Musée des beaux-arts de Montréal

Une centaine de membres réclament la démission de Michel de la Chenelière

Le feuilleton se poursuit au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM). Une centaine de membres de la Corporation du musée ont signé une lettre réclamant la tenue d’une assemblée extraordinaire pour démettre de leurs fonctions 11 membres du conseil d’administration, y compris le président, Michel de la Chenelière. « Il nous apparaît clair que le conseil d’administration a outrepassé ses prérogatives en ne respectant pas le “Règlement sur l’administration générale du Musée des beaux-arts de Montréal” », stipulent les signataires, dans la lettre obtenue par La Presse. Il y a deux semaines, M. de la Chenelière a annoncé le congédiement de la directrice du musée, Nathalie Bondil, pour cause d’inaction devant un climat de travail jugé toxique. Or, les deux individus auraient plutôt été en désaccord sur la nomination de Mary-Dailey Desmarais au poste de directrice de la conservation ; une décision qui revenait, selon le Règlement, à Mme Bondil. La lettre signée par 105 membres a été envoyée au conseil d’administration mardi soir, et les demandeurs réclament aussi la révocation des contrats de Roger Fournelle, Jean Houle, Serge Joyal, René Malo, Jonathan Deitcher, Sylvie Demers, Marcel Elefant, Jessica Pathy, Jacques Parisien et Rémi Quirion. Le conseil d’administration est forcé de tenir une assemblée extraordinaire si elle est réclamée par plus de 100 membres. Les requêtes doivent être soumises à un vote et obtenir la majorité pour être entérinées.

— Audrey Ruel-Manseau, La Presse

Littérature

Marathon virtuel pour lecteurs avides

Lire quatre livres (voire plus) en quatre jours. C’est le défi lancé à tous les lecteurs de la francophonie par la jeune « booktubeuse » Anne Larouche dans le cadre de l’évènement virtuel Week-end sans signet.

Du 30 juillet à minuit jusqu’au 2 août à 23 h 59, les amoureux de lecture sont invités à se réunir pour un « lirathon » ou, si vous préférez, un marathon de lecture. Anne Larouche, 16 ans, est l’instigatrice du projet. « Le lirathon est un concept connu dans la sphère littéraire sur l’internet, mais j’ai trouvé qu’il n’y en avait pas vraiment qui était destiné à la communauté francophone. Le Week-end sans signet représente une occasion d’échanger entre francophones autour de la lecture. »

Les participants sont invités à choisir les quatre titres qu’ils comptent lire selon les quatre catégories proposées par la blogueuse, notamment un livre dont la couverture contient leur couleur préférée ou un livre dont la langue originale est le français. « Par contre, le but n’est pas de restreindre les lecteurs, et s’ils préfèrent prendre deux livres d’une même catégorie, c’est parfait ! » Deux catégories bonus viennent aussi s’ajouter.

L’évènement virtuel sera ponctué de plusieurs activités en ligne, comme des défis lancés chaque jour aux participants sur YouTube (l’un d’entre eux : composer un poème à partir de titres sur les tranches des livres). Des séances de lecture en groupe sur Zoom sont aussi prévues, tout comme des discussions en direct sur YouTube animées par des booktubeuses du Québec et de la France.

Le Week-end sans signet s’adresse à tous, « mais je sais qu’il y a beaucoup de jeunes qui me suivent sur mon blogue Litterarum qui vont participer ».

Cette passion de la lecture anime Anne Larouche depuis, dit-elle, qu’elle a appris à tenir un livre dans ses mains. La résidante de Québec a lancé son blogue alors qu’elle n’avait que 10 ans, et ce qui devait être un simple travail scolaire est vite devenu un projet d’envergure : outre son blogue, elle anime une chaîne YouTube, en plus d’être présente sur Facebook, Instagram et TikTok. « Je peux donner mon avis sur les livres que je lis, mais surtout échanger avec d’autres jeunes qui partagent le même intérêt. Ce n’est pas tout le monde qui a la chance de pouvoir parler de ses lectures dans sa famille… », lance celle qui avoue avoir un penchant pour les livres fantastiques, les dystopies ou les histoires de science-fiction. « En fait, j’aime tout… sauf l’horreur ! »

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