Voyageurs internationaux désirant entrer aux États-Unis

Le vaccin d’AstraZeneca sera reconnu

Les Canadiens immunisés contre la COVID-19 avec le vaccin Oxford-AstraZeneca pourront se rendre aux États-Unis lorsque de nouvelles réglementations sur les voyages entreront en vigueur le mois prochain, mais il n’est pas encore clair si ceux qui ont reçu des doses mixtes seront acceptés.

Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont confirmé, lundi, que les États-Unis accepteront les voyageurs internationaux immunisés avec des vaccins approuvés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Food and Drug Administration (FDA).

Davantage de détails seront fournis à mesure que les exigences seront finalisées.

La FDA a approuvé trois vaccins contre la COVID-19, et la formule d’AstraZeneca n’en fait pas partie. Celui-ci est cependant approuvé par l’OMS.

La FDA n’autorise pas non plus le mélange de doses de Pfizer et de Moderna.

Evan Rachkovsky, porte-parole de l’Association canadienne des Snowbirds, s’est réjoui de la décision, mais a déclaré que les membres avaient des inquiétudes et des questions au sujet de ceux qui ont reçu deux doses différentes de vaccins.

« Vous parlez de millions de Canadiens qui ne seront pas autorisés à entrer aux États-Unis, parce qu’ils ont reçu deux doses de vaccins différents », a déclaré Evan Rachkovsky.

« Nous gardons espoir que non seulement les personnes qui ont reçu l’AstraZeneca, mais aussi les voyageurs avec les doses mixtes seront autorisés à entrer aux États-Unis. »

— Evan Rachkovsky, porte-parole de l’Association canadienne des Snowbirds

Plus de 3,9 millions de Canadiens ont reçu deux doses différentes de vaccins contre la COVID-19 approuvés par Santé Canada, sans compter le Québec qui ne catégorise pas ce type de données.

Environ 1,6 million de personnes ont reçu une dose d’AstraZeneca suivie d’un vaccin à ARNm – Pfizer-BioNTech ou Moderna –, selon les données de l’Agence de la santé publique du Canada. Il n’est pas encore clair si ceux qui ont reçu des doses mixtes répondront aux critères.

Les vaccins contre la COVID-19 approuvés dans le cadre de la liste d’utilisation d’urgence de l’OMS n’ont été évalués que dans des situations où des gens ont reçu le même vaccin pour les deux injections.

Mais le groupe consultatif stratégique d’experts sur la vaccination de l’agence recommande que les vaccins à ARNm puissent être utilisés comme deuxième dose après une première dose avec le vaccin d’AstraZeneca si une deuxième dose de celui-ci n’est pas disponible.

Les CDC n’ont pas répondu aux demandes de La Presse Canadienne au moment de la publication.

Reconnaissance divergente

Le Conseil national des lignes aériennes du Canada applaudit néanmoins la décision des CDC.

« Alors que les pays vont de l’avant et reconnaissent les vaccins approuvés par l’OMS, cela souligne le besoin crucial pour le gouvernement canadien de faire de même et d’accepter la norme mondiale établie par l’OMS », a déclaré Mike McNaney, président et chef de la direction du groupe, dans un courriel.

Ottawa reconnaît les vaccins à ARNm Moderna et Pfizer-BioNTech, ainsi que les vaccins AstraZeneca et Johnson & Johnson, mais pas les vaccins Sinopharm ou Sinovac approuvés par l’OMS.

La décision des CDC signifie que les responsables américains reconnaîtront les six.

Les passagers devront présenter une preuve de vaccination avant l’embarquement, ainsi qu’un test de dépistage de la COVID-19 négatif effectué moins de trois jours avant le départ.

Une porte-parole d’Affaires mondiales Canada a déclaré qu’Ottawa « respecte le droit des États-Unis de déterminer leurs restrictions frontalières ».

« Le gouvernement du Canada travaille avec des partenaires, y compris les États-Unis, pour plaider en faveur de la reconnaissance à l’étranger de la stratégie de vaccination réussie et basée sur la science du Canada, qui comprend des calendriers de vaccination mixtes, des intervalles de dose prolongés et un ensemble de vaccins sûrs et efficaces », a déclaré Geneviève Tremblay samedi dans un communiqué envoyé par courriel.

Crise climatique

L’ombre du duel américano-chinois plane sur les négociations mondiales

Les États-Unis et la Chine représentent ensemble plus de la moitié des émissions mondiales de gaz à effet de serre et aucune percée n’est possible dans la crise climatique sans action déterminée de leur part.

D’où l’inquiétude qui monte avant la COP26 : les tensions diplomatiques extrêmes entre les deux superpuissances risquent-elles de faire dérailler ce sommet décisif de Glasgow ?

Une entente en Écosse entre Pékin et Washington donnerait un vrai coup de pouce à un accord international historique. Selon des experts, leurs relations glaciales ne sont pas nécessairement un obstacle insurmontable, car leur compétition acharnée peut aussi stimuler la lutte contre le réchauffement climatique.

« S’ils ne parviennent pas à s’entendre sur quelque chose de substantiel, je ne pense pas que cela empêchera des mesures sérieuses d’être prises, car les deux pays peuvent et veulent faire beaucoup chacun de leur côté. »

— Mary Nichols, qui a dirigé des initiatives climatiques majeures de l’État de Californie

« Mais cela ne signifie pas que ce serait sans effet », ajoute cette chercheuse à l’Université Columbia de New York. « Sans accord explicite » américano-chinois, « le risque est que d’autres pays soient réticents à agir ».

Dès son arrivée à la Maison-Blanche en janvier, le président des États-Unis, Joe Biden, a défini deux grandes priorités de politique étrangère : contrer la montée en puissance chinoise et résoudre la crise climatique.

Pistes parallèles

Pour concilier ces objectifs, il a instauré une diplomatie sur deux pistes parallèles à l’égard de Pékin, qui prévoit coopération sur le climat et « compétition stratégique » au parfum de guerre froide sur tout le reste : droits de la personne, sort de Taiwan, commerce.

« Ce n’est pas un mystère que la Chine et les États-Unis ont beaucoup de divergences. Mais sur le climat, la coopération est la seule manière d’échapper au suicide collectif vers lequel se dirige le monde », a récemment lancé l’émissaire américain pour ces négociations climatiques, John Kerry.

Ce dernier s’est rendu deux fois en Chine, notamment pour tenter de convaincre les autorités communistes de tourner la page des centrales à charbon. Mais le ministre des Affaires étrangères de la Chine, Wang Yi, a répondu qu’il jugeait « impossible de placer la coopération sino-américaine sur le climat au-dessus du climat général des relations sino-américaines ».

Le risque, vu de Washington, est que Pékin fasse du chantage climatique pour obtenir des concessions sur d’autres sujets plus épineux.

Les Américains assurent ainsi avoir prévenu les Chinois lors d’une rencontre la semaine dernière en Suisse que d’éventuels engagements de leur part ne seraient pas une « faveur » donnant droit à des contreparties.

Le dialogue n’est pas rompu. Le président de la Chine, Xi Jinping, a par exemple fait un geste remarqué en annonçant en septembre la fin du financement par son pays de centrales à charbon à l’étranger.

« Saine concurrence »

Alex Wang, de l’Université de Californie à Los Angeles, estime que la compétition sur la scène mondiale entre les deux puissances rivales peut aboutir à une forme de « saine concurrence » sur les questions environnementales.

D’autant que chacun a « de bonnes raisons de faire des progrès », explique-t-il. La Chine, en particulier, « à tout à gagner en termes de réputation internationale à passer pour un bon élève sur le climat », et « si les dirigeants chinois ont l’impression d’être à la traîne, cela peut leur mettre la pression pour faire davantage », ajoute-t-il.

À cet égard, l’élection de Joe Biden a changé la donne en renforçant nettement cette pression.

Le président démocrate a en effet pris le contre-pied de son prédécesseur, Donald Trump, qui avait quitté l’accord de Paris sur le climat et défendu bec et ongles le charbon.

Aujourd’hui, Washington veut à nouveau être le fer de lance de la lutte contre le réchauffement climatique et prévoit pour cela investir des sommes sans précédent.

Un processus multilatéral comme celui de la COP26, sous l’égide de l’ONU, peut aussi être un moyen de contourner le face-à-face sino-américain, avance Jacob Stokes, du cercle de réflexion Center for a New American Security.

« Aucun des deux camps ne veut que l’on puisse penser qu’il agit pour faire plaisir au camp adverse », affirme-t-il.

Selon lui, les dirigeants américains peuvent en outre plutôt se concentrer sur les efforts diplomatiques auprès des pays plus pauvres.

« Est-il plus important de se démener pour obtenir des concessions de Pékin, ou de tenter de financer les énergies propres dans le reste des pays en développement qui ont encore besoin de beaucoup d’énergie pour se développer ? »

Le gouverneur du Texas interdit l’obligation vaccinale dans son État

Le gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott, a annoncé lundi qu’il interdisait à l’intégralité des entités de son État, y compris aux entreprises privées, d’imposer une obligation vaccinale à leurs employés ou aux consommateurs. « Le vaccin COVID-19 est sûr, efficace et constitue notre meilleure défense contre le virus, mais il doit toujours rester volontaire et jamais forcé », a-t-il tweeté. Dans son tweet, le gouverneur a publié le communiqué de presse annonçant le décret adopté, qui dispose qu’« aucune entité au Texas ne peut obliger une personne, y compris un employé ou un consommateur, à se faire vacciner contre la COVID-19 si elle s’y oppose pour une raison de conscience personnelle, fondée sur une croyance religieuse, ou pour des raisons médicales ». M. Abbott, connu pour avoir été farouchement opposé à l’obligation de porter un masque, a été déclaré positif à la COVID-19 en août, après avoir assisté à un évènement public en salle. Le gouverneur est entièrement vacciné.

— Agence France-Presse

Un interprète qui avait secouru Biden en 2008 a fui l’Afghanistan

Un interprète afghan qui avait participé à une mission de sauvetage de Joe Biden lorsque son hélicoptère s’était posé en urgence en Afghanistan en 2008 a réussi à fuir le pays après s’être caché des talibans pendant plusieurs semaines, a confirmé lundi le département d’État américain. Aman Khalili a traversé la frontière avec le Pakistan avec sa famille avant d’être évacué par avion vers Doha, au Qatar, où des milliers de civils afghans attendent d’obtenir un visa d’immigration vers les États-Unis, a précisé à l’AFP un porte-parole. Selon le Wall Street Journal, l’interprète, sa femme et ses cinq enfants ont été aidés dans leur fuite par des volontaires américano-afghans et d’anciens combattants américains. En poste sur la base aérienne de Bagram, il faisait partie d’une unité venue secourir trois sénateurs, Joe Biden, John Kerry et Chuck Hagel, en visite en Afghanistan en février 2008. Pris dans une tempête de neige, leur hélicoptère avait dû atterrir d’urgence dans une vallée à une trentaine de kilomètres de la base. M. Khalili avait demandé l’aide du président Biden dans une lettre publiée le 31 août par le journal américain.

— Agence France-Presse

Un chef de l’EI arrêté en Turquie selon l’Irak

Les services de renseignement irakiens ont capturé lors d’une opération en Turquie un leader du groupe armé État islamique (EI), Sami Jasim al-Jaburi, recherché par les États-Unis et présenté comme un responsable financier de l’organisation djihadiste, ont indiqué lundi des responsables irakiens. Washington offre une récompense de 5 millions de dollars pour toute information concernant Sami Jasim al-Jaburi, qui a joué « un rôle essentiel dans la gestion des finances » de l’EI, selon un programme antiterrorisme du département d’État américain. Il est présenté comme un ex-adjoint de l’ancien chef de l’EI Abou Bakr al-Baghdadi.

— Agence France-Presse

Kim Jong-un accuse Washington d’être la « cause profonde » des tensions

Les États-Unis sont la « cause profonde » de l’instabilité dans la péninsule coréenne, a affirmé le dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong-un, cité mardi par les médias officiels. Malgré les récents appels au dialogue des États-Unis, il n’existe aucune raison « de croire que [les États-Unis] ne sont pas hostiles », a déclaré M. Kim lundi lors de la cérémonie d’ouverture d’une exposition consacrée à la défense à Pyongyang. L’administration Biden a assuré à plusieurs reprises n’avoir aucune intention belliqueuse à l’égard de la Corée du Nord, ce qui laisse M. Kim sceptique. « Je me demande vraiment si des gens ou des pays croient ça », a-t-il dit. Le dirigeant nord-coréen s’exprimait alors que son pays a procédé ces dernières semaines à un essai de missile de croisière de longue portée et à un autre d’un missile présenté comme hypersonique.

— Agence France-Presse

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