat des chefs.

Au cabinet de M. Legault, on a plaidé vendredi avoir « pris l’engagement de continuer à lutter contre le racisme au Québec ».

« M. Legault a pris comme exemple les changements opérés à l’hôpital de Joliette à la suite du décès tragique de Joyce Echaquan. Ce qui s’est produit sur le terrain, à Joliette, est très encourageant et porteur d’espoir », a réitéré son attaché de presse, Ewan Sauves.

Depuis le décès de Joyce Echaquan, en septembre 2020, le gouvernement Legault a notamment créé un poste d’adjoint au PDG du CISSS de Lanaudière « directement affecté aux relations autochtones ». Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a aussi ordonné une formation obligatoire pour tout le personnel du réseau de la santé et des services sociaux sur les réalités autochtones.

Crise climatique

Des groupes écologistes veulent une rencontre annuelle avec Québec

Une quinzaine d’organismes écologistes réclament aux partis politiques québécois de s’engager à tenir une « rencontre annuelle » sur la crise climatique, afin d’explorer « plus en profondeur » les recommandations du milieu pour y faire face.

Dans une missive envoyée aux partis et obtenue par La Presse, plusieurs groupes comme Équiterre, la Fondation David Suzuki, Vivre en Ville, SNAP Québec ou Greenpeace affirment qu’une rencontre annuelle « donnerait l’occasion d’explorer plus en profondeur les recommandations [des] groupes ».

Ceux-ci « détiennent une expertise sur une vaste gamme d’enjeux, entre autres l’aménagement durable du territoire, le climat, les aires protégées, les espèces menacées, la réduction à la source, la justice environnementale et climatique, la protection de l’eau, la mobilité et les systèmes alimentaires durables », soutient-on à ce sujet.

« La crise climatique et l’effondrement de la biodiversité nécessitent des transformations rapides, profondes et sans précédent dans tous les aspects de notre société. La science est unanime à ce sujet. »

— La quinzaine d’organismes écologistes

D’après elles, lutter contre les changements climatiques relève « d’une tâche complexe que les gouvernements ne sauraient faire sans la collaboration de multiples parties prenantes mobilisées ». Vu « l’ampleur du défi », un « dialogue soutenu » entre le politique et la société civile « s’impose », poursuit la coalition.

Ses membres estiment être « des alliés incontournables pouvant contribuer à bâtir l’acceptabilité sociale nécessaire pour des politiques publiques ambitieuses qui décarbonisent nos modes de vie et qui protègent la nature ». « Au-delà de nos expertises techniques, au fil des décennies, nos groupes ont démontré leur capacité à générer des connaissances, et à mobiliser la société civile, les municipalités et les entreprises à s’engager dans la transition écologique », soutiennent les organismes.

QUÉBEC SOLIDAIRE S’Y ENGAGE

Jusqu’ici, un seul parti provincial s’est engagé à répondre à la demande de la coalition par la favorable : Québec solidaire. Le responsable aux orientations du parti, Gabriel Laurence-Brook, promet en effet dans une lettre : « Si nous formons le prochain gouvernement, nous officialiserons une rencontre annuelle entre le premier ministre du Québec et les dirigeants et dirigeantes des groupes environnementaux. »

« Notre cadre financier, qui sera diffusé au moment de la campagne électorale, comportera également plusieurs propositions concrètes pour lutter contre les changements climatiques et diminuer les émissions de GES », écrit M. Laurence-Brook.

« [Notre cadre financier] prévoira aussi une croissance budgétaire pour assurer un financement accru et stable en matière de lutte [contre les] changements climatiques. »

— Gabriel Laurence-Brook, responsable aux orientations de Québec solidaire

Une fois au gouvernement, le parti de gauche affirme qu’il rendrait également le premier ministre « responsable de la lutte [contre les] changements climatiques » en donnant un « mandat clair » d’en assurer le financement au ministre des Finances.

D’ici 2030, Québec solidaire s’engage par ailleurs à adopter une loi sur le climat qui réduirait « d’au moins 55 % les gaz à effet de serre » par rapport au niveau de 1990.

« Le refus obstiné du premier ministre de débattre en environnement en dit long sur son bilan pitoyable. Quiconque prend l’urgence climatique au sérieux sait que construire une autoroute de plusieurs milliards sous le fleuve, ce n’est pas une bonne idée », conclut le responsable, en référence au projet de troisième lien routier Québec-Lévis que veut construire le gouvernement Legault.

Malmené au débat, Legault veut corriger le tir

Malmené par des adversaires lors du Face-à-Face jeudi soir, François Legault reconnaît qu’il devra corriger le tir. Il veut reprendre l’initiative en s’en prenant aux plans verts du Parti libéral du Québec (PLQ), de Québec solidaire (QS) et du Parti québécois (PQ). En conférence de presse devant la permanence de son parti à Montréal vendredi, le chef caquiste a exprimé certains regrets quant à la joute de la veille, en particulier au sujet de son langage non verbal. Il faisait constamment la moue et était renfrogné. « Nous, sur les écrans, on voyait juste la personne qui parle. Je ne réalisais pas que quand je ne parlais pas, j’étais sur l’écran. Je vais améliorer ça jeudi prochain », à l’occasion du débat des chefs de Radio-Canada, a-t-il expliqué. Il regrette de ne pas avoir mis en relief le caractère « irréaliste » des plans verts de ses adversaires. « Le format n’est pas simple. C’est difficile de faire des miracles à cinq chefs », a-t-il plaidé, ajoutant qu’il s’attendait à ce que ses adversaires soient « sur [son] dos ».

— Tommy Chouinard, La Presse

Le « dernier sprint » lancé à Montréal

C’est dans la forteresse libérale de Marguerite-Bourgeoys que la cheffe Dominique Anglade est venue s'énergiser vendredi après l’exercice exigeant du premier débat. « Le dernier sprint a commencé [jeudi] et il va falloir redoubler d’ardeur. Est-ce que je peux compter sur vous ? », a lancé Mme Anglade aux quelque 250 militants réunis dans un restaurant de LaSalle, provoquant un tonnerre d’applaudissements. La leader du Parti libéral du Québec (PLQ) concentrera les premiers efforts de sa deuxième moitié de campagne dans le Grand Montréal jusqu’à la tenue du deuxième débat de Radio-Canada, le 22 septembre. Elle visitera les circonscriptions d’Anjou–Louis-Riel, de Viau, de Laporte et de Verdun, notamment. Les troupes de Dominique Anglade peinent à faire bouger l’aiguille des intentions de vote. Plusieurs châteaux forts de la métropole sont menacés, dont sa circonscription de Saint-Henri–Sainte-Anne. — Fanny Lévesque, La Presse

Nadeau-Dubois s’attaque à Anglade

Gabriel Nadeau-Dubois lance un appel aux militants des partis traditionnels, aux souverainistes du Parti québécois, mais aussi aux libéraux déçus de Dominique Anglade, pour les inviter à se rallier à la cause de Québec solidaire. « On n’est pas condamné à ce que j’appelle le petit Québec des petites ambitions de François Legault. On est capable de faire de grandes choses », a martelé vendredi le chef parlementaire de Québec solidaire, au lendemain du premier débat des chefs. « Québec solidaire, ce n’est pas juste des jeunes qu’on veut. On veut une alliance entre les générations », a-t-il poursuivi. Alors que les sondages indiquent que la cheffe libérale Dominique Anglade pourrait être en difficulté dans sa propre circonscription de Saint-Henri–Sainte-Anne, à Montréal, M. Nadeau-Dubois a fait campagne chez elle, vendredi. « [Dominique] Anglade n’a pas été une cheffe de l’opposition officielle efficace dans les dernières années. Elle n’était pas là sur la crise du logement, elle n’était pas là en environnement, elle a changé d’idée sur des enjeux importants. Moi, je ne me priverai pas de le dire », a-t-il dit.

— Hugo Pilon-Larose, avec la collaboration de Fanny Lévesque, La Presse

Le PQ promet des milliards aux villes en transport collectif

Le Parti québécois laissera aux villes le soin de présenter des projets de transport collectif, et promet aux villes de 30 000 habitants des budgets de 300 millions à 1 milliard pour les réaliser. « C’est vous, la solution. Ce sera vos projets, et nos budgets seront au rendez-vous », a dit le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon vendredi lors du « sommet électoral » organisé à Montréal par l’Union des municipalités du Québec. M. St-Pierre Plamondon a commencé son discours en parlant d’environnement. « Il y a une crise climatique, et elle est réelle », a-t-il lancé. Il a répondu favorablement à la demande des maires, qui réclament un « pacte vert » pour s’adapter aux changements climatiques. Le chef péquiste a tenté de distinguer son plan climat de celui de Québec solidaire (QS). « Vous ne m’entendrez pas parler de révolution, de dernière chance ou de pénalité », a dit M. St-Pierre Plamondon. Pas question de « centraliser » avec des sociétés d’État et de nationalisation, comme le voudrait selon lui QS. Il préfère soutenir financièrement les entreprises de transport déjà en place.

— Charles Lecavalier, La Presse

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