Gourmand À emporter

À la carte

Les salles à manger sont de nouveau fermées, mais nombreux sont les restaurateurs qui offrent des menus savoureux et d’autres idées gourmandes à emporter. Notre équipe vous présente chaque semaine sa sélection, afin que vous continuiez à bien manger et à bien boire à la maison.

En vedette

Grillades d’hiver chez gia

Gia vin & grill, dernier-né de l’équipe de Nora Gray et d’Elena/Club social PS, a pu ouvrir sa salle pendant deux belles semaines festives, juste avant Noël. Maintenant, le grand espace tout neuf sert de caviste d’exception, de café et de comptoir à emporter.

« Quand est venu le temps de créer le menu, on s’est demandé : s’il fallait passer en take-out, est-ce qu’on pourrait le faire avec le menu qu’on a ? », raconte le copropriétaire Ryan Gray. Les autres établissements du petit groupe – Elena surtout – ont bien réussi au cours des deux dernières années grâce à leurs pizzas, leurs salades et leurs exceptionnels sandwichs à emporter.

Le restaurateur d’expérience est entouré de la chef Janice Tiefenbach et de son bras droit Willow Cardinal, du sommelier Lawrence Fiset, de la gérante Ellen Eamon, de la pâtissière émérite Michelle Marek, du maître d’hôtel Julio Mendy et de Kyle Crouch au bar, entre autres. C’est véritablement une équipe tout étoiles et tissée serré.

Nichée au creux de Saint-Henri, dans un ancien garage voisin de l’immeuble historique RCA, Gia est une grilladerie. La cuisine s’inspire de celle du centre de l’Italie, mais sans nécessairement en reproduire toutes les spécialités à la lettre. Le nom du restaurant vient du diminutif de Giovanna Tiezzi, copropriétaire du domaine toscan Pacina. C’est un lieu « magique » où Ryan Gray et son associé Marley Sniatowsky ont passé beaucoup de temps. Rappelons qu’Elena porte le nom de la patronne du vignoble La Stoppa, Mme Pantaleoni. Il n’y a pas à dire, les femmes du vin naturel les inspirent !

Le menu à emporter de la nouvelle adresse est fort simple : poulet de Cornouailles au charbon, juteux et bien relevé ; pommes de terre frites en quartiers ; croquettes de poisson ; salades ; pâtes au « ragoût » de canard ; et moelleuse torta au chocolat, entre autres. Il peut être commandé à la carte ou en formule pour deux ou quatre personnes (55 $ ou 100 $). À cela s’ajoute, pour le lunch, un sandwich au poulet grillé bien dodu. En allant cueillir notre commande, entre midi et 20 h (16 h pour le sandwich), du mercredi au dimanche, on en profite pour acheter une bouteille de vin (à partir de 42 $) et pour repartir avec un excellent café. Le nouveau torréfacteur Café PS est d’ailleurs installé dans une pièce fermée au fond du restaurant et on ne peut trop vous recommander d’essayer les grains traités avec le plus grand soin.

Belle au repos et en plein jour, la salle à manger doit être un lieu bien spécial lorsqu’elle s’anime, au fond de sa rue sans issue. Souhaitons qu’on puisse s’y installer sous peu. En attendant, on en a un très bel aperçu en y passant tout simplement pour commander, recevoir et repartir cortado en main.

1025, rue Lenoir, Montréal

Évènement

Les Mères au Paloma

La gastronomie française doit une fière chandelle aux « Mères ». Pas les mères de famille, mais celles qui cuisinaient pour les grandes maisons bourgeoises et qui, par la suite, ont ouvert leurs propres restaurants, à Lyon surtout. En janvier, le restaurant Paloma rend hommage à la généreuse et fortifiante cuisine de la mère Brazier. Première femme à obtenir trois étoiles au Guide Michelin, en 1933, Eugénie Brazier a eu pour commis nul autre que Paul Bocuse. Au menu à emporter, il y aura en entrée le jambon au Cinzano et les poireaux vinaigrette, en plats principaux des compositions historiques comme la lotte à la bordelaise avec purée de pommes de terre, la blanquette de veau avec riz champignons, le navarin d’agneau et la morue forestière avec truffe noire. Le dessert sera une mousse au chocolat. Il suffit d’aller sur le site du restaurant ou de suivre ses réseaux sociaux pour connaître le menu courant, qui sera offert les vendredis et samedis du mois de janvier.

— Ève Dumas, La Presse

8521, boulevard Saint-Laurent, Montréal

À l’essai

Le Pois Penché : escapade à Paris

Se promener dans le centre-ville désert en temps pandémique peut être très dur sur le moral. Mais certains tiennent le coup sans relâche. Le Pois Penché fait partie de ces restaurants du centre-ville qui résistent. Son menu « Brasserie-to-Go » est constitué des classiques de la cuisine de l’établissement situé à l’intersection du boulevard De Maisonneuve et de la rue Drummond, depuis 2007. L’endroit comblera les envies de steak-frites, de tartare de saumon, de salade niçoise (savoureuse avec son thon confit maison), de canard confit ou de cavatellis maison (à la crème de cèpes et truffe, délicieux !). Les desserts maison sont aussi une belle petite décadence à s’offrir. Tous les repas sont servis chauds et prêts à être dégustés. Seul bémol : on aurait aimé avoir les vinaigrettes des salades à part, pour garder le croquant de la verdure. Le Pois Penché est ouvert du mardi au samedi, de 11 h à 21 h. On peut commander pour une collecte sur place ou par Uber Eats pour la livraison.

— Iris Gagnon-Paradis, La Presse

1230, boulevard De Maisonneuve Ouest, Montréal

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